Matières premières : 2014, année de la rupture (rapport Cyclope)

 |   |  277  mots
Pour Philippe Chalmin, coordinateur du rapport Cyclope, l'année 2014 a sonné le glas sur l'illusion que la quête des matières premières tirerait la croissance mondiale.
Pour Philippe Chalmin, coordinateur du rapport Cyclope, l'année 2014 a "sonné le glas sur l'illusion que la quête des matières premières tirerait la croissance mondiale"." (Crédits : Forex)
La 29e édition du rapport Cyclope fait le constat de la fin d'une phase d'"euphorie" autour des prix des matières premières. La baisse du pétrole est considérée comme "l'événement de l'année", même si le blé ou les oléagineux ont également vu leurs prix chuter.

L'année 2014 signe la fin d'une phase d'"euphorie" mondiale sur les prix des matières premières, en raison notamment de la chute des cours du pétrole et des matières premières agricoles, selon le dernier rapport Cyclope, publié ce mercredi 20 mai.

On assiste à "une véritable rupture, qui met un terme à la phase d'euphorie de 2007-2014", et devrait avoir des conséquences pour les économies des pays producteurs", a estimé, lors d'une conférence de presse, Philippe Chalmin, professeur d'histoire économique à l'université Paris-Dauphine et coordinateur de la 29e édition de ce rapport annuel.

Baisse du pétrole, récoltes agricoles optimales

Selon le rapport, le prix du pétrole a reculé en moyenne de 7% en 2014, avec notamment une division par deux du prix au second semestre, soit "de loin l'événement le plus important de l'année".

En parallèle, la planète a connu de très bonnes récoltes agricoles, surtout pour les céréales et les oléagineux, grâce à des conditions climatiques quasi optimales sur l'ensemble de l'année. Les prix du blé ont reculé de 10 à 15% en 2014 par rapport à 2013, et ceux du maïs de 30%, tandis que le soja perdait 12%.

La viande en hausse

Lait, sucre, coton et caoutchouc ont aussi vu leurs prix baisser, ainsi que le fret maritime et la plupart des métaux. En hausse, en revanche: les prix des viandes, du café et du cacao, ainsi que du nickel.

Pour Philippe Chalmin, ce recul des prix "sonne le glas sur l'illusion [de la fin des années 2000, Ndlr] que la quête des matières premières tirerait la croissance mondiale".

(Avec AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :