Taxe rose : le gouvernement va s'attaquer aux stratégies marketing

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Parmi les requêtes inscrites dans la loi Macron figure la remise d'un rapport sur les conséquences du marketing différencié en fonction du sexe, les écarts de prix selon le sexe du consommateur et les inégalités pensant sur le pouvoir d'achat des femmes et des hommes
Parmi les requêtes inscrites dans la loi Macron figure la remise d'un rapport sur les "conséquences du marketing différencié en fonction du sexe, les écarts de prix selon le sexe du consommateur et les inégalités pensant sur le pouvoir d'achat des femmes et des hommes" (Crédits : © Vincent Kessler / Reuters)
Les femmes payent-elles vraiment plus chers leurs produits et service ? Pas si sûr, si l'on en croit un rapport de la DGCCRF et la SDFE remis ce vendredi au Parlement. Mais le gouvernement compte tout de même se pencher sur les effets des stratégies marketing différenciées selon le genre.

Hommes et femmes, tous égaux... devant les inégalités de prix. Les segmentations marketing entraînent un surcoût, parfois au détriment des femmes, et parfois à celui des hommes. Ainsi se résume le rapport de la Direction générale de la Consommation et du Service des Droits des Femmes et de l'Egalité remis ce vendredi aux parlementaires par les secrétaires d'Etat au Commerce et au Droit des Femmes, Martine Pinville et Pascale Boistard. Elle fait suite à une demande d'évaluation formulée dès novembre 2014 et même inscrite dans la loi Macron d'août 2015.

Changer une serrure, déménager, se faire dépanner

Dans le détail, les prix de déodorants, de rasoirs jetables et de produits hydratants pour la peau ont été étudiés grâce à des données issues de tickets de caisses dans les enseignes de la grande distribution. Le document conclut que, si certains sont parfois « plus chers » quand ils sont destinés aux femmes que lorsqu'ils sont conçus « pour des hommes » (et inversement), cela n'est pas le cas pour toutes les catégories de produits, ni toutes les gammes de prix.

D'éventuelles différences de prix pratiquées selon le genre du client ont par ailleurs été évaluées dans le domaine des services. Ce, grâce à des demandes de devis effectués par téléphone à Paris et Lyon pour un dépannage de voiture, un déménagement et un devis de réparation de serrures. Là non plus les « biais de genre » ne seraient pas évidents. La majorité des devis de serruriers présentaient par exemple des tarifs identiques que le commanditaire soit un homme ou une femme. Tandis que 19% comptaient faire payer les femmes plus cher, et, dans la même proportion, le prix proposés à des hommes étaient plus élevés.

Dans les autres catégories une corrélation entre le sexe de l'interlocuteur et un éventuel surcoût ne peut pas non plus être prouvé. Il pourrait cependant être objecté que, dans des conditions réelles, et donc en face à face, les résultats sont potentiellement différents.

Calcul complexe

Il faut dire que cette vérification tenait du casse-tête. D'autres organismes indépendants ont également tenté d'évaluer ces écarts sur lesquels des législateurs californiens s'étaient déjà penchés dès les années 1990. A Bercy, la définition d'une méthodologie jugée adéquate a elle-même pris du temps.

>> La "taxe rose", une donnée introuvable ?

Principale difficulté: dans le cas des produits d'hygiène, ceux destinés de façon plus ou moins explicite aux hommes ou aux femmes sont parfois fabriqués de façon différente, et impliquent donc des coûts différents. Ce qui peut conduire à des écarts de prix sur le ticket de caisse.

Stratégies marketing

C'est justement la conception même de stratégies marketing différenciantes qui est au coeur du problème. Les auteurs du rapport notent ainsi que:

"Les produits faisant l'objet de campagnes publicitaires ciblées (vers les femmes ou vers les hommes) sont susceptibles d'être affectés d'un surcoût, expliqué principalement par des objectifs de mercatique ou bien par la mise en œuvre de stratégies de communication ciblées, le coût devenant ainsi un élément de différenciation justifiant les qualités revendiquées.

