"Intrusion" de 2 drones sur le site nucléaire de La Hague
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Deux drones de greenpeace penetrent sur le site de la hague
BENOIT TESSIER
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Deux drones de greenpeace penetrent sur le site de la hague
BENOIT TESSIER
Il n'y a "pas eu d'impact sur la sûreté des installations", a-t-il ajouté. Près de 5.000 personnes travaillent à la Hague, site qui concentre le plus de radioactivité en Europe.
Greenpeace a de son côté publié des photos de cette action sur Twitter.
L'ONG entend ainsi "dénoncer le risque de saturation et la vulnérabilité" des piscines de la Hague. L'équivalent d'une centaine de cœurs de réacteur refroidit dans les piscines de cette usine où sont retraités tous les combustibles irradiés dans les centrales nucléaires françaises pour fabriquer de l'électricité.
Interrogé par l'AFP, Orano a répondu que ce toit était "conçu pour résister à la chute d'un aéronef" et que "la démonstration de sûreté (du site, ndlr) a été faite devant la commission" d'enquête de l'Assemblée nationale sur la sûreté des installations nucléaires venue sur place en juin.
Interrogée par l'AFP son rapporteur la député LREM Barbara Pompili avait alors déploré se "heurter au secret défense".
L'ONG dénonce en outre "l'engorgement" des piscines de la Hague.
Le taux de disponibilité des piscines de la Hague n'était que de 7,4% fin 2016, selon un exposé présenté par Orano le 6 décembre devant le Haut Comité à la Transparence sur l'Information et la Sécurité Nucléaire (HCTISN).
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Selon l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), une saturation de la Hague peut bloquer progressivement tous les réacteurs français. Orano précise avoir "prévenu les autorités" et a fait part de son intention de "déposer plainte pour intrusion", le survol du site étant interdit.
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