Nouveaux EPR : un coût estimé à 46 milliards d'euros sur vingt ans par EDF

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EDF calcule que six réacteurs EPR construits par paires, financés sur une durée d'environ vingt ans, coûteraient au moins 46 milliards d'euros.
EDF calcule que six réacteurs EPR construits par paires, financés sur une durée d'environ vingt ans, coûteraient au moins 46 milliards d'euros. (Crédits : CHARLES PLATIAU)
D'après un document interne qui développe l'hypothèse de six nouveaux EPR, la facture globale s'élèverait à au moins 46 milliards d'euros, soit entre 7,5 et 7,8 milliards d'euros l'unité.

EDF évalue à au moins 7,5 milliards d'euros le coût unitaire d'éventuels nouveaux EPR, plus du double du prix initial du réacteur nucléaire de troisième génération de Flamanville qui a accumulé les déboires, selon la teneur d'un document interne révélée samedi par Le Monde.

Le document, révélé par Le Monde ce samedi, développe l'hypothèse de six nouveaux EPR déjà évoquée par le gouvernement et l'électricien. "EDF calcule que six réacteurs EPR construits par paires, financés sur une durée d'environ vingt ans, coûteraient au moins 46 milliards d'euros. Soit entre 7,5 et 7,8 milliards d'euros par réacteur", souligne le quotidien.

Contacté par l'AFP samedi matin, EDF s'est refusé à tout commentaire. Le ministère de la Transition écologique, chargé du dossier, a rappelé pour sa part les propos de la ministre Elisabeth Borne selon qui la construction de nouveaux EPR ne constitue qu'un "scénario parmi d'autres" et qu'une décision ne sera prise qu'à l'issue de la mise en service de Flamanville (Manche).

Moins cher que la moyenne européenne

Une source syndicale contactée par l'AFP samedi a confirmé les ordres de grandeur des montants évoqués par le quotidien, tout en insistant plutôt sur la réduction des coûts qu'ils représenteraient par rapport aux coûts actuels de construction d'un EPR en Europe.

Au conseil d'administration en juillet, aucun chiffre n'a été mis sur la table, a affirmé cette source, mis à part "plusieurs centaines de milliers d'euros" nécessaires au lancement d'études préliminaires pour ces hypothétiques futurs EPR en France.

"De toute façon, aucune décision n'a été prise sur leur construction, mais le fait de partir sur une hypothèse d'EPR couplés permet de poser un objectif de réduction des coûts de 20 à 30% par rapport à un EPR unique, soit d'arriver à quelque 7 milliards l'unité au plus bas" a indiqué la même source.

Selon cette source, "les surcoûts de Flamanville sont dus au manque de savoir-faire accumulé dans la filière en France depuis deux décennies, qu'il a fallu reconstituer". Trois couples de deux EPR représenteraient quelque 10 GWh sur les quelque 60 GWh de capacité nucléaire que compte la France actuellement.

"En Chine, la construction de deux EPR s'est faite pour quelque 12 milliards d'euros" a fait valoir la source syndicale, estimant que ce pays avait "gardé sa capacité d'architecte assemblier".

Le coût du seul EPR de Flamanville réévalué à 12,4 milliards d'euros

Lancé en 2006, et devant initialement entrer en service en 2012 pour un coût de 3,3 milliards d'euros, le premier réacteur français de troisième génération a subi revers sur revers. Son démarrage est désormais prévu fin 2022 et son coût a été réévalué à 12,4 milliards d'euros.

Fin octobre, un rapport d'audit commandé par le gouvernement avait qualifié ce chantier d'échec pour EDF" et la filière nucléaire française. Dans la foulée, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire avait dénoncé "un manque de rigueur inacceptable" et sommé EDF, dont l'Etat est actionnaire à 83,7%, de mettre en place un "plan d'action" d'ici un mois pour remettre la filière nucléaire aux "meilleurs niveaux d'exigence".

Le rapport estimait néanmoins que l'EPR avait "démontré la pertinence" de sa conception et préconisait de voir l'Etat lancer "des programmes stables à long terme de construction de nouveaux réacteurs et d'entretien du parc existant".