Cela est particulièrement vérifiable pour des produits dits « de beauté » traditionnellement et majoritairement achetés par un public féminin comme les produits hydratants ; les fabricants vont alors chercher à se distinguer les uns par rapport aux autres (par l'innovation, la formulation ou la présentation) et une tendance marquée à un coût plus élevé visant un niveau  'premium' "

Martine Pinville compte saisir le Conseil national de la consommation (CNC) afin d'étudier plus en détail ces stratégies. Au delà des questions de prix, distributeurs, fabricants, associations de défense des consommateurs et des droits des femmes plancheront plus largement sur la communication. Ce, notamment dans le domaine des jouets où la division entre catégories "fillettes" et "garçons" serait susceptible d'entraîner une "pression sociale" à l'achat d'objets supplémentaires.

>> Jouets pour enfants : sous le sapin, le genre

En finir avec les rayons "hommes et femmes"?

Une pétition du collectif Georgette Sand a soulevé la problématique de la "taxe rose" fin 2014. Cette association féministe a déjà obtenu des parlementaires qu'ils votent une réduction de la TVA sur les produits d'hygiène féminine, non sans difficulté.

>> Les députés suppriment finalement la "taxe Tampon"

Tout en maintenant que, pour certain produits, il existe bien une "taxe rose", ce collectif souligne aussi les inégalités défavorables aux hommes mis à jour dans ce rapport. "Nous sommes un peu déçues que le cas des salons de coiffures et des pressings soient absents de ce rapport. Ils ont pourtant fait l'objet d'une législation aux Etats-Unis qui est d'ailleurs citée dans le document", commente une représentante de Georgette Sand. Au CNC, où le collectif a demandé à être auditionné, ce dernier compte notamment demander la réduction voire la suppression des rayons "hommes" et "femmes" dans les rayons des grandes surfaces.

(Article créé le 18/12/2015 à 13:18, mis à jour à 14:22)

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Commentaires
a écrit le 20/12/2015 à 20:21 :
Si on se contentait de taxer lourdement les dépenses de marketing quelqu'en soit la destination?
Ces menteurs causent du tords á la société en imposant une surcharge mentale à chacun d'entre nous et aux enfants en priorité.
traitons les comme les pollueurs qu'ils sont au lieu de définir quels sont ceux acceptable et quels sont ceux qui ne le sont pas .
Pour la taxe: 40% des dépenses payées en sus à l'état ca permettrait de financer á peine les cout sociaux induits.
a écrit le 20/12/2015 à 20:21 :
Si on se contentait de taxer lourdement les dépenses de marketing quelqu'en soit la destination?
Ces menteurs causent du tords á la société en imposant une surcharge mentale à chacun d'entre nous et aux enfants en priorité.
traitons les comme les pollueurs qu'ils sont au lieu de définir quels sont ceux acceptable et quels sont ceux qui ne le sont pas .
Pour la taxe: 40% des dépenses payées en sus à l'état ca permettrait de financer á peine les cout sociaux induits.
a écrit le 19/12/2015 à 15:49 :
La dernière fois que l'état est intervenu sur les prix au nom de l'égalité de traitement, ce fut pour forcer les assurances auto à ne plus tenir compte du sexe dans la tarification.
Et les femmes ont vu leurs cotisations augmenter et celle des hommes baisser.
La discrimination n'est pas toujours là où l'on pense :-). On pourrait penser que c'est injuste puisque les femmes font moins d'accidents que les hommes, mais d'un autre coté, le principe d'une assurance c'est la mutualisation des risques et des protections.

