Parcs d'attractions: une saison "massacrée" par le pass sanitaire
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DR / Parc Astérix
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Le président du Syndicat national des espaces de loisirs, d'attractions et culturels (Snelac) ne décolère pas. Dans un entretien publié ce matin dans les colonnes du quotidien "Le Parisien-Aujourd'hui en France", Arnaud Bennet dénonce l'obligation du pass sanitaire depuis le 21 juillet, qui est en train de littéralement "massacrer" la saison touristique des parcs d'attraction et de loisirs:
Dans le domaine du tourisme et des loisirs, le secteur des parcs d'attraction ou historiques, zoos, aquariums, est un poids lourd: il emploie au total quelque 50.000 personnes et réalise un chiffre d'affaires annuel de 3 milliards d'euros en effet, dixit le Snelac qui revendique fédérer 500 entreprises.
Pour Arnaud Bennet, cette mesure est "inutile" puisque les activités de ces parcs se déroulent par essence en plein air et non dans des lieux clos. Et il laisse entendre que c'est aussi une mesure injuste car jusqu'ici, affirme-t-il, aucun cluster ne s'est jamais formé à l'intérieur d'un parc:
Arnaud Bennet se dit "consterné par l'imprévoyance politique". Et le dirigeant syndical d'aligner les arguments pour critiquer l'action gouvernementale qui, dénonce-t-il, s'active pour les discothèques d'un côté mais oublie les parcs d'attraction de l'autre:
Outre le problème des surcoûts de cette nouvelle mesure, il y a aussi le manque de préparation et de pédagogie : selon lui, les parcs n'ont eu "aucun délai pour mettre en place ce pass" ce qui a généré des tensions avec la clientèle à l'entrée des installations. En effet, certains visiteurs "arrivent en voiture après deux ou trois heures de route et ne sont même pas au courant de la mesure".
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Le dirigeant syndical fait référence notamment à l'agression, rapportée par Le Républicain lorrain, dont a été victime dans la journée de dimanche 25 juillet le directeur du parc Walygator, en Moselle, admonesté puis molesté par un visiteur se disant doublement vacciné mais dont le QR Code affichait un pass sanitaire non valide -sans doute un bug de l'application TousAntiCovid Verif.
Pourtant, au lendemain de l'annonce lundi 12 juillet par le président de la République de la généralisation progressive du pass sanitaire, la situation dans les parcs d'attraction ne semblait pas aussi périlleuse que le dit aujourd'hui le dirigeant du Snelac et l'ambiance était au volontarisme sinon à l'optimisme.
Mardi 13 juillet, en effet, les parcs d'attractions comme le Puy du Fou et le Parc Astérix (affiliés au Snelac tout comme Eurodisney) assuraient préparer avec célérité la mise en place en quelques jours du pass sanitaire en permettant à leurs visiteurs de se tester à l'entrée.
Le dirigeant du groupe, qui possède aussi notamment le parc Astérix, les Parcs Walibi et le musée Grévin, ajoutait :
Dominque Thillaud insistait sur le défi que cela représente :
De même, le groupe attend les "modalités précises de mise en oeuvre" du pass sanitaire pour les salariés des parcs, dont de nombreux saisonniers, et espère que le gouvernement mettra en place des "dispositifs spécifiques":
De son côté le parc du Puy du Fou annonçait ce 13 juillet lui aussi faciliter l'accès au pass sanitaire pour ses visiteurs âgés de plus de 12 ans, en généralisant les tests antigéniques sur place, déjà proposés aux quelque 15.000 spectateurs qui ont assisté à son spectacle nocturne "La Cinéscénie" depuis le 1er juillet.
Quelque 2.000 tests gratuits ont été effectués lors des trois premières représentations, en partenariat avec l'Agence Régionale de Santé (ARS) et un laboratoire régional, précise-t-il dans un communiqué. Le Puy du Fou étendra le pass sanitaire à tout son parc soit "20 spectacles, 23 restaurants, 8 bars et 6 hôtels" sur 150 hectares, le 21 juillet.
Il y a moins de deux semaines, la mise en place du pass sanitaire s'engageait donc sous le signe de la concertation: l'ensemble des organisations professionnelles des secteurs concernés par l'extension du pass sanitaire (restaurateurs, commerçants, salles de sport, lieux de loisirs et d'attractions) étaient en effet consultées mardi 13 juillet par le ministère de l'Économie.
Au vu de la réaction ce matin du syndicat représentatif de 500 entreprises du secteur, il semble que le compte n'y est pas.
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De fait, les remontées du terrain sont, chez certains, inquiétantes, à l'instar du parc d'attractions Family Park, à Sorigny, qui a vu sa fréquentation baisser de plus de moitié depuis la mise en place du passe sanitaire. La Nouvelle République rapporte les propos de Patrick Bonneau, le gérant, qui affirme que la fréquentation a complètement plongé : de plus de 2.000 visiteurs mardi dernier, à 700 le lendemain.
(avec AFP et quotidiens régionaux)
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