Energie, climat : les retards français

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La France n'atteindra pas son objectif de 23% d'énergies renouvelables en 2020.
La France n'atteindra pas son objectif de 23% d'énergies renouvelables en 2020. (Crédits : Fotolia)
Moody’s fait le point sur la trajectoire des pays européens pour atteindre leurs engagements en matière d'énergies renouvelables et d'émissions de gaz à effet de serre. En pleine révision de sa trajectoire énergétique et rédaction de sa stratégie bas carbone, la France est en retard pour développer les énergies vertes, mais aussi pour atteindre la neutralité carbone en 2050.

Certes, 31% de l'électricité consommée en France au deuxième trimestre de cette année sont d'origine renouvelable. Mais ce record masque une situation qui écarte notre pays de la  trajectoire qui lui permettrait d'atteindre 23% d'énergies renouvelables dans son mix à l'horizon 2020.

Dans un rapport rendu public mardi 31 juillet, l'agence de notation Moody's fait le point sur la position de plusieurs États membres par rapport aux engagements en matière d'énergies renouvelables et d'émissions de gaz à effet de serre qu'ils avaient pris en 2008 dans le cadre du paquet européen climat énergie. Les auteurs y rappellent les délais record nécessaires pour développer des projets solaires ou éoliens dans l'Hexagone, en comparaison d'autres pays européens. D'ailleurs, l'hydro-électricité représente 20% de l'électricité consommée ces trois derniers mois, le solaire, l'éolien et la biomasse ne pesant que 10%.

Heureusement pour nous, notre mix électrique, nucléarisé à 75%, étant déjà largement décarboné, ces mauvaises performances en matière d'énergies renouvelables ne constituent pas un obstacle majeur pour l'atteinte de nos objectifs climatiques. Aussi l'agence observe-t-elle que les décisions concernant notre mix énergétique seront essentiellement fondées sur des choix politiques, ajoutant que, quels que soient ces choix, la gestion de l'héritage nucléaire représentera dans les prochaines années un coût très élevé.

La neutralité carbone en 2050, un objectif hors d'atteinte ?

Dans tous les cas, la France devrait parvenir à abaisser ses émissions de gaz à effet de serre de 20% en 2020 en comparaison de 2005. Moody's anticipe qu'en plus d'un effort accru dans les renouvelables, les mesures de décarbonation d'autres secteurs tels que les transports et le bâtiment - résidentiel et tertiaire - devraient se multiplier.

Il le faudrait en effet pour espérer atteindre un autre objectif, que nous nous sommes fixé nous-mêmes : la neutralité carbone en 2050, promise par Nicolas Hulot dans son plan climat en juillet 2017. Comme l'a révélé le Journal de l'environnement suite à la réunion du comité de suivi technique sur la révision de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) et de la stratégie nationale bas carbone (SNBC) organisée par la direction générale de l'énergie et du climat (DGEC), les budgets carbone à ne pas dépasser dans cet objectif ne seront respectés ni sur la période 2015-2018, ni sur la suivante (2019-2023). En cause, justement : le secteur des transports et celui du bâtiment, dans lequel l'objectif annuel initial - et nécessaire - de 700.000 rénovations thermiques a été ramené à 500.000, un chiffre d'ailleurs encore jamais dépassé à ce jour. Plus globalement, la France fait face à une difficulté à réduire suffisamment sa consommation énergétique, puisqu'aussi bien l'objectif de -20% (par rapport à 2012) que celui de -50% en 2050 semblent hors d'atteinte.

L'Allemagne, championne des renouvelables à la peine sur le climat

Si la France fait mieux sur le plan du climat que sur celui des énergies vertes, on observe exactement l'inverse chez nos voisins allemands. Ces derniers ont beau être les rois des renouvelables, largement dans les clous pour atteindre 18% de leur mix énergétique en 2020, ils n'en demeurent pas moins trop dépendants au charbon pour espérer respecter leurs engagements concernant leurs émissions de gaz à effet de serre : une baisse de -40% entre 1990 et 2020. Moody's est convaincu que le pays va accélérer dans la décarbonation de son mix énergétique et dans les transports, mais le calendrier de mise en œuvre de ces mesures reste flou.