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a écrit le 12/11/2019 à 18:27 :
Au train où vont les choses, EDF qui a commis 2 ratés monumentaux dans le domaine des EPR et qui d'après la CRIRAD laisse ses centrales rouiller ou se désagréger, cette entreprise n'a plus aucune ressource en moyens humains de pointe, seuls les directeurs claironnent pour faire croire qu'ils vont bien !
a écrit le 12/11/2019 à 10:34 :
Alors les frérots du nucléaire, avez vous eu le temps d'y réfléchir avec ce week end?

Avec trois centrale a l'arrêt, ce n'est qu'un petit tremblement, cela permet aussi de juger la donnée par les faits pour le coup ! et permet d'envisager d'autres formes si l'on sait que cela peut aller plus haut !
Réponse de le 12/11/2019 à 16:08 :
Elles sont à l'arrêt non pour défaillance mais par application du principe de précaution afin de vérifier qu'elles n'ont absolument pas souffert du séisme. Il serait d'ailleurs légitime de vérifier AUSSI les barrages du coin.
a écrit le 12/11/2019 à 10:08 :
dans l'agroindustrie et le nucléaire o na ce qui se fait de plus hystérique en matière de trollage, de véritables kamikazes sans amour propre mais fixés sur leurs intérêts qui en font une question vitale, mi je ne suis pas sur ce terrain là ne pouvant que générer haine et désespoir donc si vous ne pouvez pas assumer mes commentaires, je comprendrais parfaitement que vous ne les diffusiez pas !

Par contre les diffuser pour leur imposer un déficient mental peut-être dangereux même, définitivement NON !!!!!
a écrit le 12/11/2019 à 9:04 :
Perso, je suis favorable à dépenser 45 milliards UNE fois sur les 1300 milliards de la dépense publique ANNUELLE pour disposer d'électricité, soit 4,5 pour cent. Au surplus, il est probable que les centrales seront là pour 50 ans. Ces montants sont donc ridiculeusement bas! Dès lors, la question n'est pas dans le coût, mais bien dans le choix des technologies pour sauvegarder au mieux nos environnements, en prenant en compte le cycle total, notamment éviter les intermittences de production. Je crois fermement que la diminution des émissions de CO2 ne peut que se faire par la diminution forte d'utilisation des énergies fossiles. Dès lors, le recours au nucléaire parait aujourd'hui incontournable ! Notre risque principal est le discours mensonger du politique sur ces sujets.
a écrit le 11/11/2019 à 20:34 :
Question subsidiaire....
Ou vont ils les mettre ???

Cet été, les centrales près des fleuves tournaient au ralenti car le débit d eau n était pas assez fort.

Cela veut dire qu' ils vont les mettre près de la mer...

Je verrais bien le touquet... Bretagne, mont Saint Michel...
Réponse de le 12/11/2019 à 16:09 :
On a manqué d'électricité cet été ?
a écrit le 11/11/2019 à 18:13 :
Tout ça c'est complètement ringard : l'avenir est à la production d'énergie et à la distribution décentralisée, pas aux grosses centrales et aux lignes à haute tension partout dans le paysage.
Ils doivent le savoir à l'EDF.
Mais ils ne veulent pas le voir.
Et surtout pas le dire aux autres : tout leur business est mort, dans ces conditions là.
Réponse de le 12/11/2019 à 7:42 :
Vus aurez l'air malin, dans quelques années, avec vos panneaux solaires ruisselants de pluie, sans réseau électrique national pour vous alimenter !
a écrit le 11/11/2019 à 15:04 :
... et le démantèlement et le stockage définitif des déchets d'une centrale, cela va coûter combien?
Y a-t-il quelqu'un qui y a réfléchit ou c'est pour les prochaines générations.
Réponse de le 12/11/2019 à 16:13 :
La centrale PWR Westighouse de Maine Yankee, quasi identique aux nôtres, a été démantelée avec retour à l'herbe pour 700 millions de $, le chiffrage fait par EDF à 500 millions d'€ pour définir les provisions nécessaires n'a donc rien de délirant. Et ce d'autant moins qu'il est envisagé de réutiliser les sites démantelés pour héberger de nouveaux réacteurs EPR. Donc oui, on sait très bien comment procéder et combien ça va coûter. Inutile d'agiter cet épouvantail.
a écrit le 11/11/2019 à 10:22 :
N'y a t'il pas des solutions aussi efficaces voir plus et moins onéreuses que l'EPR? On peut se poser la question car c'est un investissement de moyen long terme.
a écrit le 11/11/2019 à 8:43 :
Et la fermeture des centrales dinosaures?
a écrit le 11/11/2019 à 6:39 :
Et ce fiasco de flamanville continu deja avec hinkley point en Angleterre.... Aucun retour d'expérience chez EDF... Un retard et augmentation des couts annoncé...

