Compétitivité du transport aérien européen : l'alerte de Benjamin Smith
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Le DG d’Air France-KLM a exprimé ses préoccupations sur la compétitivité de son groupe.
JEG/La Tribune
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Le DG d’Air France-KLM a exprimé ses préoccupations sur la compétitivité de son groupe.
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[Article publié le 13 juin à 16h06, mis à jour le 19 juin à 09h55]
La table ronde à laquelle il participait, « Le transport aérien européen peut-il préserver sa souveraineté ? », aurait tout aussi bien pu s'appeler « Comment rester dans la course à l'aérien mondial quand on part lesté ? » Invité au Paris Air Forum, organisé par La Tribune, Benjamin Smith a longuement insisté sur les distorsions de concurrence créées par les règles européennes.
En vingt minutes chrono, le directeur général du groupe Air France-KLM a livré une intervention axée sur l'enjeu vital de la compétitivité. À plusieurs reprises, il a insisté sur la nécessité d'un « level playing field » — un terrain de jeu équitable pour les acteurs européens face à leurs concurrents étrangers — avertissant que sans cela, la compétitivité du transport aérien européen resterait clouée au sol.
Le patron du groupe français a fait de la compétitivité le cœur de son intervention. Selon lui, il est indispensable de rétablir des conditions d'une concurrence équitable pour avoir des champions européens de l'aérien capables de rivaliser avec les géants du Golfe — Emirates, Qatar Airways — mais aussi avec Turkish Airlines, en forte croissance.
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Dès le début de son intervention, le DG d'Air France a exprimé ses préoccupations sur la compétitivité de son groupe : « La part de marché des compagnies françaises recule chaque année de 1 à 2 points, et nous n'avons pas profité de la croissance spectaculaire du secteur aérien mondial. » Si le trafic d'Air France-KLM continue de croître, la progression de ses principaux concurrents est, elle, bien plus rapide.