Offre de Veolia: le président de Suez alerte sur "la menace de pertes d'emplois"
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Pascal Rossignol
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Depuis deux semaines les tensions entre Veolia et Suez ne cessent de gonfler. Juste avant la rentrée, Veolia, leader mondial du traitement de l'eau et des déchets, a annoncé vouloir racheter son concurrent historique Suez, en commençant par la reprise de l'essentiel des parts (29,9%) détenues par Engie. Pour la première fois, le président de Suez, Philippe Varin, riposte. Dans une interview accordée au Journal du dimanche, il met en garde contre un risque de plan social si son rival parvenait à ses fins.
Et de poursuivre :
Entre les deux groupes, la bataille d'influence porte particulièrement sur l'emploi, sur lequel l'Etat, actionnaire de référence d'Engie, a prévenu qu'il serait vigilant sans pour autant s'opposer à l'opération.
"Je compte bien convaincre le Premier ministre que sur le fond, ce projet a des failles. Il comporte de considérables risques d'exécution", avance M. Varin, qui parle d'une offre "très hostile" de Veolia.
En début de semaine, le président d'Engie avait annoncé qu'il étudierait attentivement un "nouveau projet" de Suez s'il parvenait à lui présenter rapidement "une offre alternative". Jean-Pierre Clamadieu, à la tête du conseil d'administration d'Engie, estime toutefois que l'offre de Veolia "a une réelle logique, des points forts et des questions qu'il faut regarder avec attention" même s'il a également "l'impression" que l'offre proposée est "un petit peu sous-estimée".
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Si une vente se concrétise, Engie a ensuite l'intention avec ces nouvelles ressources financières "d'investir plus dans les renouvelables" pour se rapprocher des "meilleurs acteurs mondiaux" que sont Enel ou Iberdrola.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

(Avec AFP)
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