Pétrole et gaz : les investissements dans le offshore au plus haut depuis dix ans
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Plateforme gazière offshore au large de la côte ouest de la Norvège.
ABACA via Reuters Connect
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Plateforme gazière offshore au large de la côte ouest de la Norvège.
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Concilier la réduction des émissions de gaz à effet de serre face au dérèglement climatique, tout en préservant le développement économique, notamment dans les pays émergents et en développement, relève d'un exercice de patience, en se heurtant aux réalités du terrain.
Ainsi, le secteur du gaz et du pétrole a encore de beaux jours devant lui. En 2023, nous consommerons davantage de pétrole brut que les années précédentes, avec 102 millions de barils par jour (mb/j) et nous brûlerons de plus en plus de gaz, en passant d'un peu plus de 4.000 milliards de m3 en 2021 à presque 4.400 milliards de m3 en 2025, selon l'AIE et l'Opep.
Les hydrocarbures étant des ressources non renouvelables, il faut continuellement financer la prospection et l'exploitation de nouveaux gisements. Cette année, les investissements dans les nouveaux projets du secteur seront d'abord captés dans le offshore, qui voit sa part passer à 68% contre 40% durant la période 2015-2018, selon les estimations du cabinet d'études spécialisé dans le secteur de l'énergie, Rystad Energy. A l'époque, les prix avaient chuté jusqu'à 30 dollars du baril, réduisant l'incitation à l'investissement. En revanche, depuis la mi-2021, les prix du baril de Brent ne sont pas descendus sous la barre des 70 dollars. Après avoir franchi la barre des 100 milliards de dollars d'investissement en 2022, Rystad Energy a calculé que cela devrait être le cas en 2023 et 2024, pour un montant cumulé de 214 milliards de dollars.
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Dans le détail, ce niveau de Capex (dépenses d'investissement) dans le offshore présente plusieurs particularités. D'abord, il est concentré géographiquement, notamment au Proche Orient. A eux seuls, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Qatar prévoient de consacrer 33 milliards de dollars en 2023 et jusqu'à 41 milliards de dollars en 2025 à l'exploitation offshore. Alors que ces pays ont les coûts d'extraction de pétrole onshore parmi les plus faibles du monde, pour la première fois, le financement de l'activité en amont (découverte et production) dans le offshore sera supérieure au onshore. Ainsi, Aramco, la compagnie publique pétrolière saoudienne, a annoncé ce mois-ci qu'elle allait augmenter sa production sur ses sites offshore de Marjan et de Berri dans le Golfe Persique, en ajoutant des capacités de production de respectivement 300.000 barils par jour (b/j) et 250.000 b/j d'ici à 2025. De même, sur son site offshore de Zuluf, la compagnie vise à extraire 600.000 b/j d'ici à 2026.