Pétrole et gaz : l'Inde a accordé 31 permis d'exploitation, une première depuis six ans

latribune.fr

latribune.fr
Dans le but de réduire sa coûteuse dépendance aux importations énergétiques de l'étranger, l'Inde, troisième plus grand consommateur mondial d'hydrocarbures, a accordé des permis d'exploitation pour 31 petits gisements de pétrole et de gaz, a déclaré le ministre des Finances indien, Arun Jaitley.
Lors de sa première vente aux enchères de ce type depuis six ans, des contrats ont été distribués à 22 entreprises, pour la plupart des nouveaux-entrants dans le secteur gazo-pétrolier.
L'Inde importe 50% de son gaz et au moins 80% de son pétrole depuis l'étranger, rendant ses finances publiques très dépendantes des fluctuations des prix du pétrole.
Cherchant à augmenter sa production intérieure, le gouvernement a annoncé en 2015 des mesures pour encourager des entreprises à investir dans des petits champs pétroliers ou gaziers, considérés comme trop mineurs pour les géants énergétiques.
L'autre problème de fond, c'est la pollution aux particules fines qui est devenu un problème de santé publique majeur : en termes de décès liés à la pollution, l'Inde s'apprête à dépasser la Chine. La situation est alarmante et des villes indiennes comme New Dehli atteignent régulièrement des records de pollution au niveau mondial.
Pour faire face à ces difficultés, les autorités indiennes se sont engagés à réduire de 35% d'ici 2030 "l'intensité carbone" en ratifiant l'accord de Paris sur le climat en décembre 2015. En parallèle, le pays prévoit de forts investissements dans les énergies renouvelables pour poursuivre son développement industriel.
Vouloir relancer l'exploration et l'exploitation de gisements d'énergies fossiles semble donc à tout le moins contradictoire.
(Avec AFP)
À lire également
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

latribune.fr
Forêts : « Plusieurs réglementations européennes très lourdes posent problème à la Suède »
Vins de Bordeaux : les prix des vignes s'effondrent en Gironde
Climat : en Suède, la forêt est devenue une industrie du futur
Projet de loi d’urgence agricole : un premier succès à l’Assemblée, de nouveaux risques au Sénat