Des centaines de postes supprimés, des magasins fermés (7 rien qu'en France), mais pas d'augmentation de prix. Malgré l'effondrement de la livre sterling (-17,16% sur un an, mais la chute s'est fait particulièrement sentir depuis le vote du Brexit) et alors que le distributeur britannique vient de publier de mauvais résultats pour son troisième trimestre, son directeur général, Steve Rowe, a assuré au micro de la BBC Radio que les prix de l'enseigne n'allaient pas changer.
Dans le communiqué annonçant les résultats, le groupe rappelait faire face à un "marché difficile" dans l'habillement et les accessoires pour la maison.
Par cette prise de position, Marks & Spencer rejoint un autre distributeur britannique, Tesco, qui s'était fait remarquer en octobre pour avoir refusé d'augmenter d'environ 10% le prix des produits du géant Unilever (Marmite, Lipton, Axe ou encore Magnum et Dove). Les deux enseignes d'outre-Manche jouent la carte de la défense du pouvoir d'achat des consommateurs et accentuent la pression sur les producteurs, qui, eux, n'hésitent pas à augmenter leurs prix pour compenser la chute de la monnaie britannique.
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