UE : la France arrache la reconnaissance du rôle du nucléaire pour le climat
Juliette Raynal
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La centrale nucléaire de Golfech dans le Tarn-et-Garonne.
Reuters
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La centrale nucléaire de Golfech dans le Tarn-et-Garonne.
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C'est une victoire arrachée au forceps par la France. Ce matin, le Conseil et le Parlement européens sont parvenus à un accord provisoire sur un texte clé pour le climat, qui consacre la reconnaissance du rôle de l'énergie nucléaire dans l'atteinte des objectifs de décarbonation de l'Union européenne. « C'est une avancée de principe importante » a salué la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher.
Très concrètement, cela signifie « que le développement des énergies renouvelables visent bien uniquement à éliminer les énergies fossiles et ne doit pas conduire à effacer des réacteurs nucléaires », a-t-elle précisé.
Cette reconnaissance était très loin d'être gagnée tant les crispations étaient fortes entre les partisans de l'atome civil, emmenés par Paris, et leurs détracteurs, Berlin en tête. Les positions entre le groupe pronucléaire (France, Bulgarie, Croatie, République tchèque, Hongrie, Finlande, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Slovaquie, Slovénie) et le groupe anti (Allemagne, Autriche, Danemark, Irlande, Luxembourg, Portugal, Espagne) étaient tellement éloignées que, selon nombre d'observateurs, l'obtention de ce compromis à l'aube relève du petit miracle.
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Preuve que le sujet est extrêmement sensible, le nucléaire, même s'il est reconnu, n'est, a priori, pas explicitement cité dans le texte final. La présidence suédoise du Conseil aurait privilégié une formulation bien plus alambiquée faisant référence « aux efforts complémentaires de décarbonation incluant le développement d'autres sources non fossiles » aux côtés des renouvelables.
Juliette Raynal