« Chasse au gaspi »: éteindre la tour Eiffel la nuit, la proposition choc d’EDF pour ouvrir les yeux des Français
Juliette Raynal
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tour Eiffel nuit illuminée Paris
Reuters
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tour Eiffel nuit illuminée Paris
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Faut-il éteindre la tour Eiffel la nuit ? La question se pose à l'heure où le gouvernement veut inciter les Français à réduire leur consommation d'énergie pour éviter de manquer de gaz ou d'électricité l'hiver prochain dans l'hypothèse probable d'un arrêt des livraisons de gaz russes. Dans l'état-major d'EDF, le sujet est en tout cas régulièrement évoqué, en interne évidemment, mais aussi en externe. Éteindre l'éclairage de la dame de fer et de quelques autres grands monuments de la capitale la nuit « aurait avant tout une valeur symbolique et d'exemplarité », explique une source interne de l'entreprise.
Une telle mesure aurait à coup sûr un impact retentissant sur l'ensemble de la population. Une façon de faire ouvrir les yeux sur la nécessité de faire des économies d'énergie, même si le gain de la suppression de l'éclairage de la tour Eiffel et son scintillement de cinq minutes au début de chaque heure, ne serait pas significatif en termes d'économies d'énergie. La consommation électrique annuelle du monument payant le plus visité au monde est évaluée à 6,7 gigawattheures, soit celle d'une ville d'environ 3.000 habitants. Le seul scintillement consomme, lui, environ 8.800 kilowattheures par an, soit l'équivalent de la consommation électrique annuelle d'un studio de 30m2 occupé par deux personnes. Et « contrairement aux idées reçues, l'illumination nocturne de la Tour (robe dorée) ne représente que 4% environ de la facture énergétique annuelle du monument », précise la SETE, qui exploite l'édifice.
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Contactée par La Tribune, la ville de Paris ne dit pas si cette option est aujourd'hui sur la table. Elle précise toutefois que des réflexions sont en cours pour mettre à jour le plan « Climat Air Energie » de la ville, au regard de la guerre en Ukraine et de ses conséquences sur la sécurité énergétique de la France. Ce plan vise notamment une division par deux de la consommation d'énergie à l'horizon 2050. Philippe Goujon, maire du 15ème arrondissement et membre du conseil d'administration de la SETE, indique, de son côté, que cette piste n'a pas encore été évoquée.
Juliette Raynal