Russie : la production de pétrole atteint un nouveau pic

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La raffinerie de  Novokuibyshevsk, près de la ville de Samara dans le sud-ouest de la Russie.
La raffinerie de Novokuibyshevsk, près de la ville de Samara dans le sud-ouest de la Russie. (Crédits : REUTERS/Nikolay Korchekov)
Du jamais vu depuis la chute de l'URSS. La production de pétrole russe a atteint plus de 47 millions de tonnes en octobre, soit 11,2 millions de barils par jour. Une performance qui pourrait poser problème au moment du gel de la production prévu dans le cadre d'un accord global entre pays producteurs.

La production de pétrole russe se porte pour le mieux. Le mois dernier, la barre des 47 millions de tonnes (47,386 millions), soit 11,2 millions de barils par jour (+0,1%), a été franchie, contre 45,483 millions de tonnes en septembre. Ces chiffres, alimentés par une augmentation des forages, les compagnies pétrolières russes cherchant à profiter de l'affaiblissement du rouble pour exporter, représentent un nouveau pic post-soviétique.

Le ministère de l'Energie s'attend à ce que la production pétrolière russe atteigne 548 millions de tonnes en 2017, soit 11 millions de barils par jour avec l'arrivée en exploitation de nouveaux champs. En 2019, elle pourrait même atteindre un pic de production de 570 à 575 millions de tonnes grâce aux investissements réalisés dans le secteur avant l'entrée en vigueur de sanctions occidentales contre Moscou liées à la crise ukrainienne, a dit Valery Nesterov, analyste de Sberbank CIB.

Difficultés en vue pour la Russie ?

A l'échelle de l'Opep, la production pétrolière des 14 membres a aussi atteint un plus haut récent en octobre, sous l'effet notamment d'une hausse des extractions du Nigeria, de la Libye et de l'Irak.

Dans le même temps, des responsables de l'Opep ont approuvé lundi un document fixant les grandes lignes de la stratégie à long terme du cartel, signe de rapprochement des positions de ses membres concernant la gestion des niveaux de production de pétrole, et donc des prix. Mais la baisse effective de la production reste à mettre en oeuvre, alors que ce nouveau pic russe souligne les difficultés que pourraient rencontrer les autorités du pays pour geler la production dans le cadre d'un accord global entre pays producteurs pour soutenir les cours.

Les experts de l'Opep réunis à Vienne vendredi n'ont pas pu s'entendre sur les modalités d'application de leur accord de principe de réduction de la production, en raison de désaccords sur les niveaux de production de l'Iran.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 03/11/2016 à 9:51 :
Il est pas près de monter le pétrole, pourtant c'est pas faute d'efforts acharnés de la part des marchés financiers, les gars ils doivent pas comprendre pourquoi ça ne répond pas comme d'habitude, normalement toutes les activités doivent suivre la volonté des financiers mais là décidément ça ne veut pas.

Le début de la fin des gardiens du temple espérons le.
a écrit le 03/11/2016 à 8:26 :
Et les Russes construisent 3 méga-pipelines en direction de la Chine et l'Asie du Sud Est, car les asiatiques sont en plein essort et concentration urbaine. Autant dire que la fin du pétrole n'est pas pour demain, et les tempérératures globales vont encore légèrement monter. Il est temps de commencer l'agriculture au Groenland...
a écrit le 02/11/2016 à 16:09 :
Il y a des pays qui stockent de brut et font de réserve stratégique , notamment la chine l'inde etc..
a écrit le 02/11/2016 à 14:36 :
Donc le pétrole est remonté de 25% depuis février sur des promesses de baisse de production alors qu'en réalité tous les acteurs n'ont jamais autant produit en octobre... ça résume la perfection du "marché"...

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