Pour ce qui est des produits "sexués", je pense que c'est aux consommateurs(trices) de juger si le surcoût éventuel est justifié.
a écrit le 19/12/2015 à 14:45 :
Si l'Etat etait exemplaire et efficace, ses remarques et injonctions pourraient etre prises en consideration. Mais on est tres loin d'en etre la. Alors que celui-ci fasse bien et efficacement ses taches regaliennes au moindre cout et a la plus grande satisfaction des citoyens.
a écrit le 19/12/2015 à 13:25 :
Les citoyens voudraient s'attaquer aux stratégies marketing du gouvernement qui ne cesse de nous vendre la théorie du genre. Il y a des hommes des femmes et les autres, qui n'ont pas tout à fait les mêmes besoins, quoi de plus naturel. Laissons la théorie et restons naturels. Ne pas respecter les genres, c'est le bazar, autrement dit le contraire d'un marketing intelligent et de la satisfaction efficace des besoins du client.
La question de l'application des taux de TVA est un problème d'une autre nature sur lequel la cour des comptes s'est déjà exprimée. Il y a tant d'abus pour faire plaisir à catégorie ou à une autre.
Réponse de le 19/12/2015 à 17:01 :
'Gender studies' et pas 'Gender theory'. Certains ont trahi les termes par idéologie. Etudier et théoriser, c'est pas pareil.
Réponse de le 19/12/2015 à 20:37 :
Bien dit Photo; Parler de « LA THEORIE du genre », c’est créer un fantasme par la simplification outrancière et trompeuse d’un champ d’étude en construction, animé de débats et de tensions qui n’en font pas l’expression d’une « théorie » uniforme. Il est important de préciser que seuls les catholiques utilisent l’expression « théorie du genre ». Dans le monde académique, les gender theories américaines n’ont jamais été traduites de cette manière – le mot français « théorie » impliquant une incertitude – on dit les « études de genre », ou « étudier le rapport de genre ». Pour finir, cet objet vide, issu du discours du Vatican sur le concept de genre, est-pourtant devenu un enjeu de société Et on peut d’ores et déjà constater que cette « théorie du genre » est une belle aubaine pour les conservatismes de tous poils. On connaissait déjà le discours homophobe sur l’homosexualité « contre-nature », qui a été mobilisé lors du débat sur le « mariage pour tous » – avec une variante cependant : les conservateurs se sont trouvé un ennemi. Un ennemi avouable, car il ne s’agit pas des homosexuelles, mais de la « théorie du genre ».
Réponse de le 20/12/2015 à 16:21 :
@Patrick Si les produits hommes et femmes se trouvaient dans les mêmes rayons, les femmes pourraient comparer les prix et ainsi conscientiser ces différences. Mais les rayons femmes/hommes sont distincts. Sérieusement, vous aimez faire les courses au point d’aller systématiquement comparer les prix dans les 2 rayons ? Et si nous passions a un classement des produits et des prestations ne répondent plus à une logique binaire femmes/hommes mais à des critères plus basiques qui ne véhiculent pas de stéréotypes quant aux couleurs, aux odeurs ou aux caractéristiques psychologiques associées : Un prix repose en partie sur des coûts de fabrication, en partie sur des marges distributeurs, en partie sur des volumétries. Ceci reste rationnel et ce sont les seuls arguments entendus jusqu’à présent de la part des marques et des distributeurs. En revanche, pas un mot, jamais, de la partie irrationnelle de la méthode, à savoir la PERCEPTION : les produits genrés féminins sont plus chers car les femmes sont poussées davantage à investir sur leur apparence. Il faut donc orienter consommatrices et fournisseurs vers la mise en place d’une culture de l’évaluation, accessible à tous les consommateurs dans laquelle sont introduits des critères genrés
Quant à ma question sur la consistance de vos idéaux existentiels, je parle bien moi aussi de vos 2 priorités et je vous explique que j’ai connu leur manque total, mais l’être humain a de multiples ressources pour ne pas se limiter ….Désolée de venir de venus !!!
Réponse de le 20/12/2015 à 22:30 :
"Gender schema theory" was formally introduced by Sandra Bem in 1981 as a cognitive theory to explain how individuals become gendered in society... Rien de catho la dedans. Il est sûr qu'un homme est plus attaché au côté fonctionnel d'un produit. Ce n'est pas le côté femme.
Un produit peut se vendre à des prix différents dans des magasins différents ou dans des rayons différents. C'est la pratique courante.
Réponse de le 21/12/2015 à 14:09 :
@boule: Ce que vous citez en provenance des USA n'a rien avoir en effet avec votre 1er post: En bon croyant limité dans son esprit critique vous pesez détenir LA vérité, je vous redis donc les faits unanimes des chercheurs : l’expression « théorie du genre » (lancée par le Vatican) dénote une méconnaissance, voire une ignorance du champ de recherches constitué par ce que l’Université française appelle les « études de genre ». Non seulement la traduction de l’anglais « theory » par « théorie » est impropre, mais parler de « LA théorie du genre » au singulier ne rend absolument pas compte de la diversité et de la complexité des pensées, des travaux qui tentent de cerner et de définir le genre….Quant aux différences de comportement, les concordances des études montrent qu elles sont socialement acquises par une exécution différentiée dès la naissance et non pas innés comme dans l’essentialisme