L'électricité flambe : le gouvernement vole au secours des industries électro-intensives
Juliette Laffont
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Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Industrie.
Blondet Eliot/ABACA via Reuters Connect
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Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Industrie.
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Alors que les cours de l'électricité explosent - les prix ont plus que doublé en Europe depuis le début de l'année -, impactant considérablement le pouvoir d'achat des ménages, les entreprises en font elles aussi les frais. Les industries gourmandes en énergie, telles la sidérurgie, la chimie ou encore le papier, en pâtissent tout particulièrement.
Selon l'Union des industries utilisatrices d'énergie (Uniden), la hausse des cours de l'électricité générera un surcoût pour ces industries d'environ « 1 milliard d'euros pour 2022 ». Face à cette situation, les industriels électro-intensifs, regroupés au sein de l'Uniden - dont les activités représentent 70% de l'électricité et du gaz consommés par l'industrie en France -, avaient réclamé il y a deux semaines des réponses « précises, urgentes et structurelles ».
Et la hausse des cours de l'électricité, en augmentant les coûts de production pour les entreprises électro-intensives, va impacter leur compétitivité et se répercuter sur le consommateur final, au risque d'accentuer l'inflation et de pénaliser la reprise économique.
Dans ce contexte, ce mardi, la ministre déléguée à l'industrie Agnès Pannier-Runacher a annoncé que les entreprises les plus consommatrices d'électricité bénéficieront, dès 2022, d'une compensation carbone supplémentaire de 150 millions d'euros pour pallier la hausse des prix. Refusant l'expression de « politique du carnet de chèque », Agnès Pannier-Runacher a expliqué que cette mesure s'inscrivait dans le cadre d'une « politique de compétitivité ». Le gouvernement va déposer dès aujourd'hui un amendement en ce sens devant le Parlement, afin que ce dispositif puisse être inscrit dans le projet de loi de finances de 2022.
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Cette mesure - reposant sur un nouveau mode de calcul des compensations versées aux entreprises -, viendra se greffer, à partir de 2022, aux compensations issues de la formule de calcul actuellement en vigueur à l'échelle européenne. Selon le président de l'Uniden, Nicolas de Warren, cette mesure nationale est amenée à se pérenniser, et devrait s'appliquer « au moins pour les dix années à venir ».
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