Les ex fonctios avec 40 semaines de RTT et 12 semaines de congés ne sont pas concernés... Trop à faire avec les activités proposées par leur CE qui pompe 1.5% du CA.
Réponse de le 11/11/2019 à 8:32 :
Reaction lamentable, ca pue la jalousie de celui qui a jamais eu le niveau . C'est l'Etat qui decide en la matière , pas EDF
a écrit le 10/11/2019 à 18:00 :
Voulez vous frémir ? Devant une somme d’argent faramineuse. D’argent public. Dont la finalité est fortement controversée ? En voici une, piochée dans le dernier rapport de la Cour des comptes. Un rapport sur «le soutien aux énergies renouvelables». Ce chiffre ? 121 milliards d’euros. Il est inéluctable. Il représente en effet uniquement le montant du soutien public auquel s’est engagé l’Etat par les contrats signés avant 2017 au bénéfice des producteurs d’électricité d’origine éolienne et photovoltaïque (plus un chouïa de biométhane).
Les dépenses publiques inéluctables de soutien aux EnR dues aux contrats signés avant 2017 : 121 milliards d’euros (valeur 2018).

Ces 121 milliards seront distribués à un rythme annuel qui va passer par un pic à 7,179 milliards en 2025
a écrit le 10/11/2019 à 17:21 :
À comparer

Il serait intéressant de voir combien coûterait l'installation d'une puissance équivalente en terme de disponibilité soit 80 à 90% de la puissance nominale avec des moulins à vent ou des centrales photovoltaïques. Les moulins à vent ne produisant au mieux que 20% de la puissance nominale pour ceux installés à terre et 40% pour ceux installés en mer. Le nombre serait également instructif. Cela remettra peut-être les pendules à l'heure quand à l'apparente énormité du coût. En espérant que le savoir savoir-faire revienne.
a écrit le 10/11/2019 à 13:00 :
De la bonne com du lobby nucléaire.. .
Il y a déjà une série longue.. Chine x2 Islande, flamanville, hinckley point...

Donc déjà 6 epr. A part la Chine, tous les autres ont 10 ans de retard et budget multiplié par 4...
Comment pourrais t'on croire que 6 nouveaux vont améliorer les coûts et délais de construction...
a écrit le 10/11/2019 à 10:37 :
Un montant faible pour assurer une indépendance énergétique et sans polluer en CO2 notre belle planète. Quand on voit la gabegie pour les voitures électriques et les aides sur le solaire, ce sont 10 milliards par an qui sont injectés pour l'industrie chinoise, 90% des batteries au monde ainsi que les panneaux solaires. 2,3 milliards par an pour des centrales nucléaires sont rien à comparer avec juste les hausses de taxe sur le carburant et l'électricité. Je pourrai prendre d'autres comparaison sur les gabegies de l'Etat. Que l'Etat ait une vraie stratégie énergétique au lieu de suivre le vent et les associations.
a écrit le 10/11/2019 à 10:29 :
Rouen, notre drame, flammes en ville, la maison brule et on regarde ailleurs !!
a écrit le 10/11/2019 à 9:02 :
il pollue la planète . du fait ! le démentellement de la centrale de Brénnilis est il achevé?
la pollution au trituim sous estimée (médias)
plolitique de l autruche des irresponsables
a écrit le 10/11/2019 à 8:58 :
"l'hypothèse de six nouveaux EPR, la facture globale s'élèverait à au moins 46 milliards d'euros"

