Total et Equinor lancent la production du gigantesque gisement norvégien Johan Sverdrup

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(Crédits : Equinor ASA – Espen Rønnevik/Øyvind Gravås))
Plus gros gisement découvert au large de la Norvège depuis les années 1980, "Johan Sverdrup" a des réserves d'environ 2,7 milliards de barils équivalent-pétrole. La construction des infrastructures de Johan Sverdrup devrait mobiliser 150.000 emplois entre 2015 et 2025.

La production de la phase 1 du gigantesque gisement norvégien Johan Sverdrup a commencé samedi et permettra d'atteindre 440.000 barils équivalent pétrole par jour, a-t-on appris lundi auprès de Total et Equinor, opérateurs du projet.

"La production de la phase 1 du champ géant de Johan Sverdrup a démarré, avec plus de deux mois d'avance sur le calendrier et un budget plus de 30% inférieur à celui initialement prévu. Au total, 10,5 milliards de dollars ont été investis", précise un communiqué de Total.

Plus gros gisement découvert au large de la Norvège depuis les années 1980, Johan Sverdrup a des réserves d'environ 2,7 milliards de barils équivalent-pétrole.

"À son pic, ce champ représentera un tiers de la production pétrolière totale de la Norvège et produira des barils à un niveau bas record d'émission de CO2", ajoute Eldar Saetre, le PDG d'Equinor dans un communiqué de son groupe.

"Johan Sverdrup devrait générer plus de 1.400 milliards de couronnes de revenus (près de 154 milliards de dollars), dont 900 pour l'État norvégien."

Le français Total compte 8,4% des parts, Equinor 42,6%

Grâce au rachat du danois Maersk Oil pour 7,45 milliards de dollars en 2018, le groupe pétrolier français compte 8,40% des parts du projet dans lequel le groupe énergétique norvégien Equinor (42,6%) est majoritaire. Le Suédois Lundin Norway (20%), la société publique norvégienne de participations Petoro (17,36%) et le Norvégien Aker BP (11,6%) sont également présents au tour de table.

Le démarrage de la phase 2, approuvée en mai par les autorités norvégiennes, est prévu pour le quatrième trimestre 2022. À son apogée, la production devrait atteindre 660.000 barils par jour. La construction des infrastructures de Johan Sverdrup devrait mobiliser 150.000 emplois entre 2015 et 2025.

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a écrit le 08/10/2019 à 13:09 :
A son apogée, cela représentera 0.5 % de le consommation mondiale
a écrit le 07/10/2019 à 14:27 :
À son pic, ce champ représentera un tiers de la production pétrolière totale de la Norvège et produira des barils « à un niveau bas record d'émission de CO2",
Très forts les communicants Total , encore un exemple de discours faussement écologique.
Mais personnellement cela ne me dérange pas, car le CO2 n’a pas beaucoup d’incidence sur le réglage du climat comme expliqué ici ;
http://www.science-climat-energie.be/2018/08/06/le-co2-et-le-climat-avec-et-sans-effet-de-serre/
6 août 2018atmosphère et CO2, climat, effet de serreGeorges Geuskens
a écrit le 07/10/2019 à 14:18 :
"produira des barils à un niveau bas record d'émission de CO2"

Faut sortir d'une grande école pour être capable de sortir ça sans trembler des genoux ?
a écrit le 07/10/2019 à 12:16 :
Le but n'est pas de critiquer pour critiquer, mais pour relativiser certaines choses :

Le fond souverain norvégien a annoncé qu'il n'investira plus dans les entreprises de l'énergie fossile, mais dans le même temps il reste alimenté par les recettes du pétrole de Norvège. Et la Norvège continue de mettre en service un nouveau site d'exploitation pétrolière.

Après, cela n'enlève rien à la bonne gestion que fait la Norvège de ses revenus pétroliers.
Réponse de le 07/10/2019 à 13:42 :
Et ca n'empêche pas la Norvège d'avancer sur la transition énergétique...
L'un n'empêche pas l'autre.

Nous, on est des imbéciles.

Alors qu'on a des ressources énormes probables en Guyane, on va continuer à importer du pétrole du moyen orient et du gaz de russie.
Plutôt que de remplir notre propre fond souverain et de transition énergétique, on se ruine à acheter à l'étranger et on n'a pas les moyens de faire notre transition sans étrangler notre économie et violenter notre société.
Réponse de le 07/10/2019 à 16:31 :
"réponse de..." Ok si c'est de l'offshore comme en Norvège.
Mais si c'est pour deforester la forêt amazonienne alors on a tt faux...car on donne des billes à Bolsonaro qui arguerait qu'il deforeste pour nourrir la planète et non pour produire du pétrole.
a écrit le 07/10/2019 à 12:06 :
Souvenez-vous de la periode de la fin des annees 70. On evoquait le peak-oil.
La fin du petrole n'est pas pour demain.
Loin de la, les avions vont continuer de voler, les autos de rouler.
Les pollutions diverses continueront a empoisonner les plus fragiles.
La petite suedois e n'est pas sortie de l'auberge.
C'est cela l'humanite, le profit.
Réponse de le 07/10/2019 à 12:44 :
De toute façon l'électricité devra être produite, les écolos condamnent le nucléaire, et les batteries et les éoliennes pollues en amont et au recyclage et sont incapable de produire dans les moments de surconsommation et sont tributaires de la météo, sans compter les problémes de santé avec 400 kg de batteries sous vos fesses sur les voitures et les superchargeurs qui produisent des ondes électromagnétiques. Mais rien ne vous empêche de vivre dans une grotte avec un feu de bois.
Réponse de le 07/10/2019 à 13:37 :
"La fin du pétrole n'est pas pour demain." ouf, imaginez le carburant à 10€/L sans TICPE (fixe, au litre) ni TVA (sur le produit et sur la TICPE aussi), on ferait du vélo...
Plantons des arbres, des pommiers par ex (comme aurait dit J.Chirac).
40% du CO2 mondial vient du charbon, continuons.
Si on dégage du CO2 mais arrive à le faire absorber (captation à la source et réduction en méthanol (carburant), ou photosynthèse des plantes/arbres), le bilan sera nul, pas d'effet de réchauffement suite à une présence en excès mais la ressource se "raréfiera" quand même. Ce qui est fossile est limité en quantité.
Réponse de le 07/10/2019 à 14:19 :
Et de fait, le peak oil pour le pétrôle conventionnel a été atteint en 2008; il y a 11 ans déjà...
Réponse de le 07/10/2019 à 14:24 :
L'humanité c'est la cupidité, défaut plus ancien que les pyramides et probablement inscrit dans nos gènes.

Le libéralisme économique , c'est ériger la cupidité en vertu cardinale, alors que tout le processus civilisationnel consiste à canaliser nos défauts les plus criants (tuer, voler, prendre la femme du voisin, accepter le loi du plus fort sur celle du droit et du sentiment de Justice)...

De renoncement en renoncement, la société en est arrivée à réprimer plus fort celui qui frappe un homme, que celui qui le tue par la misère.
Réponse de le 07/10/2019 à 18:07 :
@absolument

A l' ouest de St pierre et Miquelon , il y a un gisement et dans le canal du Mozambique un autre entre Madagascar et Mayotte....? ce pourquoi les barbus de l' archipel des Comores veulent récupérer la petite île .

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