A l'inverse de la France et de l'Allemagne, certains États membres parviennent à atteindre à la fois leurs objectifs climatiques et énergétiques. C'est le cas notamment des pays nordiques, dont l'énergie est d'ores et déjà très décarbonée grâce à l'hydroélectricité et à l'éolien, et qui devraient accentuer cette avance tout en s'attaquant à des secteurs hors énergie. Mais c'est aussi le cas du Royaume-Uni, grâce à l'instauration d'un prix du carbone qui a permis de ré-organiser le mix énergétique.

Des exemples à suivre ?

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a écrit le 08/08/2018 à 20:20 :
Il y a une erreur sur le titre, la France est très en avance sur l'Allemagne, pays le plus pollueur d'Europe. Chaque Éolienne nécessite la construction d'une production équivalente par une centrale à combustible carboné pour compenser le manque de vent (7 éoliennes sur 8 ne tournent pas en moyenne faute de vent.
Le véritable fournisseur de l'Allemagne n'est pas éole mais Vladimir Poutine et le mix éolien / gaz fait de l'Allemagne le toutou de la Russie. On ne se fâche pas avec son fournisseur d'energie !
a écrit le 08/08/2018 à 8:08 :
Et on se permet même le luxe d'arrêter une usine flambant neuve de construction d'hydroliennes. Champion du mooonnnde !!
a écrit le 06/08/2018 à 12:11 :
De par son mix énergétique et avec une électricité sur-abondante, il paraît tout à fait justifier, pour la France, de faire à son rythme, son évolution vers les renouvelables sans avoir à se comparer à d’autres qui ne sont pas dans la même situation énergétique....
a écrit le 05/08/2018 à 18:26 :
La priorité de la transition énergétique (et non pas électrique), c’est le transport et le bâtiment. Aucun besoin d’éoliennes ou de panneaux PV importés de Chine !
Réponse de le 06/08/2018 à 9:58 :
C'est bien ! Vous êtes cohérent avec vous-même et appliquez à) la lettre le titre de votre com'. Question : pourquoi importer des panneaux photovoltaïques et/ou des éoliennes de Chine, si ce n'est que parce que la france est aussi incapable de construire des panneaux et des éoliennes fiables, comme elle est nulle ans la construction de ses epr criminogènes. le vrai problème, c'est l'incompétence française, pas la chaleur. Et c'est vrai qu'il vaut mieux un panneau chinois fiable qu'une centrale atomique française dont on connaît la qualité. Ou plutôt le manque de qualité et de fiabilité. Mais bon : restons français et continuons l'incompétence et le nivellement par le bas. Pas étonnant que la pays soit à la traîne des pays développés et civilisés et qu'il n'est pas prêt de sortir de l'ornière. C'est bien : chacun à sa place !
Réponse de le 06/08/2018 à 11:38 :
Entièrement d'accord. Il faut commencer par isoler efficacement les bâtiments. Il est plus facile et moins cher d'économiser l'énergie que d'en produire toujours plus, qu'elle soit verte ou non.
Réponse de le 06/08/2018 à 15:03 :
C'est très vrai. Même si le PV est très sympa, ce n'est pas l'urgence, vu qu'il ne fait que remplacer une énergie déjà décarbonée et peu couteuse en importation. La priorité est donc de réduire notre dépendance aux "fossiles", et de fait de réduire notre chauffage par combustion, et nos déplacement également par combustion. Donc 1 : Si solaire il doit y avoir, c'est du solaire thermique que l'on doit pousser et sponsoriser (en prime, pas besoin de savoir faire photovoltaïque - qu'on a perdu dans les années 80 - , juste du verre, de l'alu et de la plomberie...) 2: isolation, isolation, isolation. 3 - pour l'automobile, soit on se décide enfin a faire carburer les vieux diesels a l'huile végétale, soit on passe à la voiture électrique, avec le pb des batteries pas vraiment produites chez nous non plus... et qu'il faut bien recharger...
a écrit le 05/08/2018 à 11:06 :
Quelle déception que la France soit en retard sur les énergies vertes. Ce gouvernement Macron est loin d'être aussi efficace qu il ne laisse paraître.
Une occasion de perdue de redynamiser la France et ses entrepreneurs.
