Pékin sort de son silence. Lundi 14 juin, la chaîne américaine CNN a révélé "une potentielle fuite" sur la centrale nucléaire de Taishan, située dans le sud de la Chine. A cette date, les autorités chinoises n'avaient pas encore communiqué. Par la suite, Pékin avait simplement expliqué que les niveaux de radioactivité autour de la centrale étaient normaux. Ce mercredi 16 juin, le ministère chinois de l'Environnement et l'autorité de sûreté nucléaire nationale ont enfin partagé leurs premières explications techniques dans un communiqué commun.
Ils y affirment qu'il n'y a pas eu de fuite sur le réacteur numéro 1 de la centrale nucléaire et que le niveau de radiation autorisé n'a pas été rehaussé, contrairement à ce qu'affirmait CNN. Ils admettent en revanche une hausse de la radioactivité à l'intérieur d'un des réacteurs causée "par environ cinq barres de combustibles endommagées". Les barres de combustibles (ou "crayons") contiennent des pastilles d'uranium et fournissent l'énergie dans le coeur d'un réacteur nucléaire.
La centrale de Taishan est composée de deux réacteurs de type EPR. Ces réacteurs de troisième génération, issus d'une technologie française, sont les seuls au monde à être aujourd'hui en fonctionnement. Ils ne sont pas exploités par EDF, mais par par TNPJVC, une joint-venture dont EDF est toutefois actionnaire minoritaire (30%), aux côtés du chinois CGN (70%).