Un nouveau directeur pour tenter de sauver Japan Airlines

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Japan Airlines pourrait déposer son bilan le 19 janvier. Cette faillite menacerait 3.000 sociétés liées à la compagnie aérienne. Pour éviter cela, un nouveau directeur général a été nommé.

Japan Airlines change de directeur général. Kazu Inamori a été choisi par le gouvernement pour reprendre les commandes de la compagnie aérienne.

Agé de 77 ans, le fondateur et président honoraire du fabricant de pièces électroniques Kyocera a précisé qu'il ne travaillerait que trois ou quatre jours pas semaine et donc ne demanderait pas de salaire. "Je veux m'impliquer dans JAL et aider ses travailleurs à être heureux".

Mais, malgré ce nouveau patron emblématique, JAL pourrait bientôt déposer son bilan, le 19 janvier selon la presse. L'ancienne compagnie nationale, privatisée en 1987, est victime de la crise économique mondiale, mais aussi d'erreurs stratégiques et d'un système de retraites complémentaires onéreux.

Pourtant, un organisme semi-public, l'Etic, a été mandaté pour redresser la compagnie aérienne. Il prévoit un programme draconien comprenant jusqu'à 15.600 suppressions d'emplois selon les médias. Le plan de sauvetage reste, pour le moment, inconnu. Selon l'agence Kyodo, le gouvernement envisagerait de créer une compagnie aérienne à bas coûts pour regrouper les lignes internationales les moins rentables de JAL. D'autres médias pensent plutôt que Japan Airlines sera transformée en compagnie purement intérieure.

Un dépôt de bilan de la compagnie pourrait se répercuter sur 3.000 fournisseurs et distributeurs directs, selon une étude de Tokyo Shoko Research. "Il est ainsi possible qu'un dépôt de bilan de JAL ait des effets sur les activités commerciales et industrielles d'entreprises dans l'ensemble du pays", explique Tokyo Shoko. Heureusement, le plan de redressement judiciaire prévoit que les paiements aux fournisseurs et intermédiaires commerciaux soient garantis.

En Bourse, l'action JAL s'est effondrée de 81,08%, jusqu'à son minimum technique pour la journée, fixé à 7 yens (5 centimes d'euros), après avoir déjà plongé de près de 45% mardi. Après ce plongeon mercredi, la capitalisation boursière de Japan Airlines est d'à peine 19 milliards de yens (145 millions d'euros), dix fois moins que vendredi.

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