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Le véhicule hybride séduit de plus en plus

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(Crédits : Toyota)
Depuis plus d’un an, le marché des véhicules hybrides est en constante augmentation. Cette progression se fait essentiellement au détriment du diesel.

Est-ce une conséquence à long terme de l'affaire du « Dieselgate » révélée en 2015 ? Ou bien le signe d'un changement des mentalités ? Toujours est-il que depuis un an, la part des véhicules hybrides dans les ventes automobiles grandit, tandis que, sur cette période, le diesel recule sensiblement. Selon le cabinet Roland Berger, la part des véhicules hybrides ou électriques pourrait même atteindre un tiers du marché européen d'ici 2030.

Embellie dans le neuf et l'occasion

En France, en 2017, sur les 2 110 751 véhicules immatriculés, 3,9% étaient des modèles hybrides (source : Comité des Constructeurs Français d'Automobiles / CCFA). Si ce chiffre semble encore faible par rapport au poids des voitures essence (47,6 %) et diesel (47,3%), il marque un bond considérable. Les ventes d'hybrides neufs connaissent en effet une hausse de près de 40% par rapport à l'an dernier (81 547 modèles contre 58 385), tandis que les motorisations diesel chutent de 5%.

Même constat sur le marché de l'occasion où les volumes restent encore marginaux (53 653 transactions soit un peu moins de 1% du marché), mais où la progression atteint 21%, alors même que le diesel régresse de 2% (source : bilan 2017 du site Autoscout24). Tout cela au moment où Toyota, distributeur pionnier dans le domaine avec sa Prius commercialisée depuis 1997, annonce avoir passé la barre des 11 Millions de véhicules hybrides vendus dans le monde.

Des mesures incitatives

Cette tendance semble se prolonger depuis le début de l'année. Selon le CCFA, les immatriculations de véhicules hybrides ont encore grimpé de plus de 25% au premier trimestre 2018. Désormais, ces modèles atteignent la barre historique des 5% du marché.

Alors que le bonus écologique a disparu depuis l'an dernier, une progression aussi constante confirme l'intérêt des consommateurs pour ces motorisations. La chute annoncée du prix des batteries électriques (divisé par deux depuis 2010 et par quatre d'ici 2025 selon le Blackrock Investment Institute), n'y est sûrement pas étrangère. Mais les objectifs de réduction des émissions de CO2 jouent aussi leur rôle, en poussant les constructeurs à diversifier leur gamme vers des modèles plus « propres ». La Commission Européenne a fixé la limite à 95 g/km d'ici 2021.

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