GNL : le business de la construction des méthaniers en plein boom
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Méthanier appartenant à la compagnie Qatargas chargeant du GNL.
Qatargas
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Méthanier appartenant à la compagnie Qatargas chargeant du GNL.
Qatargas
"En France comme en Europe, la situation internationale conduit à rechercher des mesures propres à diversifier les approvisionnements et à augmenter les possibilités d'arrivées de gaz naturel liquéfié (GNL)", avertissait la semaine dernière GRTgaz, l'opérateur de la majeure partie du réseau de transport de gaz en France, faisant référence à la compensation progressive des importations de gaz russe.
Or qui dit arrivée, dit transport. Le GNL a en effet la particularité de devoir être liquéfié avant d'être chargé sur des méthaniers puis regazéifier une fois arrivé à bon port. Outre les infrastructures portuaires dédiées, il est nécessaire de disposer d'une flotte de navires aux caractéristiques spécifiques pour transporter le GNL, les méthaniers.
En 2020, ils étaient 572 à être opérationnels - battant pavillon qatari, américain ou encore australien (ces trois pays sont les premiers producteurs de GNL) mais aussi chinois, indien, grec, norvégien... -, soit 35 de plus qu'en 2019 (+7%), selon le rapport annuel 2021 de l'IGU (International gas union), avec un trafic en hausse de 1%. 2020, avait été toutefois une année particulière en raison de la pandémie du Covid-19 qui a ralenti l'activité dans les chantiers navals, alors que la durée de production d'un méthanier varie entre 30 et 50 mois. Fin 2020, 130 étaient en construction pour une livraison s'étalant jusqu'à 2023.
Cette production devrait croître au rythme annuel de 3,6%, entre 2022 et 2026, estime le cabinet d'études Mordor Intelligence. Un marché dont les principaux clients sont des compagnies maritimes spécialisées, comme TMS Cardiff Gas, basée en Grèce, qui gère 16 méthaniers. L'IGU évalue à 170.000 m3 en moyenne par an les capacités additionnelles sur la période 2020-2023.
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Mais ce qui caractérise le secteur, c'est son extrême concentration. Trois entreprises coréennes de chantiers navals dominent sans conteste le marché mondial : Hyundai Heavy Industries, Samsung Heavy Industries and Daewoo Shipbuilding. L'entreprise chinoise Hudong-Zhonghua Shipbuilding, en pleine expansion, avec un carnet de commandes de 10 méthaniers dont 2 passés par le Qatar, fait office de challenger prometteur. Le restant de l'activité se partage entre le russe Zvezda, les japonais Imabari et Mitsubishi Heavy Industries, le chinois Jiangnan, ou encore le finlandais Kvaerner Masa. Par ailleurs, il est à noter que le leader mondial des équipements pour méthaniers n'est autre que le groupe français GTT, qui vient d'engranger une nouvelle commande de la part de Jiangnan.
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