a écrit le 04/08/2018 à 22:39 :
De toute manière, l'UE est incapable de faire émerger les entreprises leaders de demain depuis la création de l'union monétaire ... Parrot leader sur le drone en 2015 , un truc d'avenir ... s'est fait dépasser par le chinois DJI qui détient maintenant 70% du marché car l'UE , ce "machin immonde" de technocrates est incapable de fabriquer un marché pour ses entreprises émergentes , ce qui n'est pas le cas des US et de la Chine qui financent habilement les nouvelles technologies grâce à leurs programmes gouvernementaux , n'est ce pas Tesla , Space X , Baidu , tencent , Alibaba ...
Soit nos technocrates sont idiots , soit ils sont corrompus ... et vu que seules les grosses entreprises ont voix au chapitre dans cette UE , j'opte sans hésitation pour la 2ème option.
a écrit le 04/08/2018 à 22:30 :
Pendant que les chinois se positionnent sur les emplois qualifiés du futur (voitures électriques, réseaux intelligents , plateformes numériques ) , nos technocrates de Bruxelles n'ont rien trouver de mieux que de faire pression sur les coûts de l'autotochne en ouvrant les vannes de l'immigration africaine ...
L'UE va devenir la Chine de demain dans moins d'une génération (30 ans) avec leur taux de croissance de limaces.
a écrit le 04/08/2018 à 16:34 :
Si les éoliennes pouvaient disparaitre...Quant aux panneaux solaires, iles devraient être fabriqués en Europe et non importés de Chine, et leur place est sur les toits et non dans les champs. A croire que les "irresponsables" politiques ne connaissent pas les pertes en ligne.
Curieux que les ultralibéraux soient pour les subventions vers ces systèmes de production énergétique aléatoire.
a écrit le 04/08/2018 à 9:47 :
Pour le moment il semble que la politique " pas sur mon pas de porte " prend le dessus. A terme, les français découvriront qu'ils ont fait la mauvaise décision, et que cela touchera leur (ou celui de leurs enfants ) porte-monnaie de façon disporportionnée.
a écrit le 04/08/2018 à 8:29 :
Mais que cherchez vous au juste, à mettre la France à genoux ? Nous avons une indépendance énergétique grâce au nucléaire et vous voulez remplacer cela par des éoliennes et panneaux solaires fabriqués en Chine et qui plus est le peuvent pas produire de façon continue de l'énergie (d'où les centrales à charbon en Allemagne). Cette énergie étant coûteuse diminue le pouvoir d'achat des ménages et augmente le coût de production des entreprises. Vous taxez les entreprises françaises dites polluantes pour subventionner les panneaux chinois. On dirait que vous cherchez à ruiner notre économie.
Réponse de le 08/08/2018 à 8:00 :
Bien d'accord avec vous il n'y a qu'a regarder en Allemagne.
Champion du renouvelable, à coup de centaines de milliards, et qui produisent 5 fois plus de co2 pour le même kwh que nous.
Il faut savoir que les taxes sur les entreprises qui rejettes du carbonne
SONT PAYÉES PAR LES FRANÇAIS en achetant ces produits
Ouvrez les yeux, c'est pas les autres qui payent, c'est nous.
a écrit le 04/08/2018 à 6:25 :
Comme les lunettes, les panneaux solaires se coutent 2x plus cher en France que d'ailleurs.
a écrit le 03/08/2018 à 23:02 :
Si le Royaume Uni est un modèle à suivre, il faudra probablement relancer la construction de nouvelles centrales nucléaire en France: c'est ce que font les anglais avec la construction de deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point...
a écrit le 03/08/2018 à 20:07 :
Il n’y a pas de retard sur la production d’électricité déjà décarbonée. Les priorités sont les transports et le bâtiment, pas les moulins à vent ou les panneaux PV importés de Chine !
a écrit le 03/08/2018 à 19:10 :
"A l'inverse de la France et de l'Allemagne, certains États membres parviennent à atteindre à la fois leurs objectifs climatiques et énergétiques. C'est le cas notamment des pays nordiques, dont l'énergie est d'ores et déjà très décarbonée grâce à l'hydroélectricité et à l'éolien".

