Le contraste est manifeste. La Semaine de l'Industrie - qui s'ouvre dans le pays ce lundi 18 novembre - n'a jamais autant mobilisé les entreprises : 7.400 événements, dont 800 job dating et cinq millions de participants attendus, contre seulement 2.500 événements l'année passée et un peu plus de deux millions de participants. Cependant, cet événement, qui doit attirer les jeunes vers l'industrie, s'ouvre dans un contexte très morose pour le secteur.
Autour des annonces du groupe Michelin de fermer deux usines dans l'ouest de la France (plus de 1.000 emplois menacés), une multitude de « petits » plans sociaux dans divers secteurs de l'industrie manufacturière agite l'actualité, à l'image de Plastivaloire. L'éventuelle saignée industrielle, avec 150.000 emplois menacés à moyen terme selon la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet, laisse même craindre une montée de la colère dans les villes moyennes.
« Oui, nous avons certaines filières qui connaissent des difficultés. C'est le cas de l'automobile, de la chimie et de la sidérurgie. Mais nous avons aussi des filières en pleine forme comme l'aéronautique. Nous avons des usines qui ouvrent plus nombreuses que des usines qui ferment, il faut le dire ! Dans l'ensemble, le tableau est quand même contrasté dans l'industrie », reconnait Marc Ferracci, en déplacement à Toulouse, ce lundi 18 novembre, au sein du lycée Airbus.
Si son ministère a engagé une bataille des chiffres pour démonter que la réindustrialisation n'est pas à l'arrêt, il est tout de même clair que la dynamique enregistrée ces dernières années n'est plus du tout la même depuis quelques mois. En France, la réindustrialisation est à l'arrêt ou presque depuis le début de l'été.