Le pétrole recule à nouveau avec les inquiétudes sur la demande chinoise

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L'EIA a revu à la hausse ses données sur la production américaine en octobre, après un nouveau record à 11,54 millions de barils extraits par jour, confirmant la place des Etats-Unis comme premier producteur mondial.
L'EIA a revu à la hausse ses données sur la production américaine en octobre, après un nouveau record à 11,54 millions de barils extraits par jour, confirmant la place des Etats-Unis comme premier producteur mondial. (Crédits : Reuters)
A nouveau, la surabondance menace empêchant les cours du brut de s'éloigner de leurs plus bas niveaux en un an et demi atteints fin décembre. Car la Chine, devenue le premier importateur mondial d'or noir en 2018, affiche un ralentissement de son activité industrielle, tandis que les estimations de production des Etats-Unis, premier producteur mondial, viennent d'être revues à la hausse.

Les cours du pétrole reculaient mercredi en cours d'échanges européens alors que le ralentissement de l'activité industrielle en Chine fait craindre pour la demande d'or noir en 2019.

Vers 15H00 GMT (16H00 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars valait 53,27 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 53 cents par rapport à la clôture de lundi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de février cédait 69 cents à 44,72 dollars une heure après son ouverture.

Baisse des nouvelles commandes en Chine

Les cours du brut peinent donc à s'éloigner de leurs plus bas niveaux en un an et demi, atteints fin décembre à 49,93 dollars pour le Brent et à 42,36 dollars pour le WTI.

"La production américaine continue de gonfler avec vigueur, alors que la croissance mondiale se détériore", a résumé Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB.

L'activité manufacturière chinoise s'est dégradée fin 2018, malgré une légère amélioration de la production, notamment du fait d'une baisse des nouvelles commandes, selon l'indice indépendant Caixin.

"Même si c'est léger, c'est la première fois que la santé du secteur empire depuis mai 2017", souligne Caixin.

Recul de l'activité industrielle en Asie

"Outre ces données chinoises, la production industrielle était en retrait en Asie le mois dernier", a ajouté Neil Wilson, analyste chez Markets.com, qui donne pour exemples la Corée du Sud, Taiwan et la Malaisie.

Un essoufflement de l'activité pèse sur la demande de pétrole.

Or, en 2018, la Chine est devenue le premier importateur mondial d'or noir, ravissant ce titre aux Etats-Unis, selon les données de l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA).

Production américaine revue à la hausse

La même agence a également revu à la hausse ses données sur la production des Etats-Unis en octobre, après un nouveau record à 11,54 millions de barils extraits par jour, confirmant la place des Etats-Unis comme premier producteur mondial.

"Même si le nombre de forages actifs devrait reculer face aux prix bas du pétrole" dans les semaines à venir, l'EIA va mettre du temps à refléter cette tendance dans ses prévisions de production, a estimé M. Schieldrop.

Les données hebdomadaires sur les stocks américains ne seront pour leur part pas publiées mercredi, comme d'habitude, mais vendredi, en raison des fêtes de fin d'année.

(Avec AFP)

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a écrit le 03/01/2019 à 9:05 :
""La production américaine continue de gonfler avec vigueur, alors que la croissance mondiale se détériore""

La Chine se casse la figure et le protectionnisme américain initié depuis plus d'un an permet la prospérité des états unis contre la tendance générale mondiale.

Mais en europe, nos actionnaires milliardaires par la voix de leurs médias de masse vont nous dire qu'on est raciste si on veut du protectionnisme pour défendre les intérêts des citoyens européens.

Idéologisme économique s'il en est mais ne profitant qu'à ceux qui possèdent ces médias de masse à savoir à ceux qui paupérisent les pays dans lesquels ils évoluent en leur retirant massivement et exponentiellement leurs revenus.

TRump en agressant économique la Chine aura fait 100 fois plus pour la protection de la planète que toutes les cop et autres hypocrisies du genre. L'économie n'est pas une croyance c'est une réalité.
a écrit le 02/01/2019 à 19:31 :
...les cours au plus bas niveau !?! .....pas a la pompe : cherchez le racket !
Réponse de le 02/01/2019 à 19:55 :
ils le seraient à la pompe sans les fortes hausses de taxes en 2017 et 2018 (sans compter les +2ct/l de gazole imposés pour compenser le manque à gagner de la suppression de l'écotaxe poids lourds et les +2ct/l auxquels ont "droit" les consommateurs d'Ile de France) ; entre 2014 et 2017 la TICPE a augmenté de 17ct/l sur le gazole, avec la TVA sur la TICPE (... ! ), ça fait +21 ct/l de taxes. Le racket, ce n'est ni les pays producteurs, ni les compagnies pétrolières, ni les distributeurs dont la marge est minime, le racketteur, c'est l'état.
Réponse de le 02/01/2019 à 22:29 :
plus de 60% de taxes, normal que ça soit peu visible, et avec retard aussi (il y a du chemin entre le puits où le pétrole est acheté moins cher, le transport (bateau), raffinage, distribution et pompe. Les acheteurs de fuel le voient mieux, car moins de taxes, ça varie donc plus en amplitude.
Un article disait l'autre jour que ça devrait baisser plus mais le raffinage, transport, autre prennent qq centimes chacun en plus pour gagner plus, c'est moins visible avec des prix qui baissent. Une sorte d'effet cliquet ('toujours ça de pris'). Comme quand le blé est rare, hausse du prix de la farine donc du pain & pâtes, et quand l'abondance revient, rien ne baisse (à cause du cliquet).
Réponse de le 03/01/2019 à 9:08 :
@Photo73 : je trouve toujours assez surprenant de parler de 60% de taxes sur les carburants, car seule la partie TVA qui les frappe correspond à un pourcentage. A la limite, si le pétrole valait 0$ le baril (ce qui finira bien par se produire si on trouve moyen de s'en passer) et que raffinage, transport, distribution étaient gratuits, le prix des carburants serait à 100% constitué de taxes, inversement si le baril montait à 500$, la part des taxes ne serait plus, sur un litre de carburant autour des 5€, que de l'ordre de 28%. Ce n'est pas la proportion de taxes dans le prix du carburant qui pose problème, mais leur niveau en absolu. Et ce ne sont pas les quelques miettes que grattent raffineurs (activité tellement peu rentable que les grandes compagnies pétrolières s'en désengagent) et distributeurs qui y change quoi que ce soit Total gagne de l'argent sur la prospection/extraction (donc hors de France), mais quasiment rien sur le raffinage et la distribution (ce qui explique que cette entreprise paie très peu d'impôts en France).
Réponse de le 04/01/2019 à 0:22 :
Bah nous racketons bien l'avenir des générations futures pour un peu plus de confort en consommant à l'excès le pétrole de notre planète. Les générations futures jugeront que les taxes n'étaient pas assez élevées.

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