Ça y est ,on a trouvé des soudeurs ?
a écrit le 10/11/2019 à 8:18 :
L' EPR de Flammanville devait coûter 3,5 milliards, on en est actuellement à un coût de 12 milliards pour une facture finale estimée à 15 milliards. Faire croire aux Français que la construction de 6 nouveaux EPR ne coûterait que 46 milliards, c'est les prendre pour des JAMBONS.
Réponse de le 10/11/2019 à 8:52 :
Si les français ne sont pas capables de tirer les leçons de tous les loupés de Flamanville pour éviter de les reproduire (et donc d'arriver à produire des EPR à coût maîtrisé) c'est que ce sont VRAIMENT des jambons.
Réponse de le 10/11/2019 à 10:40 :
Flamanville est un prototype qui a connu comme tout prototype des problèmes de conception ainsi que quelques manques de management. Regardez les chinois, leur EPR fonctionne déjà grâce à EDF et pas pour 12 milliards d'Euro. Les hommes ont tout de même (dans l'industrie je précise) une capacité à apprendre.
Réponse de le 11/11/2019 à 9:56 :
Oui. Mais faudrait apprendre + vite et + efficacement !!!
Olkiluoto a eu un surcoût de 8 mds pour 10ans de retard, avt Flamanville.
Maintenant avec Hinkley Point, on en est déjà à 5 mds pour 2 EPR et près de 2 ans de retard sur le planning initial.
4 prototypes pour apprendre, c'est exorbitant !!!
Et pdt ttes ces années de retard de non production, on fait quoi pour compenser ??
On fait ts de l'autoproduction à coût de panneaux solaires, ou d'eoliennes, onduleurs et batteries qui viendront engraisser les groupes chinois ???
Réponse de le 11/11/2019 à 10:39 :
@jeanluc : je ne suis pas entièrement d'accord avec vous. L'EPR n'est jamais qu'une version modernisée des derniers réacteurs PWR 1560 MW mis en service à la fin du 20è siècle. Il y a certes eu une augmentation des exigences de sécurité de l'ASN suite à Fukushima (probablement justifiant un surcoût de 1 à 2 milliards) mais au delà, c'est bel et bien un problème de pertes de compétence. Dans un tout autre secteur il ne faut pas oublier l'effondrement du tout neuf terminal 2E de Roissy en 2004 qui a été très peu médiatisé. Quoi d'étonnant à une époque où nos meilleurs ingénieurs formés préfèrent aller travailler en banque (ou pour ceux qui se piquent d'éthique, dans le secteur du pipeautage environnemental surnommé greentechs) que dans les secteurs industriels tels que la chaudronnerie ou le génie civil. Et le pire est que les écoles entérinent en multipliant les enseignements de SHS au détriment des enseignements scientifiques et techniques de base, avec la bénédiction et les encouragements de leur organisme d'accréditation, la Commission du Titre d'Ingénieur.
Réponse de le 11/11/2019 à 18:45 :
Flamnville n'est pas un prototype, le tete de serie etait Oikiluoto en Finalnde, toujours inachevee. Le fait que la Chine l'a construit et la mis en service avant FLA3 bien que commence le dernier - est terrifiant. Chaque CNPE est toujours un peu different egalement. Les 4 trains de securite sont vantes comme assurant la securite - je dis a tout ingenieur, si votre technologie qui ne sert a faire bouillir de l'eau - et ca c'est la finalite d'un reacteur nucleaire - est si dangereux qu'il faut 4 trains de redondance et securite - que fumez vous pour permettre une telle technologie pour bouillir de l'eau? Vous etes fous et non pas ingenieurs. Solaire thermique avec un mirroir parabolique fait la meme chose pour un cout d'operation minuscule et 10% de la superficie de l'Algerie pourrait generer assez de l'electricite comme ca pour alimenter tout de l'Europe - jour et nuit, oui. J'ai une autre suggestion pour surligner la stupidite de nucleaire sans exaggeration - brulons les diamants dans une station thermique pour bouillir de l'eau. Pourquoi pas? Ca fonctionne thermodynamiquement. Faites le!.
a écrit le 09/11/2019 à 20:14 :
Bon, un EPR à 7,5 milliards d'€ conçu pour durer 60 ans et qui produit 1600MW avec un facteur de charge de 85% ça fait une production totale de 720 millions de MWh. Même au prix de revente de gros actuel de 42€/MWh ça représente un CA de plus de 30 milliards... Jolie culbute...
Réponse de le 10/11/2019 à 3:18 :
Culbute entre 7.5 et 30 ? J'ignorais que les coûts des EPR pendant leur durée de fonctionnement seraient limité à leurs coûts de construction jusqu'à la mise en service, je pensais naïvement que le fonctionnement impliquerait des coûts également notamment pour la sécurité et la maintenance. Dois-je déduire de votre post qu'aucun personnel ne sera affecté au fonctionnement du réacteur (ce qui serait un peu inquiétant) ou que ceux-ci travailleront gratuitement ?
a écrit le 09/11/2019 à 18:29 :
lol, j'avais lu en diagonale et j'avais raté ça