des Religions Le marketing Genré n’est rien d’autre que de la manipulation de stéréotypes établis et qui permettent de cibler . Les seules différences relèvent de la biologie sexuée des individus et leur produits adaptés Même la traduction mot à mot de gender en genre est abusive, on ne peut traduire une science sociale de la sorte, emprunté à l’anglais “gender”, est utilisé notamment en composition dans des expressions telles “gender awareness, gender bias, gender disparities, gender studies...,” toutes notions relatives à l’analyse des comportements sexistes et à la promotion du droit des femmes. Le sens en est très large, et selon l’UNESCO, “se réfère aux différences et aux relations sociales entre les hommes et les femmes” et “comprend toujours la dynamique de l’appartenance ethnique et de la classe sociale”. Il semble délicat de vouloir englober en un seul terme des notions aussi vastes.
a écrit le 19/12/2015 à 13:08 :
Cette étude sur “les différences de prix de certains produits et services selon le genre”, est un premier pas fondamental dans la lutte contre les conséquences du marketing genré. Le rapport montre que les industriels, les distributeurs et les artisans abusent des stéréotypes de genre pour appliquer des surcoûts tour à tour aux femmes et aux hommes Même si le rapport conclut que l’appellation « taxe rose » est abusive puisqu’elle n’est pas systématique ( Malgré la multitude des faits relevés par le collectif) , il faut retenir que faire face à ces surcoûts sauvages demeure plus lourd pour les femmes, qui sont payées en moyenne 27% de moins que les hommes et qui représentent la part très largement majoritaire du marché des produits d’hygiène et de beauté. Cette étude propose une photographie, prise à un instant T et sur un champ limité (3 types de produits et 3 types de services), des prix pratiqués sur des produits ou services identiques ou similaires destinés à des hommes ou des femmes. Certains services ont été écartés de l’étude, en particulier les salons de coiffure et les pressings ou la logique voudrait que le coût de la coupe soit relatif au temps passé et non au sexe des personnes, et que le coût du nettoyage soit relatif à la matière du vêtement et non au sexe de la personne qui le porte Il faudrait aussi condamné les abus manifestes, dénoncés dans toutes nos sociétés de consommation par exemple la marque Nurofen est condamnée pour tromperie en Australie. La cour fédérale australienne a estimé que la multinationale basée en Grande-Bretagne s'était rendue coupable de tromperie en conditionnant le Nurofen sous différents emballages contenant tous le même ingrédient, 342 milligrammes de lysine d'ibuprofène En France, le Nurofenfem, rose bonbon et destiné à soulager les règles douloureuses, est en revanche toujours en vente. Et coûte 20% plus cher que le Nurofen classique, à composition identique
Réponse de le 19/12/2015 à 15:14 :
les femmes payées 27% moins que les hommes ? c'est une fable basée sur des statistiques biaisées.
pour le reste , l'état n'a pas à se mêler de ça , les citoyens sont assez adultes pour faire le tri dans les offres commerciales.
Réponse de le 19/12/2015 à 16:55 :
@Taranis: bien entendu que chacun defend ses propres intérêts ! Pour moi, il n'y a que deux secteurs d'absolue nécessité, à savoir la bouffe et le logement, qui devrait donc être taxes à zero pour cent. Le reste, c'est de la magouille politicienne pour obtenir des voix :-)
Réponse de le 20/12/2015 à 13:36 :
@leTroll : Le seul biais que j’observe est votre vision machiste de notre société (Mais bravo, vous ne vous en cachez pas) La donnée officielle est forcément brut, mais les statistiques ne se trompent pas. Si vous avez un super calculateur vous pouvez toutefois recompiler les millions de données. Certes je l’agite comme une injustice alors les causes sont à 90% structurelles…Il n’empêche que le résultat lui aussi est brut et dit que les femmes ont un moindre pouvoir d’achat dans notre société Alors que cette même société les accable d’injonctions sociétales stéréotypées et couteuses qui sont censées définir la féminité et donc difficilement inévitables sans se mettre à part…Les femmes sont 2,6 millions à être pauvres au seuil à 50 % du niveau de vie médian, soit tout de même 300 000 de plus que les hommes. Elles représentent 53 % des pauvres. Une partie d’entre elles sont à la tête d’une famille monoparentale… Je plaide pour un marketing genré utile à nos vrais besoins et pas stupide comme la déclinaison d’un même produit en rose ou en bleu dans le seul but de faire de l’argent sur les pressés et le inattentifs qui quoique vous en dites sont la majorité. Sinon les entreprises ne perdraient pas leur temps, c’est comme la pub que soit disant personne le prends en compte ..Le féminisme est un humanisme, nous voulons donc inverser les choses et que l’offre corresponde a un vrai besoin..… Quant au commerce et à la finance ils sont bien sur régulés par des règles nationale s et internationales. Tous les jours des sanctions tombent contre les abus… Le rôle régalien de l’état est bien de protéger les citoyens consommateurs contre les tromperies et les escroqueries. La Woman tax a été dénoncée d’abord aux USA qui sont plutôt libérales, tous les pays démocratiques ont enquêté et tenté d’apporter des réponses à la moitié de leur population, les femmes comptent aussi….

