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Energies renouvelables en Europe : où se situe la France ?

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(Crédits : Pixabay)
L’Europe, qui s’est rapprochée en 2016 de son objectif de développement des énergies renouvelables d’ici 2020, selon le baromètre EurObserv’ER, doit toutefois encore mettre un coup d’accélérateur. Filière par filière, le document a classé les pays de l’Union selon leur état d’avancement.

La part de l'énergie produite à partie de sources renouvelables dans la consommation brute d'énergie finale, au sein de l'Union européenne, a légèrement augmenté en 2016. Elle est ainsi passée de 17%, contre 16,7% en 2015, selon les chiffres du baromètre EurObserv'ER, qui révèle en outre une part de 29,6% des énergies renouvelables dans la production d'électricité au sein de l'Union sur 2016 (28,8% en 2015), et de 19,1% dans la consommation de chaleur (18,7% un an plus tôt).

Au total, ce sont 83 milliards d'euros de dépenses dans les énergies fossiles qui auraient été évitées grâce aux énergies nouvelles en 2016.

Le document met en avant la « nécessité d'accélérer le développement des EnR en Europe », là où en 2016, « l'UE-28 a franchi une nouvelle étape la rapprochant de son objectif de développement des énergies renouvelables à fin 2020 ». Ainsi, précise EurObserv'ER, « selon Eurostat, la part des filières renouvelables dans la consommation brute d'énergie finale était de 17% en 2016 ». Le double du niveau enregistré en 2004. Restent trois points à l'UE pour atteindre son objectif de 2020.

Le baromètre détaille, filière par filière, le classement des pays de l'Union au regard de leur situation face à chaque source d'énergie nouvelle. En voici le sprincipales :

Eolien : la France au pied du podium

Ici, EurObserv'ER dépeint « une Europe à plusieurs vitesses » où le marché de l'éolien « est resté actif avec une puissance supplémentaire en fonctionnement de près de 13 000 MW en 2016 ». Au total, la puissance totale du parc de l'Union européenne se montait à 154,4 GW fin 2016.

Avec 11 467 MW installés à la fin de l'année 2016, la France se classe quatrième des pays de l'Union, au pied d'un podium où l'on trouve l'Allemagne (49 592 MW), l'Espagne (23 033 MW) et le Royaume-Uni (16 217 MW). Le classement des quatre premiers est inchangé sur la production d'électricité éolienne (21 400TWh pour la France).

Photovoltaïque : toujours quatrième

Sur le photovoltaïque, le baromètre rapporte la situation d'une Union européenne dont la puissance nouvellement connectée a diminué en 2016. Selon EurObserv'ER, « elle n'a augmenté que de 6 122 MW durant l'année 2016 contre 8 006 MW en 2015, soit une baisse du rythme de croissance de 23,5 % ». Des chiffres quelque peu moroses que l'organisme attribue, « en grande partie » à « la baisse du rythme de connexion des marchés britannique et français ».

Au final, en 2016, « la puissance additionnelle permet toutefois au parc de l'Union de franchir le cap des 100 GW en toute fin d'année 2016, avec 100 800 MW ».

Au classement de la puissance installée, la France est de nouveau quatrième (7 320 MW), devancée par l'Allemagne (40 714 MW), l'Italie (19 283 MW) et le Royaume-Uni (11 899 MW). Même situation sur la production d'électricité d'origine photovoltaïque (quatrième place avec 8 160 GWh produits en 2016).

Solaire thermique : sixième puissance installée

Selon EurObserv'ER, « les fondations du marché européen du solaire thermique sont de plus en plus fragilisées ». La puissance thermique des installations solaires thermiques nouvellement mises en place a été de 1 810 MWth en 2016, en baisse de 5,1% sur un an. Au total, « la superficie du parc de l'Union européenne s'établit à environ 50,4 millions de m², en augmentation de 3,6 % par rapport à 2015 ».

On retrouve la France en sixième position quant à la puissance installée en 2016 (84,1 MWth), loin derrière l'Allemagne (536,2), le Danemark (334,8), la Grèce (190,4), l'Espagne (148,5) et l'Italie (148,2). Quant au parc de capteurs solaires thermiques installés la même année, l'Hexagone reste sixième (2 113 MWth), devancée largement par l'Allemagne, l'Autriche et la Grèce.

Géothermie : quatrième, l'Italie loin devant

Sur la puissance nette exploitable des centrales électriques géothermiques, on retrouve la France en quatrième position (17,1 MWe). Sont premiers l'Italie, de très loin (767,2 MWe), suivie de l'Allemagne (29,0) et du Portugal (25,0). En termes de consommation de chaleur issue de la géothermie, la France est cette fois deuxième (134,6 Ktep), derrière l'Italie (144,1) mais devant la Hongrie (115,0). Enfin sur la puissance des réseaux de chaleur installés, la France est première (492,5 MWth en 2016), devant l'Allemagne (300,6).

Pompes à chaleur : le deuxième parc d'Europe

Sur un marché européen dominé par les technologies aérothermiques, la France possède le deuxième parc global (aérothermie + géothermie), avec 5 237 423 installations. C'est l'Italie qui domine largement le secteur avec un peu plus de 19 millions de pompes installées !

Les autres énergies renouvelables

Sur le biogaz, la France possède la cinquième production brute d'électricité à partir de celui-ci (1 901 GWh en 2016) et la quatrième production brute de chaleur (40,6 Ktep). Pour les biocarburants, c'est encore mieux, avec une première place sur la consommation en 2016 (3 115 tep). La France se classe en outre deuxième, derrière l'Allemagne, sur la consommation de déchets urbains renouvelables (1 240 Ktep). Sur ce poste, elle possède la quatrième production d'électricité de l'Union (2 163 GWh), la deuxième de chaleur (602 Ktep en 2016).

Sur la biomasse solide, la France détient la deuxième production comme la deuxième consommation de l'Union en énergie primaire, une nouvelle fois derrière l'Allemagne.

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