Green Tech : Ségolène Royal a choisi ses 49 premiers poussins

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Ségolène Royal veut promouvoir l'utilisation des technologies numériques au profit de l'environnement.
Ségolène Royal veut promouvoir l'utilisation des technologies numériques au profit de l'environnement. (Crédits : © Carlo Allegri / Reuters)
La ministre de l'Environnement a inauguré jeudi le premier d'un réseau d'incubateurs consacrés à la transition énergétique et à la reconquête de la biodiversité, qu'elle compte bâtir progressivement. Les projets choisis y seront accompagnés financièrement et techniquement.

C'est l'un des outils choisis par Ségolène Royal pour soutenir la croissance verte, pilier de la loi relative à la transition énergétique adoptée le 7 août 2015, ainsi que la reconquête de la biodiversité au centre de la loi adoptée le 8 août 2016. La ministre de l'Environnement, de l'Energie et de la Mer a solennellement inauguré le 8 septembre, à l'Ecole des Ponts ParisTech à Champs-sur-Marne, le premier d'une série d'incubateurs consacrés aux Green Tech qu'elle compte progressivement lancer en régions.

Annoncée il y a sept mois, la démarche vise à promouvoir l'utilisation des technologies numériques au profit de l'environnement. "En plus de demander relativement peu de moyens et de permettre de réduire l'exploitation des ressources naturelles, le numérique est un incomparable instrument de diffusion des opportunités offertes par la transition écologique", a souligné Ségolène Royal qui est d'ailleurs revenue mercredi matin en Conseil des ministres sur les actions de son ministère encourageant l'innovation verte.

150.000 euros et des "chèques conseil"

49 start-up, représentant huit axes considérés comme prioritaires par le gouvernement (mobilité durable, énergies renouvelables, bâtiment, gestion circulaire des déchets, protection de la santé et de l'environnement, économies d'énergie, prévention des risques et reconquête de la biodiversité) ont été sélectionnées au niveau national pour participer à ce premier incubateur parisien. Elles bénéficieront toutes, comme promis par la ministre en février, d'un premier financement dit de "pré-amorçage" allant jusqu'à 150.000 euros -en fonction du capital de chacune, qui ne peut pas être dépassé Les projets les plus prometteurs pourront d'ailleurs bénéficier de fonds complémentaires, à hauteur de 500.000 euros, a confirmé jeudi la ministre, qui s'appuie sur deux dispositifs: le programme d'investissement d'avenir et le fonds de financement de la transition énergétique.

A cette aide financière s'ajoutera la possibilité de bénéficier de l'expertise scientifique et technique d'un réseau incluant des acteurs publics tels que l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) et Météo France, mais aussi des partenaires privés comme l'École supérieure des sciences économiques et commerciales, Orange etc. Les lauréats disposeront notamment de "chèques conseil", leur permettant d'obtenir des heures de coaching individualisé, s'ajoutant aux ateliers collectifs proposés. La possibilité de travailler avec d'autres start-ups, parfois sur des produits très proches, en s'entraidant tout en peaufinant une identité propre sera un autre atout de l'incubateur, estime Mourdjen Bari, co-fondateur de Bio Sentinelle -appli de découverte de la biodiversité.

Un réseau de réseaux

Quant aux 205 mètres carrés et 32 postes mis à disposition au coeur de la Cité Descartes, site de recherche de l'Est parisien déjà actif dans les GreenTech, ce seront surtout les projets parisiens qui ne sont pas déjà implantés ailleurs qui en bénéficieront.

Au fur et à mesure, Ségolène Royal compte d'ailleurs non seulement recruter de nouvelles start-up, mais aussi disséminer ses incubateurs à travers toute la France, "y compris dans les zones les moins favorisées et en territoire rural", a-t-elle insisté. Un deuxième appel à projet, ainsi que l'ouverture d'un deuxième incubateur à Orléans, sont promis pour l'automne. La minisitre a également évoqué l'implantation d'autres incubateurs en Seine-Saint Denis et à Vaulx-en-Velin -commune la plus pauvre du Rhône et où se trouve l'École nationale des travaux publics de l'État. "Ne soyez pas individualistes", a-t-elle lancé aux start-up présentes à Champs-sur-Marne, en les invitant à parrainer par la suite d'autres projets.

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Commentaires
a écrit le 09/09/2016 à 19:15 :
NKM et SR devraient établir un programme commun pour appliquer la transition énergétique. Avec en toile de fond une réforme fiscale pour mettre en place une fiscalité énergétique.
a écrit le 09/09/2016 à 13:22 :
Il faut assurer le financement. A étudier avec la mis en place d'une fiscalité énergétique.

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