La flambée des prix de l'énergie rend enfin les éoliennes rentables
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Pascal Rossignol/Reuters
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A l'heure où les deux finalistes à l'élection présidentielle souhaitent reculer sur l'éolien terrestre, la filière craint pour son avenir. Et pour cause, tandis qu'Emmanuel Macron a revu ses ambitions à la baisse sur le sujet, mettant en avant la « préservation des paysages », Marine Le Pen plaide purement et simplement pour un démantèlement, en plus d'un moratoire, qui mettrait donc directement en péril les installations existantes.
Face à ces propositions et alors que 13,7 GW de projets sont actuellement en cours d'instruction, les professionnels du secteur comptent bien se faire entendre. Et brandissent cette fois-ci l'argument économique, jusqu'ici souvent utilisé contre eux. Car l'équation budgétaire s'est inversée, affirment-ils : longtemps subventionnés, ces géants à pales qui mouchettent le territoire français, notamment dans le nord et l'est du pays, pourraient en fait soulager les finances publiques en ces temps de flambée des prix de l'énergie, assure l'association France Energie Eolienne (FEE). Et ainsi permettre à l'Etat de redistribuer les « gains » obtenus, afin de « protéger le pouvoir d'achat » des citoyens.
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En 2021, la filière éolienne a en effet remis à l'Etat l'intégralité des 1,8 milliards d'euros de subventions qu'elle avait perçues, et donc « cessé d'être une charge pour les finances publiques », se félicite l'association. Surtout, si l'on en croit ses prévisions, le secteur devrait même générer des « recettes exceptionnelles » en 2022, puisqu'il sera excédentaire de 3,7 milliards d'euros. Il ramènera par là-même cette somme « équivalente au budget du ministère de la Culture » à l'Etat d'ici à la fin de l'année, souligne FEE, qui appelle à sortir des « postures » de certains politiques accusant l'éolien d'être « cher et inutile ».