Après le budget, place à la protection de l'industrie, priorité annoncée du locataire de Bercy. Il compte ainsi réunir les forces politiques autour de la thématique du soutien à la production de biens, à l'image de sa proximité affichée avec le sénateur socialiste Claude Raynal, président de la commission des finances du Sénat, lors d'un déplacement à Toulouse jeudi 13 février. « C'est le pari secret du ministre. La protection de l'industrie est un sujet qui doit rassembler tout le monde », partage l'entourage d'Éric Lombard.
Le ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle a ainsi annoncé le début d'un nouveau chantier de simplification normative et réglementaire à l'occasion d'un déplacement dans une usine d'Airbus. Le locataire de Bercy veut notamment s'appuyer sur des propositions en la matière des communistes, évoquées lors des discussions autour de la construction du budget.
C'est en quelque sorte une première réponse à la grogne des grands patrons, qui émerge depuis quelques semaines dans l'Hexagone. « Nous avons des spécificités réglementaires françaises trop lourdes, cela ralentit les entreprises. Il faut nous laisser travailler », a dès lors commenté Guillaume Faury, le CEO d'Airbus, quelques instants après les propos du ministre. Lors d'une audition au Sénat, France Chimie a regretté que l'inflation normative représente 8 % de sa valeur ajoutée en 2024, contre 5 % en 2021.