On ne peut absolument pas comparer la France et les pays comme la Norvège ou la Suède, qui bien que consommant 4 fois plus par habitant ,n'ont respectivement que 5,2 et 9 millions d'habitants et produisent à 90% grâce aux ressource hydroélectriques très importantes de ces deux pays.
a écrit le 03/08/2018 à 18:08 :
Eteindre les centrales nucléaire n'est réalisable que si on peut mettre en face une production énergétique équivalente.
La question n'est même plus de se demander s'il le faudra puisque notre parc est plus que vieillissant, mais quand. Le changement climatique le rend encore plus urgent. Nous avons actuellement des centrales à l'arrêt faute de débit suffisant dans les cours d'eau et la tendance va aller en s'aggravant.

Ce qu'on attend de Hulot c'est un plan national de construction d'éoliennes, d'équipement des batiments publics en capteurs solaires, de fortes incitations à la construction de maisons neuves passives, un plan de mise en place de formations universitaires et de recherches énergétiques etc etc...
On attend également un plan transport qui remet en route les lignes ferroviaires de campagne, les transports en commun, qui facilite le parking des véhicules devant les gares.

Et on ne voit rien venir. Le fait que le budget de son ministère a été tout simplement divisé par deux sous Hollande et doit se contenter de faire de la com, y est surement pour quelque chose, mais ça n’exonère pas Macron de mettre ses promesses en œuvre.
Réponse de le 03/08/2018 à 23:12 :
Et encore même les panneaux photovoltaïques produisent moins en période de canicule:
https://www.rtbf.be/info/regions/detail_canicule-meme-les-panneaux-photovoltaiques-ont-trop-chaud?id=9979177
a écrit le 03/08/2018 à 17:03 :
Où est la logique? Autre que financière.
À Cherbourg,une usine pour construire des hydroliennes marines inaugurée en juin est fermée en juillet.Le constructeur local jette l'éponge.
Malgré plusieurs projets de constructeurs différents,des prototypes en service,le gouvernement déclare que cette énergie n'est pas encore mature.
Bien sûr ,des investissements considérables sont encore nécessaires mais la France a un potentiel maritime important,ces machines tournent en permanence,ne se voient pas et gênent peu.
Tout n'est pas encore enterré mais la France a de l'avance sur cette technologie et ça serait dommage de se fournir chez les Allemands ou les Chinois,plus tard.
Réponse de le 03/08/2018 à 19:06 :
Quel potentiel ? Il faut des courants de marées très forts, donc un marnage élevé et une géographie particulière. Ca ne fait pas du tout un fort potentiel.
Réponse de le 05/08/2018 à 18:54 :
@ Adèle. En Normandie et Bretagne,plusieurs sites s'y prêtent.
a écrit le 03/08/2018 à 13:53 :
L'exemple Allemand est une farce. L'essentiel de leurs ressources énergétique est basé sur le lignite, un proto-charbon puant. Les reste vient du gaz importé de Russie. La contribution des sacro-saintes ENR est aléatoire son carburant essentiel, ce sont les subventions. Même le gaz est mal exploité au point que Siemens ferme son usine de fabrication de turbines à gaz. Que la France se consacre aux reacteurs nucléaires de l'avenir au Thorium, qui produisent ZERO déchets. Quand a Moody qu'ils se souviennent du temps ou ils recommnadaient les "subprimes".
Réponse de le 03/08/2018 à 14:22 :
Il est inexact d'écrire que les réacteurs au thorium produisent zéro déchets. Mais ils sont effectivement beaucoup plus sûrs et moins polluants que les réacteur à uranium à eau pressurisée.
De même il est devenu totalement faux que le solaire, voire même bientot l'éolien, ne vit que par les subventions. Au maghreb, les appels d'offre pour les centrales solaires (panneaux photovoltaiques) sont 30% inférieurs au charbon (énergie fossile la moins chere) et dans le sud de la france, les appels d'offre récents sont au même prix que le nucléaire ancienne génération (soit nettement en dessous du nucléaire post fukushima). Il faut arreter de répéter des infos qui datent de 10 ans. Le prix de l'électricité photovoltaique s'est littérallement effondré depuis.
Réponse de le 04/08/2018 à 8:35 :
@nasrudin
Si les prix des panneaux solaires et des éoliennes ont effectivement baissé, les subventions restent les mêmes. C'est une rente de situation pour les Chinois qui ont prix les 99 % du solaire non thermique. Et qui produisent les panneaux dans des conditions catastrophiques pour l'environnement avec des niveaux de pollution terribles. Les éoliennes produisent au maximum pendant 18 % du temps pour le terrestre et 22 % pour le maritime. D'ou d'énormes investissements pour le stockage intermédiaire de l'énergie.
Pour le nucléaire au Thorium, (re)lisez les études de mon ami Carlo Rubbia, Prix Nobel de Physique. Et pendant ce temps là, les énormes havenses continuent d'engloutir des villages entiers, églises et cimetières compris, dans les Lusaces en Allemagne de l'Est ( aussi en Tchéquie et en Silésie Polonaise ) pour extraire le précieux lignite. Comme au bon vieux temps de la RDA, quand on disait : "Die DDR stinkt !" ( la RDA pue !) et on ne parlait pas seulement du régime communiste.
a écrit le 03/08/2018 à 11:46 :
A terme, le manque de réduction de gaspillages et la lenteur d’évolution vers des modes de production d’énergies moins chères et moins polluantes (les deux étant parfois en contradiction), pèseront obligatoirement sur l’économie Nationale. Des faibles coûts d’électricité peuvent attirer les entreprises ayant une forte consommation d’électricité, à en croire l’exemple quasi caricatural de l’Islande, qui grâce à ses faibles couts d’électricité produite à base de centrales hydroélectriques et de géothermie, attire (jusqu’à l’excès) tous les industriels de l’aluminium (https://www.courrierinternational.com/article/2011/04/14/l-aluminium-pese-trop-lourd-sur-l-islande). On assiste au même phénomène avec les data centers et on peut présumer que c’est valable pour de nombreux secteurs d’activité.
Coté production à base d’énergies vertes, vu le potentiel de la France en éolien, en solaire, biomasse, etc… on peut considérer que c’est une forme gaspillage que de ne pas profiter de ces ressources. D’après le « Panorama de l’électricité renouvelable au 31 mars 2018 », la progression est perceptible, mais l’hydroélectrique, exploitée depuis des décennies, constitue toujours 50 % de la production renouvelable. Rapport où il est question de «simplifier le cadre contractuel», dont on ne sait si c'est pour faire bien, ou si c’est à prendre au second degré.
Car les freins à la transition ne sont pas dans la rentabilité des systèmes, mais dans d’autres considérations, dont par exemple la lenteur de mise en concurrence des moyens de production, ou dans des procédures complexifiées à l'infini, ce qui laisse entrevoir un retard structurel plus que technologique. Les entreprises clientes n’ont que faire de ce genre de considérations puisque elles ont d’autres objectifs à atteindre, dont ceux de la rentabilité.
Même si pour le moment on ne dispose pas de système énergétique parfait ou exemplaire, cela devrait arriver bientôt et je crois que l’Allemagne notamment réussira sa transition. Au final, la logique financière tranchera, apparemment elle ne penche ni en faveur des énergies fossiles polluantes, ni en faveur du nucléaire devenu trop cher. L'avenir le dira.
a écrit le 02/08/2018 à 17:47 :
Naval Energie Cherbourg, ferme cette semaine son usine toute neuve d'hydroliennes.
Réponse de le 03/08/2018 à 14:07 :
@ roger

