« Sobriété énergétique », le grand tabou en pleine flambée des prix
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... s. Explications.
A quelques semaines du premier tour de la présidentielle, la question de l'avenir énergétique de la France s'invite partout dans la campagne. Pour cause, alors qu'une transition sera nécessaire afin d'honorer les objectifs climatiques du pays, mais aussi pour préserver le pouvoir d'achat des citoyens, aujourd'hui menacé par une flambée historiques des cours, le sujet prend une tournure politique - sinon polémique. Et polarise le débat public, glissant vers une équation à deux inconnues : doit-on privilégier les éoliennes et les panneaux solaires, source d'électricité renouvelable mais à la production intermittente, ou les centrales nucléaires, pourvoyeuses d'énergie décarbonée, mais non renouvelable et génératrices de déchets radioactifs ?
Pourtant, cette question est loin d'épuiser le sujet. Car si la capacité du système électrique à répondre à la demande des consommateurs sera effectivement primordiale afin de se défaire des combustibles fossiles, une réponse par l'offre oublie d'interroger les usages. Concrètement, seront-ils les mêmes en 2050 ? Non, si l'on en croit le président du gestionnaire du réseau électrique national RTE, Xavier Piechaczyk.
De fait, il faudra bien renoncer, d'ici à une trentaine d'années, à la plupart des usages thermiques plébiscités depuis plus d'un siècle, du chauffage au fioul ou au gaz des bâtiments, à la combustion de carburants issus du pétrole dans les véhicules.
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Pas question néanmoins, pour le président Emmanuel Macron, encore marqué par le mouvement des Gilets jaunes (né de la perspective d'une augmentation de la taxe carbone), de « revenir à la lampe à huile ». « Nous devrons y arriver sans pratiquer l'austérité énergétique [...] et priver nos jeunes et nos enfants de ce que toutes les générations d'avant ont eu le droit de consommer », a-t-il ainsi fait valoir le 10 février dernier à Belfort, à l'occasion du rachat par EDF des turbines nucléaires Arabelle de General Electric. « J'appelle le pays à produire davantage », avait-il encore lancé en octobre dernier dans sa longue présentation du plan d'investissement France 2030.