Moins cher que la moyenne européenne
Une source syndicale contactée par l'AFP samedi a confirmé les ordres de grandeur des montants évoqués par le quotidien, tout en insistant plutôt sur la réduction des coûts qu'ils représenteraient par rapport aux coûts actuels de construction d'un EPR en Europe..

Ou comment garder le moral quoi qu'il arrive
a écrit le 09/11/2019 à 18:10 :
J'espère surtout que si EDF met en place des centrales EPR, que la production de celle-ci sorte du marché bradé aux concurrents !!! EDF doit financer le furur démantèlement et stockage des déchets nucléaires, mais les concurrents rachètent à bas prix l'électricité nucléaire sans investir le moindre kopeck, ni dans le coût du démantèlement, ni dans le coût de construction .... il faut cesser de leur donner le beurre et l'argent du beurre !!!
Réponse de le 09/11/2019 à 21:26 :
En effet le coût du démantèlement très sous evalué est un cadeau aux concurrents.
a écrit le 09/11/2019 à 16:47 :
Nx commentaire corrigé :
C'est quoi cette embrouille ??
Faisons le compte:
P installée fin 2019 : 34 réacteurs X 900 +20 X 1300 + 4 X 1300 MW=62400 MW
D'ici 2035, on en arrête 16 inclus Fessenheim, les + anciens, soit : 16 x 900=14400 MW
Ds le même tps, on mes 7 EPR inclus Flamanville, soit 7 x 1500=10500 MW
Au final en 2035, la p totale installée est de 58500 MW, soit 94% de celle de 2019.
Que les X Pont ou mine d'EDF m'expliquent comment on pourra produire en 2035 25-30% d'électricité d'origine nucléaire en moins avec seulement une diminution de puissance installée de l'ordre de 6% ??? En les faisant fonctionner alternativement à mi tps ???
Réponse de le 12/11/2019 à 7:50 :
En exportant , dans toute l'Europe, pour qu'enfin ll'electricité y devienne avec un contenu minimum en CO2, comme en France
a écrit le 09/11/2019 à 16:29 :
Ce n’est pas cher pour continuer à exister. Sans énergie on est rien. Pour info, la Belgique (pour remplacer ces centrale nucléaires) et la Hollande (pour remplacer ses centrales au charbon) sont entrés en compétition pour avoir le bénéfice d’une centrale au gaz de rwe située à la frontière. La transition est tout juste commencée que c’est déjà la foire d’empoigne.
a écrit le 09/11/2019 à 16:20 :
C'est quoi cette embrouille ??
Faisons le compte:
P installée fin 2019 : 58 réacteurs X 900 MW=52200 MW ( valeur inf à la réalité, car les réacteurs les + récents st sup à 900 MW )
D'ici 2035, on en arrête 16 inclus Fessenheim, les + anciens, soit : 16 x 900=14400 MW
Ds le même tps, on mes 7 EPR inclus Flamanville, soit 7 x 1500=10500 MW
Au final en 2035, la p totale installée est de 48300 MW, soit 92.5% de celle de 2019.
Que les X Pont ou mine d'EDF m'expliquent comment on pourra produire en 2035 50% d'électricité d'origine nucléaire en moins avec seulement une diminution de puissance installée de l'ordre de 10-12% ??? En les faisant fonctionner alternativement à mi tps ???
Réponse de le 09/11/2019 à 20:12 :
a moyen terme (20-30 ans) ce ne sont pas 16 réacteurs qu'il faudra fermer mais presque tous pour cause d'obsolescence et de couts de maintenance prohibitifs.
Selon vos calculs, on aurait perdu 52 000 MW et il n'y aurait que les 7 EPR en production soit 10500 MW a peu près donc 20% de la production actuelle.

