Nucléaire : le plan d'EDF pour adapter ses centrales au manque d'eau
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Golfech
Reuters
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Le sujet a animé des débats houleux ces dernières semaines : le parc nucléaire d'EDF peut-il s'adapter au réchauffement climatique, et notamment à la multiplication des sècheresses qu'il implique ? Dans un rapport publié en mars, la Cour des comptes pointait des ajustements nécessaires face aux changements de températures de l'air et de l'eau à venir, ou encore aux étiages (la baisse de débit des cours d'eau) sévères.
Car pour être refroidis en permanence, les réacteurs prélèvent de l'eau et la rejettent plus chaude. Un processus qui a posé problème l'été dernier, alors que la Garonne risquait de dépasser les seuils de température autorisés pour ne pas nuire à la reproduction des poissons et éviter la prolifération des algues, poussant EDF à demander une dérogation afin que les centrales de Golfech et du Blayais puissent malgré tout continuer de produire de l'électricité.
Pour déminer le terrain, et alors qu'une bataille de chiffres fait rage côté politiques sur la consommation d'eau du nucléaire, EDF a convoqué les journalistes à son siège parisien, mardi après-midi. Au menu : une « masterclass » de 3 heures concernant l'impact du changement climatique sur ses installations, dont la question du réchauffement des fleuves et rivières. « Nous y travaillons depuis 1990, et nous avons réalisé une première étude sur le débit et la température des cours d'eau dès 1997 », a souligné Sylvie Parey, ingénieure chercheure à la direction R&D du groupe.