Rio Tinto s'engage à maintenir sa production de cuivre malgré la chute des cours

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Le géant minier Rio Tinto veut maintenir le même rythme de production de cuivre et mise sur le low cost pour faire face à la chute des cours.
Le géant minier Rio Tinto veut maintenir le même rythme de production de cuivre et mise sur le low cost pour faire face à la chute des cours. (Crédits : reuters.com)
Fidèle à sa stratégie low cost, le groupe minier anglo-australien veut maintenir sa production de cuivre pour survivre et se démarquer de Glencore. En Bourse, les cours des métaux sont au plus bas depuis cinq ans.

Pour le géant minier Rio Tinto, il serait "illogique" de réduire sa production de cuivre dans le contexte actuel. Jean-Sebastien Jacques, chef de la branche cuivre et charbon de Rio Tinto a confirmé au Financial Times lundi 12 octobre que le groupe n'avait pas l'intention de baisser le niveau de production, malgré la chute globale des cours des métaux. Pour le groupe, cela laisserait le champs libre aux concurrents qui pratiquent des tarifs plus élevés, comme Glencore.

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Rio Tinto, tout comme l'autre leader du marché des matières premières BHP Billiton, a ainsi fait le choix d'augmenter la production de ses principales marchandises, pariant sur le low-cost pour préserver ses parts de marché, comptant sur la faillite des concurrents "high cost".

Ce même lundi, le géant suisse des matières premières et rival Glencore a annoncé vendre deux de ses mines de cuivre en Australie et au Chili. Quelques jours plus tôt, le groupe déclarait procéder à des licenciements et réduire d'un tiers sa production de zinc après une nouvelle chute des cours des métaux, au plus bas depuis cinq ans, et notamment de zinc (-30% depuis mai dernier). En un an, le groupe a reculé de 71% en Bourse.

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Une réduction de la demande chinoise

Rio Tinto a ainsi dépensé des milliards dans un projet d'exploitation de cuivre en Mongolie, alors que les cours de ce métal ont chuté de 20% cette année, principalement à cause de la réduction de la demande chinoise - la Chine comptant pour 40% de la consommation mondiale de cuivre.

 "Suis-je inquiet à propos de la Chine ? Non, je ne le suis pas, explique Jean-Sebastien Jacques, de Rio Tinto. Quand on regarde les commandes qu'on a aujourd'hui, est-ce qu'on a des difficultés à placer nos produits en Chine ? La réponse est non."

Rio Tinto dispose d'une bonne capacité à appréhender le marché chinois, grâce à sa mine de OYU Tolgoi, située dans le désert de Gobi, dont les fonderies produisent du concentré de cuivre. L'entreprise fait près de 20% de bénéfices sur ce métal, sa deuxième marchandise la plus rentable. Pour autant, le chef du secteur cuivre et charbon chez Rio Tinto ne s'attend pas à ce que les prix du cuivre remontent prochainement, sous l'effet des fonds spéculatifs qui se basent sur le cuivre pour lancer des paris à la baisse sur la Chine.

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