Le tout pour au moins 50 Milliards €, uniquement pour la construction, sans avoir inclus encore les frais de fonctionnement, de démantèlement, de traitement des déchets.
Il est plus que temps de se préoccuper de trouver des alternatives.
a écrit le 09/11/2019 à 15:48 :
Il manque une donnée cruciale : combien avec des EPR chinois ?
Réponse de le 10/11/2019 à 10:31 :
Nous devons proteger nos zelites technico-scientifique !
a écrit le 09/11/2019 à 14:35 :
Heu.... N'avons pas l'exemple a Flamanville?! Donc le chiffrage au vue des aléas est de fait plus élevé!

Du fait de la matière première, ont t'ils des contrats d'approvisionnement ? Car même si l'armée est labas, comment peut on dire qu'il n'y aura pas de variations?

Une prise de risque objective ! "Le Maire avait dénoncé "un manque de rigueur inacceptable"

Ne faisons nous pas prendre un risque comme ceux qui l'utilise a nos voisins?!

Donc la naïveté est de consister a croire que la solution binaire d'un état fatigué et ne trouvant pas de ressources pour acheter des cordes aux forces spéciales, serait de nature a faire croire que l'on peut garantir le futur alors que toute la politique économique de macron est de mettre l'ensemble de l'économie réelle en phase avec l'économie financière virtuelle?!

Je termine par dire que les questions et les réponses n'appartiennent pas a l'état au fait qu'il ne soit plus capable de tenir un discours qui de fait est une question que l'on peut renvoyer dans l'économie réelle.

Cascade de sous traitance, pas de service hormis le virtuel qui a la fin se traduit par des habitudes que l'on rencontre a présent dans tout les secteurs économiques.

Autrement dit, dans un monde de dérégulation totale.

Et pour terminer, entre le chiffre qu'annonce edf 7.5 M et le coût de Flamanville, le gap alors que ce n'est pas terminé et opérationnel est de 5 M.

Donc par extension, la somme de 46 milliards, si l'on met 33% en plus a chaque fois, a la fin cela coûtera 60 M a peu près. (et je ne compte pas les coûts des risques ci dessus).
a écrit le 09/11/2019 à 14:21 :
Oui le démarrage de l'EPR de Flamanville 3 n'est pas un problème technique mais surtout une decision politique, vu le fonctionnement depuis 2019 de l'EPR de Taishan.
Le Choix de la technologie EPR est un choix qui date depuis les années 90 et le partenariat franco allemand qui devait mettre en place une technologie EPR plus sur, plus propre et qui utilise le MOX. 46 millliards sur 20 ans pour les nouveaux réacteurs EPR en France, celà paraît acceptable mais il ne faudra pas dépasser le montant des travaux comme le dispendieux projet et réalisation de Flamanville 3. Oui le choix de l'EPR est notre vitrine d'avenir pour le nucléaire en France et pour la continuité du parc electronucléaire d'EDF. Donc oui le réacteur Flamanville 3 sera mis en fonctionnement en 2023.Comme il faut continuer a chercher ou à developper une filière nucléaire plus propre plus proch de l'utilisation des combustibles usés et recyclés sous forme de MOX donc oui le nucléaire peut avoir un avenir et non une fin inéluctable pour causes des ctastrophes nucléaires de type Fukushima (en 2011). Oui EDF, CEA et autres professionnels du nucléaire peuvent avoir de l'avenir pour un nucléaire plus propre, moins consommateur de combustible, plus intégré ( système automatique de fonctionnement et de maintenance). Donc vive l'EPR !
a écrit le 09/11/2019 à 14:19 :
Heu.... N'avons pas l'exemple a Flamanville?! Donc le chiffrage au vue des aléas est de fait plus élevé!

