Nucléaire: Macron en Chine décroche un contrat à 10 milliards d'euros pour New Areva

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"Cela sauvera la filière". C'est en ces termes que le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, a salué mardi 9 janvier l'engagement providentiel décroché le même jour par Emmanuel Macron, lors de sa visite officielle en Chine. Il s'agit du "mémorandum pour un accord commercial" sur la construction d'une usine de traitement des combustibles nucléaires usagés par l'ex-fleuron français de l'atome civil Areva. Signé à Pékin en présence du président français et de son homologue chinois Xi Jinping, ce document doit permettre de conclure dix ans de délicates négociations entre Areva et son partenaire chinois CNNC, géant étatique du nucléaire civil, bloquées par la question du prix.
Le chantier, colossal, devrait débuter en 2020 et durer une décennie. La future usine franco-chinoise pourrait traiter jusqu'à 800 tonnes de combustibles usés par an, permettant d'en recycler une partie sous forme de "MOX", un mélange de plutonium usagé et d'uranium, selon les technologies développées par New Areva, désormais recentré sur la gestion du cycle du combustible, sur son site de La Hague en France (dans la Manche).
En Chine, il s'agira du tout premier site de retraitement des déchets radioactifs, aujourd'hui stockés dans des piscines temporaires, malgré l'existence de 38 réacteurs en activité ainsi que de 20 en construction, soit un tiers des réacteurs en chantier dans le monde, selon la World Nuclear Association, qui en dénombre également une quarantaine "en projet".
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Dans environ six mois devrait notamment être mis en fonction le réacteur EPR construit par EDF dans le sud de la Chine, a également annoncé mardi la présidence française. Il représenterait ainsi le premier EPR opérationnel dans le monde, avant ceux en chantier à Flamanville (France) et en Finlande, qui ont subi de nombreux retards et surcoûts.
(Avec AFP)
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