Les lobbys sont très puissants c'est un fait.
Réponse de le 03/08/2018 à 16:34 :
"Nicolas Hulot a tué une filière d'avenir pour les énergies marines renouvelables. C'est tout de même un comble pour un ministre qui se veut écologiste", a accusé Benoît Arrivé, maire de Cherbourg-en-Cotentin.
Réponse de le 03/08/2018 à 22:28 :
La filière énergie est en pleine ébullition.

Des centaines de dispositifs sont imaginés, conçus, testés et la plupart seront abandonnés parce que trop chers, pas assez performants, ou même en avance sur leur temps.

On peut trouver ça navrant mais c'est ainsi. Il y a eu dans le domaine automobile, comme dans d'autres, des milliers d'inventions qu'on a cru géniales et qui n'ont pas dépassé le dessin, le prototype ou les tests en conditions réelles.

Il en va de même pour l’hydraulique marine. des milliers d'idées, des centaines de prototypes et finalement il y aura une dizaine d'appareils qui tiendront la route, enfin la mer parce qu'on aura tiré les leçons des échecs.
a écrit le 02/08/2018 à 13:20 :
Hulot que fait il ? Il faut le remplacer par Benalla un vrai gouvernant qui sait faire baisser la température provoquée par l'agitation des insoumis venezuelien .
Réponse de le 04/08/2018 à 20:16 :
Hulot s'occupe de réintroduire des ours dans les pyrénnées.Un job a plein temps qui consomme tous les crédits
a écrit le 02/08/2018 à 12:28 :
On continue de confondre objectifs et moyens :

Le but du jeu est de nous approvisionner en énergie tout en limitant l’impact sur l’environnement.