Du fait de la matière première, ont t'ils des contrats d'approvisionnement ? Car même si l'armée est labas, comment peut on dire qu'il n'y aura pas de variations?
a écrit le 09/11/2019 à 14:07 :
Mise à niveau post Fukushima + travaux pour prolonger de dix ans les 58 réacteurs approchant de leur DLC + des EPR pour prendre la suite + démantèlement des réacteurs arrêtés, ça donne le tournis (démanteler ça peut se faire en 100 ans, une fois le combustible éloigné du site).
J'ai remplacé ma VMC basique en une hygroréglable, économie de 100€/an d'électricité, -20% sur facture d'un coup mais amorti sur 3 ans (c'est cher l'économique) mais les réfrigérateurs 2019 ne semblent pas moins consommer que celui que j'ai (180kWh/an, 12 ans), aucun progrès. Peut-être une chaudière gaz moderne, l'existante consomme 160-180W d'électricité en hiver 24h/24, un peu à économiser (mais amorti en beaucoup plus de temps ! 3k€ la chaudière + 3k€ de pose & travaux).
Le scénario ADEME d'autonomie en pure électricité "verte" tablait avant tout, comme hypothèse de démarrage, qu'on réduise la consommation française de 50%, industrie et particuliers. Peut-être faisable en isolant mieux ceux qui se chauffent à l'électricité ? Sinon peut-on espérer des appareils, moteurs qui consomment presque "rien" en fonctionnement ? Vœu pieu ?
a écrit le 09/11/2019 à 13:56 :
on se chauffe par l'intermédiaire de l'électricité ! C'est complètement aberrant !
a écrit le 09/11/2019 à 13:36 :
46 milliards pour 46 millions de français actifs cela donne 1000 euros par personne Sur 20 ans ,50 euros par an. .Et comme les énergies renouvelables ne tiennent pas les promesses des naïfs c'est pas cher
a écrit le 09/11/2019 à 13:15 :
Si tous ces milliards servaient à l'isolation thermique du batît existant, à l'amélioration de la consommation électrique de tout l'électro ménager et autres produits bruns, à une vraie politique d'économie d'énergie, la construction de telles centrales pourrait être remise en cause. De plus l'équivalent d'une dizaine de réacteurs actuels ne servent qu'à exporter selon la période de l'année des millions de MW à des prix dérisoires. Cela dit les déchets ne s'exportent pas.
a écrit le 09/11/2019 à 12:27 :
La mise en service de l'EPR de Flamanville 3, n'est pas un problème technique mais un problème politique puisque le pouvoir a intérêt à garder FLA3 "sous le coude" comme marge de négociation avec les écologistes...
La meilleure preuve en est, du peu d'empressement d'eDF et de l'ASN pour mettre en œuvre des solutions techniques permettant le démarrage de cette tranche avant les élections de 2022...
Quand un pouvoir politique soutient des projets industriels et met la pression pour que des solutions techniques rapides soient apportées pour permettre de tenir les délais, cela fonctionne. La démonstration en a été faite par les Chinois avec les 2 EPR franco-chinois de Taishan (30% eDF), lesquels tranches fonctionnent déjà depuis un an !
Après les abandons de Creys-malville (F.Mitterand), Fessenheim (F.Hollande), il est clair que les hommes politiques français ont pris la très fâcheuse habitude de faire perdre des milliards au détriment de la collectivité (et in fine, des consommateurs) et ce, pour uniquement assurer leur réélection...
a écrit le 09/11/2019 à 11:46 :
Rien que le flamanville 3 il nous aura fait faire plus de 800 millions de pib par an pendant mini 15 ans avant même d'avoir produit le moindre gramme d'électricité. Là pour le coût (*) on va vraiment être riches.

