Masayoshi Son, aux affaires comme au casino
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
LT
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
LT
Masayoshi Son est une figure encore méconnue du grand public. Pourtant, au sommet de la bulle Internet en 2000, il fut brièvement l'un des hommes les plus riches du monde. Aujourd'hui, à 67 ans, il est surtout l'un des investisseurs les plus célèbres et contestés dans la communauté des affaires.
Il n'a pas inventé de technologie révolutionnaire ou hérité d'une fabrique familiale dont il a fait un empire. Elevé dans un bidonville sur l'île de Kyushu, au Japon, dans une famille d'origine coréenne éleveuse de cochons, « Masa », comme l'appellent ses proches comme ses ennemis, a été un éternel intermédiaire. Il a su surfer toutes les grandes vagues de la technologie des quarante dernières années, se renouvelant sans cesse, multipliant les initiatives nouvelles et s'immisçant au cœur des révolutions tech des années 1980-2020.
Fondateur du géant japonais des télécoms Softbank, Masayoshi Son est aussi devenu un investisseur en capital-risque parmi les plus renommés du monde, célèbre pour des paris fous sur Alibaba et Yahoo, et pour d'énormes ratés, comme WeWork. Mais cet entrepreneur de génie sait, à chaque fois, se réinventer pour rebondir.
A LIRE AUSSI
Le japonais SoftBank Group enregistre une lourde perte, pénalisé par ses investissements
Tel est la thèse de Gambling Man, du journaliste Lionel Barber, la première biographie occidentale publiée en octobre 2024, sur ce personnage hors du commun (éditions Allen Lane, 2024, 416 pages, 30 euros, en anglais uniquement).
À lire également
L'ouvrage, étayé par plus de 150 entretiens et quatre rencontres avec le magnat lui-même, offre une plongée passionnante dans l'histoire et la psyché de Son. Né en 1957, dans un Japon ravagé par la guerre et gangréné par la haine des étrangers, ce petit garçon d'origine coréenne subit très rapidement la violence physique et symbolique adressé aux minorités sans le sou.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.