Les ENR ne sont que des moyens de parvenir à cet objectif, et personne ne s’est demandé si, en France, c’étaient les meilleurs (d’autant plus que l’intérêt varie certainement d’une ENR à une autre).

Quand va-t-on cesser de faire n’importe quoi ?
Réponse de le 02/08/2018 à 16:29 :
Vous dites que personne ne se poser la question des ENR ? Vous racontez n'importe quoi. L'Etat a organisé un débat, la cour des comptes mis des chiffres, et il y a une réelle réflexion sur ce sujet.
On peut ne pas être d'accord avec les décisions prises (je suis personnellement en profond dessacord) mais il y a une profonde réflexion sur ENR ou pas, jusqu'où aller, Nucléaire oui/non etc...
On ne fait pas n'importe quoi, on consulte,on étudie, on décide.
Réponse de le 02/08/2018 à 17:49 :
@ Fake news :

Alors pourquoi se fixe-t-on comme objectif quasi principal d’investir dans des technologies inefficaces ?

Qu’est-ce, si ce n’est n’importe quoi, alors que le péril climatique devient chaque jour plus pressant ?
a écrit le 02/08/2018 à 12:21 :
Pourtant les français ont beaucoup parlé lors du COP21 et a voulu fixer beaucoup de nouvel objectifs.
Donc après coup, on se rend compte que rien a changé, les français parlent beaucoup, mais...
a écrit le 02/08/2018 à 10:10 :
J'adore les notations des agences, c'est un peu comme le notes des concours des vins. Le pompon revient au fait qu'elle est persuadée d'une amélioration d'un flou dans le temps calendaire. Alors, un exemple à suivre ?
a écrit le 02/08/2018 à 9:59 :
Mai 2018
La raffinerie Total de La Mède (Bouches-du-Rhône) démarrera bien à l'été 2018. Le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a donné mercredi son aval au lancement de l'activité. Problème : l'huile de palme constituera une grande part des matières premières utilisées pour produire le carburant. De quoi déclencher la colère d'associations comme Greenpeace, qui dénoncent ses retombées néfastes sur l'environnement. Le dossier fragilise Nicolas Hulot, déjà malmené sur plusieurs fronts, alors qu'il doit détailler ses propositions pour la biodiversité vendredi, avant la présentation d'un plan en juillet. "Nicolas Hulot apparaît désormais acquis aux agrocarburants produits à partir d’huile de palme, alors que ceux-ci sont responsables de trois fois plus d’émissions de gaz à effet de serre que les carburants fossiles", dénonce l'ONG Greenpeace dans un communiqué paru mercredi. A l'origine du problème : les conséquences indirectes de la culture du palmier à huile.
En hausse de 335% entre 1995 et 2015, la production mondiale d'huile de palme entraîne une déforestation massive en Indonésie et en Malaisie. Avec "un impact catastrophique sur le climat", explique Greenpeace. Le groupe Total s'est engagé à augmenter le volume de matières premières obtenues à partir de graisse animale recyclée, et à se fournir en huiles de palme labellisées. Mais aucune certification ne garantit aujourd'hui l'absence d'impact direct ou indirect sur les forêts, affirme Greenpeace. L'ONG pointe "l'incohérence totale du gouvernement français" sur le sujet.
Réponse de le 03/08/2018 à 16:42 :
l’huile de palme pour les nuls:
http://www.institutmolinari.org/IMG/pdf/note0912_fr.pdf
a écrit le 02/08/2018 à 9:55 :
Le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a signé la déclaration d'utilité publique du transformateur longtemps contesté à Saint-Victor-et-Melvieu. Après plusieurs mois de contestations depuis son lancement à l’automne dernier, sa décision valide ainsi la mouture de RTE au Journal Officiel.Sur celui-ci, un arrêté du ministre daté du 13 juin déclare « d’utilité publique » les travaux de raccordement des communes de Saint-Victor-et-Melvieu, Les Costes-Gozon et Saint-Rome-de-Tarn.« Un transformateur de cette taille sert à augmenter le voltage de l’électricité produite aux environs, pour pouvoir ainsi l’exporter loin, très loin, sur les marchés européens et mondiaux, au moyen de lignes Très Haute Tension (pour Saint-Victor, ce serait à destination de l’Espagne et du Maroc) », est-il expliqué sur le site du collectif de l’Amassada, opposé au projet.Selon eux, la construction de ces infrastructures n’a « rien à voir avec un besoin, ni une consommation locale », puisqu’elle sera « immédiatement envoyée dans un immense réseau de distribution transnational ».
La validation va donc également autoriser les autorités à une expropriation des membres de l’Amassada, opposés au projet, qui, à l’image de la ZAD à Notre-Dame-des-Landes ont effectué des constructions sur les lieux du futur transformateur.
a écrit le 02/08/2018 à 9:49 :
"D'ailleurs, l'hydro-électricité représente 20% de l'électricité consommée ces trois derniers mois"