@Patrick : vous exprimer sur les sujets concernant les femmes et disant qu’en tant que MEC que cela nous vous concerne pas est plutôt la marque d’un esprit étriqué…..Avez-vous eu faim plusieurs jours et avez-vous vous couchez parterre dans la crasse en vous vous demandant si des opportunistes aller venir vous violer ??? Effectivement nous pouvons toujours trouver des sujets plus trash !!! Bisous et bon Noël
Réponse de le 20/12/2015 à 14:44 :
@Taranis: il y a quand même quelque chose qui m'échappe: si le bleu et le rose font la même chose, il faut en tenir une sacrée couche pour acheter celui qui est plus cher. Si le rose a des qualités supérieures, pourquoi ne serait-il pas plus cher ?? Quant à la faim, n'ai-je point dit que la bouffe était une des deux véritables priorités ??
Réponse de le 20/12/2015 à 16:25 :
@Patrick Si les produits hommes et femmes se trouvaient dans les mêmes rayons, les femmes pourraient comparer les prix et ainsi conscientiser ces différences. Mais les rayons femmes/hommes sont distincts. Sérieusement, vous aimez faire les courses au point d’aller systématiquement comparer les prix dans les 2 rayons ? Et si nous passions a un classement des produits et des prestations ne répondent plus à une logique binaire femmes/hommes mais à des critères plus basiques qui ne véhiculent pas de stéréotypes quant aux couleurs, aux odeurs ou aux caractéristiques psychologiques associées : Un prix repose en partie sur des coûts de fabrication, en partie sur des marges distributeurs, en partie sur des volumétries. Ceci reste rationnel et ce sont les seuls arguments entendus jusqu’à présent de la part des marques et des distributeurs. En revanche, pas un mot, jamais, de la partie irrationnelle de la méthode, à savoir la PERCEPTION : les produits genrés féminins sont plus chers car les femmes sont poussées davantage à investir sur leur apparence. Il faut donc orienter consommatrices et fournisseurs vers la mise en place d’une culture de l’évaluation, accessible à tous les consommateurs dans laquelle sont introduits des critères genrés Quant à ma question sur la consistance de vos idéaux existentiels, je parle bien moi aussi de vos 2 priorités et je vous explique que j’ai connu leur manque total, mais l’être humain a de multiples ressources pour ne pas se limiter ….Désolée de venir de venus !!!
a écrit le 19/12/2015 à 12:32 :
Sur la forme, les termes « taxe tampon » et « taxe rose» sont des expressions ouvertement féministes, trompeuses et mensongères !
Au sujet de la tva sur les tampons et serviettes hygiéniques pour les femmes, les députés ont fait preuve d'un manque de discernement assez grossier et il est juste que ces produits indispensables soient finalement alignés sur la tva des produits de première nécessité.
Derrière le second thème, il y a une critique fondée et utile sur la segmentation des produits de consommation. Cette tendance à l'hyper-segmentation favorise fortement la hausse des prix, le suremballage, la surconsommation et le gaspillage. Cette problématique est traité par les repères de comparaison sur la qualité et sur les prix (prix unitaire, au kilo ou au litre), qui devraient être illisibles par tous et généralisés à toutes les catégories de produits. Ensuite, la régulation de cette tendance se fait par la concurrence libre et non-faussée, par le choix de consommation du consommateur et par les mécanismes de lutte contre le gaspillage des ressources.
Je rejoins les commentaires précédents disant que le gouvernement n'a pas à chapeauter les stratégies de promotion et de distribution des entreprises privées !
Réponse de le 19/12/2015 à 12:57 :
Correction : « Cette problématique est traitéE par les repères de comparaison (…) qui devraient être LISIBLES par tous » ; et non « illisibles » évidemment !
a écrit le 19/12/2015 à 11:37 :
A l'heure du chômage massif et de nombreux autres problèmes non traités depuis des décennies, notre gouvernement et nos près de 600 députés (souvent absents) n'ont rien d'autre à faire ? Lamentable !
