Gonfreville l'Orcher (Total) , la plus grande raffinerie de France fonctionne partiellement à la suite d'un incendie

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(Crédits : Regis Duvignau)
Total a indiqué samedi que la raffinerie de Gonfreville l'Orcher en Seine-Maritime fonctionnait partiellement à la suite de l'incendie qui s'est déclenché tôt dans la matinée et qui est désormais maîtrisé.

Total a annoncé que sa raffinerie de Gonfreville l'Orcher, en Seine-Maritime, fonctionnait partiellement après l'incendie qui a éclaté samedi matin et contraint à un arrêt de la production. Le groupe français a fait savoir dans un communiqué que le foyer principal de l'incendie était désormais totalement éteint et qu'il ne subsistait samedi en fin d'après-midi qu'un "feu secondaire".

"La raffinerie fonctionne partiellement. Les expéditions de produits sont assurées. Les unités pétrochimiques fonctionnent normalement. Total met tout en oeuvre pour qu'il n'y ait pas de conséquence sur la chaîne logistique d'approvisionnement en carburants", indique le groupe.

L'incendie, qui a éclaté au niveau d'une pompe de circulation de pétrole brut vers 04h00, n'a fait aucune victime, précise Total.

"Des investigations sont en cours pour déterminer l'origine de l'incendie", ajoute-t-il.

La production de raffinerie de Gonfreville l'Orcher en Seine-Maritime est la plus grande plateforme de raffinage-pétrochimie de France. Elle représente 12% de la capacité de raffinage du pays, avec 253.000 barils produits chaque jour, et emploie 1.500 salariés.

Arrêt de maintenance de deux mois en septembre

La raffinerie avait fait l'objet d'un arrêt de maintenance de deux mois début septembre, assorti de travaux d'un montant de 110 millions d'euros. Le groupe français a fait savoir dans un communiqué qu'il mettait tout en oeuvre pour faire en sorte que l'arrêt de la raffinerie n'ait pas de conséquence sur l'approvisionnement en carburant.

Cet incident intervient au lendemain de la signature d'un arrêté préfectoral autorisant la réouverture partielle, mais vivement contestée, de l'usine Lubrizol de Rouen, classé site Seveso seuil haut comme celui de Gonfreville l'Orcher, dont une partie a été ravagée par les flammes le 26 septembre dernier.

Pas d'impact sur l'approvisionnement pétrolier

Cet incident intervient égalemement au lendemain d'une affirmation de la CGT Chimie assurant vendredi que quatre des huit raffineries de métropole étaient touchées par la grève dans le cadre des mobilisations contre la réforme des retraites. Une information démentie par le gouvernement qui certifiait au contraire que la production et l'approvisionnement en carburant restaient assurés "normalement".

"Seules deux d'entre elles rencontrent ce matin des difficultés temporaires dans leurs expéditions", poursuit-il sans préciser lesquelles. "Cette situation n'a pas d'impact sur l'approvisionnement pétrolier et ne suscite aucune inquiétude", indiquait le ministère de la transition écologique.

"Seules trois raffineries, Normandie, La Mède et Grandpuits, ont des difficultés d'expédition. Elles tournent mais elles ne peuvent pas livrer correctement", a assuré de son côté l'Union française des industries pétrolières (Ufip), qui rassemble les entreprises du secteur.

L'hypothèse d'une pénurie de carburant n'était pas envisagée ce vendredi : jeudi, seules "1,6%" des stations-service en France avaient des problèmes sur au moins un des produits qu'elles délivrent (gazole ou sans plomb), selon l'Ufip.

"La logistique pétrolière en France est robuste puisqu'elle repose sur un réseau dense de 200 dépôts, alimentés par oléoducs, par voie fluviale, maritime ou ferroviaire, et une distribution par camion-citerne pour les derniers kilomètres jusqu'aux stations-service", rassure encore le ministère.

Dans la mesure où "les stocks sont à un bon niveau", le gouvernement appelle la population à ne pas céder à la tentation des pleins de carburant "de précaution" qui peuvent créer localement des "points de tension".

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Commentaires
a écrit le 16/12/2019 à 7:43 :
J’ai un vélo, une voiture électrique et une pompe à chaleur.
Je ne prends plus l’avion
Je ne dépends pas des raffineries
a écrit le 14/12/2019 à 19:05 :
Eh oui car contrairement à ce qu'on laisse croire, la france est aussi un pays pétrolier, d'autant plus avec le record de taxes qui nourrissent copieusement l'Etat et limitent serieusement la mobilité des francais.
Réponse de le 16/12/2019 à 7:41 :
Il faut limiter la mobilité par les fossiles pour les raisons suivantes:
-ça produit du CO2 ce qui augmente le réchauffement climatique
-ça pollue avec les particules
-ça coûte cher car on est dépendant des importations de pétrole
-on finance des états qui ne sont démocratiques et qui financent le terrorisme
- le pétrole par humain diminue et nous n’en aurons plus assez bientôt pour nous déplacer

Enfin, comment peut on être heureux en se déplaçant ainsi? En dépensant de l’argent à polluer alors qu’on pourrait le dépenser en se cultivant ?

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