Dès janvier prochain et pendant toute l'année 2023, les TPE et PME pourront bénéficier automatiquement d'une aide sur leur facture d'électricité, dès lors que le prix annuel moyen de l'électricité dépasse, dans leur contrat, 180 euros le mégawattheure. Cet « amortisseur électricité » devrait coûter 3 milliards d'euros à l'Etat. Il sera financé par une taxe énergétique à laquelle sont soumis les fournisseurs d'électricité.Imprimeries, organismes de formation, sociétés de textile, boucheries, boulangeries... De nombreuses petites entreprises se sont retrouvées en cette fin d'année complètement étranglées par la flambée des prix de l'électricité, ces dernières n'étant pas couvertes par le bouclier tarifaire mis en place pour protéger les particuliers et les toutes petites entreprises qui ont un compteur électrique d'une puissance inférieure à 36 kVA. Selon les calculs de la CPME, l'organisation patronale qui représente les petites et moyennes entreprises, pas moins de 150.000 des PME non protégées seraient ainsi confrontées à une « impasse » menaçant leur survie.
Pour y remédier, le gouvernement a mis en place un dispositif à deux étages : un guichet unique permettant à toutes les entreprises de bénéficier d'une aide sur toutes les factures énergétiques (électricité, gaz, chaleur, froid) de septembre à décembre 2022 et un « amortisseur électricité » dédié aux TPE et PME, qui sera opérationnel dès le mois de janvier et tout au long de l'année 2023.
La facture automatiquement allégée au-delà de 180 euros le mégawattheure
Avec ce nouvel amortisseur, le gouvernement entend simplifier le mécanisme d'aide dédié aux petites entreprises jusqu'alors très critiqué pour sa complexité. Très contrairement, les TPE et PME, qui ne sont pas éligibles au bouclier tarifaire, pourront directement voir leur facture d'électricité allégée « sans aucune action de leur part », souligne le cabinet de Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des finances. « C'est l'Etat qui viendra compenser les fournisseurs d'électricité. Les consommateurs n'auront plus qu'à confirmer qu'ils sont des PME et ils bénéficieront automatiquement de l'amortisseur », complète le cabinet d'Agnès Pannier-Runacher. « En moyenne, pour une PME, ce dispositif permettra de prendre en charge environ 20% du montant de la facture », affirme encore l'entourage de la ministre de la Transition énergétique.