En souffrance, EDF s'attend à un "rebond" en 2018

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L'électricien a confirmé attendre un rebond cette année.
L'électricien a confirmé attendre un "rebond" cette année. (Crédits : Stephane Mahe)
L'électricien français a annoncé, ce vendredi, une progression de 11,3% de son bénéfice net, mais aussi une chute de son excédent brut d'exploitation, notamment en raison d'un recul de sa production nucléaire et hydraulique en France.

EDF a souffert en 2017. Et les chiffres publiés ce vendredi l'attestent. Si le bénéfice net du groupe a certes progressé de 11,3% à 3,2 milliards d'euros -aidé par la plus-value enregistrée sur la cession d'une part du réseau RTE-, son excédent brut d'exploitation (Ebitda) a quant à lui plongé de 16,3% à 13,7 milliards d'euros.

EDF analyse ces contre-performances sous le prisme d'un recul global de la production nucléaire et hydraulique en France.

"Les résultats de l'année 2017 sont conformes aux attentes malgré le recul de la production nucléaire et hydraulique en France, et des conditions de prix dégradées sur presque toutes les géographies du groupe", indique EDF dans un communiqué

En effet, la production nucléaire française a reculé de 1,3% à 379,1 térawatts-heure (TWh) l'an dernier en raison d'indisponibilités techniques et d'arrêts pour maintenance, mais aussi de l'arrêt temporaire de la centrale du Tricastin (Drôme) pour des travaux à la demande de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

La production hydraulique a, de son côté, souffert d'un manque de pluie.

Vers un "rebond" en 2018

Pour 2018, le groupe "confirme ses objectifs" et vise un Ebitda en rebond, compris entre 14,6 et 15,3 milliards d'euros.

"EDF dispose (...) de bases solides pour réussir le rebond attendu en 2018", a assuré le Pdg Jean-Bernard Lévy.

L'industriel table aussi sur une production nucléaire en France supérieure à 395 térawatts-heure (TWh), contre 379 TWh en 2017, avant de décliner en 2019 en raison notamment de la fermeture programmée de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), qui ne sera pas encore pleinement compensée par le démarrage de l'EPR de Flamanville (Manche), qui doit monter en puissance progressivement.

Le groupe propose un dividende de 0,46 euro par action au titre de 2018, avec l'option maintenue d'un paiement en actions nouvelles.

(Avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 17/02/2018 à 14:40 :
En 1982, étudiant, je militais déjà activement contre le nucléaire. Beaucoup en rigolait autour de moi.
De tout ce qui s'est passé depuis, Tchernobyl, Fukushima, les incidents multiples dans les centrales française, pourries jusqu'à la moelle, mais prolongées pour des raisons financières, la ZAD de Bures et ses manifestants massacrés par la police, la gabegie de l'EPR, qui ne marchera jamais, la manipulation des comptes pour faire croire à une énergie pas chère, tout le fric englouti sans préparer l'avenir, rien pour me faire changer d'avis, et ça ne fait plus rire personne.
Maintenant, EDF veut une nouvelle poubelle hautement radioactive, et c'est aussi parce que La Hague reçoit bien d'autres déchets que ceux des centrales françaises, déchets pour la plupart sans retour à l'envoyeur après retraitement et concentration. Pour des contrats occultes grassement rémunérés et des chèques en blanc sur nos générations futures.
La France est la poubelle nucléaire du Monde et très probablement le lieu du prochain accident majeur.
Le modèle nucléaire est le creuset méphitique d'une dictature orwellienne en marche,
Réponse de le 17/02/2018 à 15:11 :
Il faut savoir que ceux qui font la pluie et le beau temps sur le nucléaire viennent du corps des Mines ou de l'École polytechnique....le pouvoir politique est totalement sous leur coupe....ce sont eux qu'il faut aller rechercher en responsabilité...la démocratie est, en la matière, totalement pervertie....
a écrit le 17/02/2018 à 14:35 :
La poubelle de La Hague remplie jusqu'à la gueule doit déjà commencer à faire des petits, et on ne parle toujours pas de la quantité énorme de produits radioactifs qui seront générés pendant des années par le démantèlement des vieilles centrales pourries, MEME SI AUCUNE N'EXPLOSE, qui devront être stockés pendant des siècles et des millénaires pour certains, et des coûts associés jamais intégrés dans les comptabilités analytiques qui déterminent le coût de l’électricité au quotidien. IL EST URGENT d'ARRETER le MASSACRE et les CHEQUES EN BLANC émis sur les GENERATIONS FUTURES. STOP AU NUCLEAIRE.
a écrit le 17/02/2018 à 9:03 :
Tout le monde sait que nous ne payons pas le véritable COUT de l'électricité.Nous n'echapperons pas a une contribution rétroactive pour l'entretien des réseaux et le démantèlement du nucléaire.Sinon c'est plus de dette que nous laisserons a nos enfants.Il est temps de rétablir une gestion plus rigoureuse en adaptant les tarifs
a écrit le 17/02/2018 à 8:21 :
Linky devrait remplumer la cagnotte !
a écrit le 16/02/2018 à 21:58 :
Ha ! Ils ont prévu d'augmenter les tarifs pour compenser les économies que nous faisons
a écrit le 16/02/2018 à 20:20 :
Avec ses 56 réacteurs vieillissants, son EPR qui est une catastrophe nucléaire en termes économique (merci Atomique Anne) 😁, l'avenir d'EDF n'est pas très radieux....les centrales gaz et charbon ont de l'avenir et au diable le C02...d'ailleurs qu'a fait l'Allemagne (notre modèle 😁 !) ? L' éolien est loin de pouvoir compenser....et le solaire demeure sous notre climat, assez aléatoire....

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