Cocorico... Comme quoi la France n'est pas vraiment larguée dans l'innovation comme certains aiment pourtant à le penser. Ainsi selon un classement établi par Reuters - "Top 25 Global Innovators - Government", qui évalue les organisations publiques -, le Commissariat à l'énergie Atomique et aux énergies alternatives (CEA) est le deuxième organisme public de recherche le plus innovant au monde et le premier en Europe en 2016, devant une nouvelle fois l'organisme allemand Fraunhofer Society. En 2015, le CEA s'était classé au premier rang. C'est le département d'état américain de la santé (Department of Health and Human Services), qui s'est emparé de la première place du classement l'année dernière, après avoir été quatrième en 2015.
Trois autres organismes publics français figurent également dans le prestigieux classement de Reuters. C'est le cas du CNRS à la huitième place, de l'INSERM à la neuvième place et, enfin, de l'Institut Pasteur à la 15e place. Les États-Unis et les Allemands placent chacun cinq organismes dans ce classement, la France et le Japon en ont quatre chacun tandis que l'Australie, le Canada, la Chine, Singapour, la Corée du Sud, l'Espagne et la Grande-Bretagne n'en qu'un chacun. Les institutions européennes sont au nombre de 11, contre 8 en Asie-Pacifique et 6 en Amérique du Nord.
Pourquoi le CEA est-il si bien classé? Reuters/Clarivate souligne dans son rapport le rôle essentiel des organismes publics pour faire avancer de front la science et la technologie. Les institutions ont ainsi été évaluées sur le nombre d'articles publiés par leurs équipes dans des revues académiques, les taux de citation de ces articles dans des brevets et le nombre d'articles comptant un co-auteur de l'industrie.
Le CEA doit donc sa position non seulement au nombre important de demandes de brevets déposés, mais aussi, et surtout, au très fort taux de brevets délivrés comparé au volume déposé. Reuters/Clarivate a comptabilisé, pour la période 2009-2014, 2.480 demandes de brevets par le CEA avec un taux de succès de 85,5 % (contre 81,2% l'an dernier).
En outre, avec plus de 4.900 articles dans des revues à comité de lecture et plus de 1.300 doctorants et post-doctorants, le CEA conduit des recherches amont en physique, chimie et biologie qui conditionnent sa capacité à développer des technologies pour les domaines de la défense et la sécurité, de l'énergie nucléaire (fission et fusion) et de la recherche technologique pour l'industrie.
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Le CEA a conclu des accords de recherche avec 53 universités et écoles du monde entier. Il compte plus de 50 unités de recherche en cotutelle (avec des partenaires académiques comme le CNRS, l'Inserm ou des industriels comme Areva) et plus de 500 partenaires industriels comme Areva, Safran, ST Microelectronics, Renault et Intel ou encore Soitec, pionnier des substrats SOI en microélectronique.
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