Le CEA développe des solutions de fabrication de gaz vert à partir de déchets organiques
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« Aujourd'hui, tout l'enjeu de la filière biogaz est de faire sa transition vers le monde d'après, notamment en matière de volume : car nous sommes actuellement en capacité de produire du gaz vert pour chauffer près de 2 millions de logements neufs en France, ce qui représente l'équivalent des villes de Lille, Nantes et Lyon réunies. C'est bien, mais il faut aller plus loin », résume Guilhem Armanet, président de l'Association française du Gaz Auvergne-Rhône-Alpes (AFG Aura) et directeur clients territoires de GRDF en région Sud-Est. Avec un équivalent de production énergétique assimilé à la production d'une tranche nucléaire actuellement pour le biogaz, tout l'enjeu est donc de multiplier ce chiffre par quatre d'ici deux ans. « Le biogaz est aujourd'hui l'énergie renouvelable la plus en avance sur ses objectifs fixés dans la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) et ses projections s'appuieront en grande partie sur le biométhane déjà produit. » Et à ce titre, la voie la plus connue jusqu'ici résidait dans la méthanisation, un procédé qui consiste à réaliser, par le biais de micro-organismes, une dégradation de matières organiques, en l'absence d'oxygène et au sein d'un milieu contrôlé. Mais c'est loin d'être la seule voie étudiée aujourd'hui pour produire des gaz « verts », susceptibles de remplacer un jour le gaz naturel d'origine fossile au sein des réseaux de gaz, destinés ensuite à alimenter les usages industriels ou les réseaux de chaleur. « Nous comptons aussi sur l'arrivée de gaz renouvelables bas carbone de seconde génération, qui arrivent à travers de nouveaux procédés de gazéification et de pyrogazéification », ajoute Guilhem Armanet.
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« La méthanisation est devenue aujourd'hui une filière assez mature et qui se développe, mais elle ne suffira pas à tout produire. Il faudra donc avoir recours à d'autres modes de production de biométhane, parmi lesquels on retrouve par exemple le power to gaz, qui consiste à produire de l'hydrogène par électrolyse à partir d'électricité décarbonée, pour combiner ensuite cet hydrogène avec du CO2 afin d'en faire du méthane de synthèse », expliquait déjà à La Tribune Laurent Bedel, responsable du laboratoire Réacteurs et procédés au sein de CEA Tech.