La mise en place en 2023 d'une « garantie électricité » pour les entreprises, qui prendra en charge une partie de la facture qu'elles doivent payer, parviendra-t-elle à calmer les inquiétudes des entreprises bretonnes? Comme leurs homologues des autres régions, elles sont en première ligne dans la crise énergétique et voient leurs notes de gaz et d'électricité flamber.
Tous les secteurs sont impactés, mais l'industrie est particulièrement exposée. « L'industrie concentre une hausse moyenne des factures de 85% et pourrait aller jusqu'à 137% au premier semestre 2023 menaçant le troisième secteur d'emploi en Bretagne » s'est inquiété Thierry Troesch, chef de file régional de France Industrie, lors de l'assemblée générale, fin octobre à Saint-Malo, de la CCI Bretagne à propos de sa stratégie 2022-2026. Les débats se sont longuement attardés sur les questions d'énergie, de sobriété et de décarbonation.
« La crise énergétique impacte à la fois la production, avec des baisses potentielles de production (chômage technique) allant jusqu'à moins 10%, la compétitivité, la profitabilité des entreprises et les approvisionnements » a ajouté Thierry Troesch. Malgré les carnets de commandes qui restent bons, certaines entreprises n'ont plus de fournisseur d'énergie fiable et subissent en parallèle « l'inflation et la pénurie de matières premières ».