Installer la Cité judiciaire à la place des Galeries Lafayette : la proposition de la CCI d'Aix-Marseille
Maëva Gardet-Pizzo
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Photo d'illustration
Jean-Pierre Dalbéra
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Et si l'annonce du départ des Galeries Lafayette était l'occasion de préserver la Cité judiciaire au coeur du centre-ville de Marseille ? C'est l'idée désormais défendue par Jean-Luc Chauvin, président de la Chambre de commerce et d'industrie Aix-Marseille Provence (CCIAMP).
« Si l'on ne fait rien, le Centre Bourse [ce centre commercial de l'hypercentre marseillais qui hébergeait l'un des deux magasins marseillais dont les Galeries Lafayette ont annoncé la fermeture, ndrl] risque de devenir la première friche commerciale de France, au cœur de la deuxième plus grande ville du pays ! L'annonce des Galeries Lafayette risque d'entraîner d'autres départs. Ce n'est pas une bonne nouvelle pour le centre-ville », dont le taux de vacances s'élève à 16% selon une étude menée par la CCIAMP fin 2024, soit quatre points de plus que la moyenne nationale.
Et le déménagement annoncé de la Cité judiciaire hors du centre-ville, dans le périmètre d'Euroméditerranée, à quelques kilomètres, pourrait aggraver les difficultés. « Nous avons mené une étude d'impact qui a montré que ce déménagement pourrait entraîner la mort de 300 commerces, avec une perte de chiffre d'affaires estimé à 18,3 millions d'euros », martèle Jean-Luc Chauvin. Un chiffre confirmé par l'Insee et l'Agence d'urbanisme de l'agglomération marseillaise (Agam) qui estiment que celui-ci pourrait même être sous-estimé, la consommation des justiciables et de certains auxiliaires de justice n'ayant pas été prise en compte.
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« Nous allons donc proposer aux trois collectivités que sont la Ville, la Métropole Aix-Marseille Provence et la Région Sud, ainsi qu'à l'État, d'être force de proposition et d'étudier la faisabilité d'installer la Cité judiciaire dans le Centre Bourse ». Un centre commercial ouvert en 1977, qui s'étend sur 48.000 m² dont 22.000 m2 consacrés aux Galeries Lafayette, quand la Cité judiciaire imaginée par le Ministère de la Justice s'étalerait sur environ 40.000 m². Faudrait-il alors vider l'ensemble du centre commercial ? Pas forcément, pense Jean-Luc Chauvin pour qui la Cité judiciaire pourrait aussi être répartie entre plusieurs sites. « Mais le taux de vacance de ce centre commercial est de 25 %. Il faudrait peut-être concentrer les efforts sur d'autres centres ».
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