La biscuiterie Maison Le Goff va afficher l’impact environnemental de ses gâteaux
Pascale Paoli Lebailly
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À partir d'avril, Maison Le Goff affichera l'impact environnemental de ses gâteaux et biscuits apéritifs commercialisés dans sa nouvelle marque propre.
Afin de s’engager dans une production plus vertueuse, la biscuiterie morlaisienne Maison Le Goff a déjà modifié ses emballages. Elle s’empare désormais du barème Planet-score pour afficher l’impact environnemental de ses biscuits sucrés, salés et autres cookies. Si son activité agro-alimentaire reste dominée par les marques distributeurs, la PME a lancé une gamme de produits en marque propre. Elle défend la qualité, innove sur l’emballage et le bio, et milite pour plus de transparence auprès des...
Elle assume son niveau « E » au Nutri-score, car ses produits gourmands sont à base de beurre et de sucre. « Et ce ne sera jamais autre chose ! » En revanche, la biscuiterie Maison Le Goff, fondée en 1950 à Saint-Martin-des-Champs, près de Morlaix en Finistère, retravaille ses produits pour être mieux-disante sur l'environnement.
À partir d'avril, l'entreprise, qui génère la majorité de son chiffre d'affaires (5,5 millions d'euros en 2022) en marque distributeur (MDD), affichera l'impact environnemental de ses gâteaux et biscuits apéritifs commercialisés dans sa nouvelle marque propre.
Maison Le Goff fait partie des premiers industriels bretons à s'emparer du Planet-score. Apposée sur chaque emballage, cette étiquette détaille la valeur environnementale des produits en attribuant un score (A,B,C,D,E) au regard des pesticides, de la biodiversité, du climat et du mode d'élevage.
Du bio pour le sucre
« Un premier affichage sera lancé au printemps sur une innovation sucrée, puis l'étiquetage sera déployé au fur et à mesure sur les produits existants en renouvellement d'emballage et sous deux ans sur l'ensemble de la gamme, soit 40 à 50 produits à terme », déclare Marie-Laure Jarry, la directrice générale de Maison Le Goff.
Pour passer en note B, au lieu de C, sur le Planet-score, la biscuiterie, qui vend chaque année 2.000 tonnes de produits en grande distribution, a accru les exigences de sa marque.
«Avec nos approvisionnements made in France et Bretagne, nos recettes habituelles faisaient déjà la part belle à des ingrédients responsables et locaux. Pour passer nos produits conventionnels en note B et améliorer notre score sur le bien-être animal, nous avons basculé certains ingrédients en bio comme le sucrede betterave des Hauts-de-Franceet le beurre. Il ne s'agit pas de notre objectif final, mais d'un point de départ pour continuer à faire mieux »,insiste Marie-Laure Jarry.
Cette démarche d'affichage environnemental n'est pas sans incidence : l'intégration du Planet-score engendre une hausse du prix des ingrédients. Actuellement de trois centimes, l'écart de prix de revient devrait se creuser dans les prochains mois.
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