Il faudrait néanmoins se poser la question si on ne devrait pas plutôt acheter des réacteurs coréens, russes, japonais.... ou de n'importe qui qui sait encore fabriquer des trucs normaux.

(*) humour lapin
a écrit le 09/11/2019 à 10:58 :
Donc il faut faire x 3 pour avoir le montant final.
Réponse de le 09/11/2019 à 16:45 :
Au moins 3x plus, sans compter le coût de démantelement du parc actuel qui est inchiffrable. Tenez, on a à peine commencer à démanteler le réacteur de recherche phénix sur la surgéneration, ce qui prendra entre 15 et 20 ans selon le CEA.

Son grand frère de triste mémoire qui a coûté 10 milliards et n'a jamais fonctionné correctement, a vu son démantèlement débuter en 2005 et le chantier se terminera en 2027. Une catastrophe industrielle.

Le démantèlement du parc actuel ne sera pas terminé que les EPR seront obsolètes
a écrit le 09/11/2019 à 10:53 :
Marrant notre président ne s'exclame pas que ça nous coute "un pognon de dingue !"
Réponse de le 12/11/2019 à 9:40 :
Non je ne veux pas dire ça, encore une fois.

Harcèlement signalé
a écrit le 09/11/2019 à 10:26 :
si l hypothèse se réalise, a l horizon 2030....on va mettre en service une grosse machine dont la technologie date des années 80.....on a peut être quelques questions légitimes à se poser sur la manière dont la recherche nucléaire est conduite dans ce pays.....

une soirée thema il y a trois ans..... montrait l éventuel intérêt à la technologie de centrale au thorium et sel fondu..... pour lesquels, par construction.... aucun risque de fusion....et déchets pendant la vie de la centrale réduits de 80%....

USA et Chine travaille sur le sujet..... ici, rien.... alors qu une démonstrateur ne couterait que 1 milliard....
Réponse de le 09/11/2019 à 14:38 :
Oui, c'est pourquoi il est anormal que d'autres solutions existent, et que nous gardions un système de dépendant de la matière première avant et après son utilisation. Et cela pour les générations qui arrivent. L'impériosité du risque est ce que nous ne devrions avoir par ce type de technologie.
Réponse de le 12/11/2019 à 7:57 :
"dont la technologie date des années 80".... et même bien avant. Déjà au 19 eme siècle on produisait de la vapeur pour faire de l'énergie mécanique... Pourquoi abandonnerait on un vieux principe qui fonctionne ? parce qu'il faut "réformer la France" ???
a écrit le 09/11/2019 à 10:23 :
Multipliez par 4 et vous aurez le montant...
a écrit le 09/11/2019 à 10:21 :
Existe t-il une autre solution pour produire une électricité de masse décarbonée, en principe cet argent sera être injecté dans notre économie ce qui est bon pour l'emploi - Reste la question des déchets qui devrait faire l'objet d'un même niveau d'investissement.
Réponse de le 09/11/2019 à 10:55 :
"en principe cet argent sera être injecté dans notre économie"

Si en effet cet argent est dépensé dans l'économie réelle ce sera un moindre mal, maintenant il va falloir complètement bouleverser les habitudes de la corruption généralisée du secteur investi par les pires filiations oligarchiques qu'il soit et en UE en déclin c'est loin d'être gagné...

Le nucléaire c'est comme tout, le problème n'est pas l'outil mais ceux qui en sont responsables.
Réponse de le 12/11/2019 à 10:47 :
@ multipseudos:

"C'est amusant"

C'est vrai que t'as vachement l'air de t'amuser toi hein... -_-

Signalé et si je peux pas éviter le peine à penser vous virez mon commentaire...
a écrit le 09/11/2019 à 9:54 :
Je serais tenté de rajouter, en premiere intention.

A se demander si on aurai pas meilleur compte a acheter des reacteurs coreens ou russes ou autre.

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