Le 7 février dernier, le gouvernement Philippe, après avoir fait savoir en automne 2017 à l’interfédérale des salariés du secteur hydroélectrique français qu’il ne trouvait rien à redire au principe, a donc acté la privatisation. D’ici 2022, 150 des plus grands barrages (plus de 20 mètres de haut) devraient être vendus, pour une puissance totale de 4,3 GW équivalant à celle de trois réacteurs nucléaires de nouvelle génération. Le reliquat du parc public, sauf effondrement global, sera mis à l’encan avant 2050. EDF, société détenue à 83,5 % par l’État, gère 85 % des 433 concessions du pays (une concession représente un ou plusieurs barrages raccordés à une même centrale électrique). Engie et des structures régionales comme la Compagnie nationale du Rhône ou la Société hydroélectrique du Midi se partagent les 15 % restants.Cela faisait dix ans que la Commission européenne réclamait cette privatisation, avec un acharnement spécial et suspect de la part de la commissaire à la concurrence Margrethe Vestager depuis sa nomination en 2014. Macron et Philippe l’ont signée, sans l’ombre d’une hésitation. Il s’agit de mettre fin à l’abus de « position dominante » d’EDF, incompatible avec l’article 106 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. On n’est plus à une incohérence près. Le secteur nucléaire, réputé stratégique mais en faillite, on n’y touche pas ; en revanche, le secteur hydroélectrique, très profitable mais réputé non stratégique par notre tandem, on peut le vendre à la découpe.
a écrit le 02/08/2018 à 9:47 :
La France est le pays au monde ou les impôts sont les plus lourds. 57 % du PIB prélevé sur l'économie par l'état. Macron avec sa hausse de la CSG fait comme ses prédécesseurs, ils augmentent les impôts et laisse la dette du pays s'envoler(plus 100 milliards en 2018). Dans ces conditions, comment un particulier peut-il payer l'isolation de son logement, changer de voiture ? Les salaires sont bas, 1500 e en moyenne, les retraites gelées depuis 3 ans. Avec les renouvelables, les consommateurs payent des taxes , la hausse de l’énergie plombe encore davantage le revenu des français.
a écrit le 02/08/2018 à 9:09 :
La France est en retard partout, difficile de comprendre tout cet enthousiasme vis à vis du mac en début de mandat, mais ne sommes nous toujours pas en début de mandat encore d'ailleurs ?, les réformes c'est génial et tout et tout pour au final connaitre un chômage qui augmente, une croissance qui diminue et un pouvoir d'achat qui plonge.

Ah oui mais c'est à cause de Trump bien sûr voyons...

IL serait urgent de renouveler notre oligarchie. Mais est-il possible de renouveler ce qui est fait pour pourrir au final ?
Réponse de le 02/08/2018 à 10:18 :
Avec n'importe qui à la tête à la place du "mac" ce serait la même chose; ce qui, pour moi en tout cas, ne donne pas quitus au mac en question.
Réponse de le 02/08/2018 à 11:40 :
"Avec n'importe qui à la tête à la place du "mac" ce serait la même chose"

Bien sûr que non, maintenant des partis politiques sortent essentiellement des "n'importe qui", oui.
a écrit le 02/08/2018 à 8:53 :
au vu du bilan de notre ministre ! affligeant.. que de la (com) des effets d annonces sans lendemain.. comme pour et les pesticides et la pollution...
a écrit le 02/08/2018 à 8:52 :
au vu du bilan de notre ministre ! affligeant.. que de la (com) des effets d annonces sans lendemain.. comme pour et les pesticideset la pollution

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