a écrit le 18/12/2015 à 23:29 :
Si un rasoir rose est plus cher qu'un gris, il faut regarder les prix et acheter un gris dit 'pour homme', même s'il est moins élégant, plus "brut" (ce qui compte est qu'il fonctionne !). Efficacité au meilleur prix. Peut-être aussi (ai pas mené d'enquête, je regarderai demain, barbu j'ai juste une paire de ciseaux) que les roses sont à l'unité et les autres par lots ?
Réponse de le 19/12/2015 à 15:42 :
moins élégant , plus brut , c'est peut-être aussi pour cela qu'il est moins cher.
il faut arrêter de considérer que les femmes sont c...es. Si elles achètent le produit plus cher , c'est peut-être parce que ce produit leur offre des avantages et pas seulement parce qu'il est rose.
Réponse de le 19/12/2015 à 17:05 :
@LeTroll : "c'est peut-être parce que ce produit leur offre des avantages" et si c'était ça la raison de différence de prix, qu'elles trouvent injuste ? Je veux plus mais pour pas plus cher (comme ceux qui acceptent de payer +5% ou +10% si le produit est fabriqué en France, ont pas étudié l'économie) !
a écrit le 18/12/2015 à 22:59 :
une entreprise est un organisme privé , elle doit pouvoir faire ce qu'elle veut en terme de marketing et de segmentation de sa clientèle.
si les clientes ou clients ne sont pas d'accord , ils vont à la concurrence .
et l'état n'a rien à faire là-dedans.
Réponse de le 19/12/2015 à 14:26 :
Bonjour,
Nous ne sommes pas aux USA, contrairement aux pays des cowboyx en France il y a toujours un état providence qui se charge, heureusement de réguler les abus les plus flagrants.
Le problème ne vient pas du fait d'aller ou non à la concurrence mais plutôt de ne pas avoir l choix du tout car tous les acteurs du marché pratiquent la même politique d'entente non officielle sur la taxation par genre.
Cela doit cesser tout simplement c'est une forme de discrimination qui se manifeste par un surcoût pour l'un ou l'autre des genre humain. C'est inacceptable.
Si cela implique l’interdiction des rayons Homme et Femmes dans la grande distribution et que cela force les sénateur à se pencher un peu plus avant sur la bizarre conformité des prix entre tous les acteurs du marché afin de révéler des ententes illicites et bien tant mieux.
Lorsque l'on sait des lames de rasoirs ont un prix de production transport compris de moins d'un euros et qu'on les paient entre 5€ et 7€ selon la technologie on peut se poser des questions sur ce qui justifie une marge de 500% à 700% à part le fait que l'on sait que le client masculin n'a pas le choix de ne pas se raser car c'est une obligation sociétale dans notre monde du travail par exemple ... . Il en va de même pour un rasoir féminin qui peux coûter jusqu'à 10 fois le prix d'un rasoir masculin hors une femme qui ne s'épile pas aujourd'hui ne séduit pas forcément la gent masculine formatée par le marketing et l'image "moderne" d'une femme n'ayant pas les jambes et les aisselles "rasta". Donc cette dernière n'a que le choix d'obéir aux injonctions de la société à moins d'assumer une certaine originalité avec les conséquence sociales qui vont avec. Bref n'entrons pas un débat sociologique long et inutile.
Il est normal et de bon ton que l'état se penche enfin sur cela et si les entreprises s'en moquent, la société civile elle ne le voit pas du même œil et c'est la république, la démocratie c'est la société civile et certainement pas quelque multinationales sans foi ni loi ... .
a écrit le 18/12/2015 à 16:15 :
est ce que les boucles d'oreilles pour femmes sont plus cheres que les boucles d'oreilles pour hommes?
et les serviettes hygieniques, est ce que c'est plus cher pour les femmes que pour les hommes?
et la mousse a raser, c'est plus cher pour les hommes, ou pour les femmes? et les slips en dentelle? et les sacs a main? et le maquillage? et les abonnements au foot sur canal+? et.....

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