Aïda M'Dalla : du quartier dijonnais des Grésilles à la création cosmétique
Amandine Ibled, à Dijon
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Aïda M'Dalla, créatrice du groupe Allure Coiffure.
DR
Amandine Ibled, à Dijon
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Aïda M'Dalla, créatrice du groupe Allure Coiffure.
DR
Et si le redressement judiciaire n'était pas un couperet mais une renaissance ? La crise sanitaire augure une grave crise économique. Pour éviter les dépôts de bilan en nombre, il est possible d'agir en amont. Le redressement judiciaire peut être une solution, à condition de saisir la justice à temps. C'est le message que souhaite faire passer Aïda M'Dalla, créatrice du groupe Allure Coiffure, en redressement depuis le 5 mars 2019 : « Tel le malade qui vient consulter son médecin pour qu'il lui prescrive un remède, une entreprise en mauvaise santé peut trouver des solutions pour sauver ses emplois avec un administrateur ». Un administrateur qu'elle nomme son tuteur, tellement son aide a été précieuse. Cette quadragénaire a su mettre son égo de côté pour demander de l'aide. « C'est vrai que pour un chef d'entreprise, c'est très dur à accepter. Mais une fois que le premier pas est fait, c'est la délivrance ! Je n'étais plus seule. Ensemble, nous avons trouvé des solutions pour préserver tous les emplois malgré la fermeture de 16 salons », témoigne-t-elle. Avec le recul, la femme d'affaire s'aperçoit que cette démarche l'a sauvée et lui a permis de faire un grand tri pour ne garder que les meilleurs salons.
Issue d'une famille tunisienne, Aida M'Dalla est « une pépite des Grésilles », ce quartier si tristement célèbre désormais. C'est là, dans son enfance qu'elle a puisé sa force et sa détermination de femme d'affaires. Élevée par ses grands-parents en Tunisie dans le village de Ghraiba, entre Sfax et Gabès, jusqu'à l'âge de 6 ans, la petite fille revient définitivement à Dijon chez ses parents en 1980 dans ce quartier modeste de Dijon. Très tôt - trop tôt ? - la jeune fille se voit confier des responsabilités par sa mère. Aïda M'Dalla doit s'occuper de ses trois frères et sœurs et des tâches de la maison, sa maman travaillant en horaires décalés. Les responsabilités ne lui font pas peur et très vite, elle se sent l'âme d'une meneuse et d'une entrepreneuse. À 14 ans, elle apprend le métier de coiffeuse par le biais de l'apprentissage. Elle obtient son CAP, puis son brevet. Aïda M'Dalla réalise très vite qu'elle n'est pas faite pour être salariée.
Amandine Ibled, à Dijon
Après un mois de grève, les salariés de Dumarey exhortent l'État à trouver un repreneur
Choose France : Boehringer Ingelheim investira un demi-milliard d'euros dans l'Hexagone
Défense : les industriels du Nord-Franche-Comté plaident pour accélérer le réarmement français
Énergie marine : la filière de l'hydrolien suspendue à un arrêté sur le prix de rachat de l'électricité