Économie circulaire : l'énergie à la rescousse ?
Fanny Costes - Article partenaire Enedis

LTDE - Déchetterie, économie circulaire
C-Djama Fotolia
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Rien ne doit se perdre. Qui dit économie circulaire, dit chasse au gaspillage des ressources et accroissement du rôle des territoires pour faciliter des boucles de production/consommation locale. L'énergie, essentielle aux industries, aux collectivités et à la population, se trouve ainsi au centre de sa mise en œuvre.
Une contribution que confirme le président de la société IDEX (leader indépendant de l'efficacité énergétique en France), Thierry Franck de Préaumont.
Ces nouvelles formes d'usage de l'énergie se développent déjà. A commencer par le déploiement des énergies renouvelables. Elles contribuent à l'économie circulaire parce qu'elles permettent de ne pas épuiser de ressources fossiles comme le charbon ou le pétrole.
Mais l'on connaît moins l'immense potentiel de la récupération d'énergie. L'énergie dite « fatale » qui s'échappe des milliers de calculateurs abrités dans des data centers ou de nos industries par exemple. « On estime aujourd'hui que 30 % de la consommation énergétique française, soit 150 térawattheures, est perdue dans l'industrie », a ainsi chiffré François-Michel Lambert, député des Bouches-du-Rhône et président-fondateur de l'Institut de l'économie circulaire, lors de la première lecture du projet de loi de transition énergétique.
Les technologies pour la réutiliser existent et les premières expériences de récupération d'énergie sont très convaincantes.
Car l'énergie se trouve aussi là où on l'attend le moins. Dans nos eaux usées donc, et dans nos déchets. Lorsqu'ils ne sont pas recyclables, ils peuvent être valorisés comme ressources énergétiques pour produire de l'électricité et/ou de la chaleur. C'est le cas des résidus agricoles que l'on peut transformer grâce à la méthanisation, mais aussi des déchets de bois ou issus de la restauration.
La contribution de l'énergie à l'économie circulaire se fera dans une logique locale.
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Les territoires doivent donc s'organiser pour gaspiller moins, produire et consommer mieux l'énergie. C'est toute la dynamique aujourd'hui portée par les territoires à énergie positive (TEPOS) dont le premier intérêt est économique. Annecy et ses alentours, labélisés TEPOS ambitionne que sa politique de maîtrise de l'énergie et de production locale devrait faire passer sa facture annuelle de plus de 850 millions d'euros à 200 millions.
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