Lufthansa s'engage à ne pas licencier ses hôtesses et stewards pendant deux ans

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La compagnie aérienne allemande a trouvé un accord salarial avec le syndicat de personnel navigant Ufo en échange d'une hausse de productivité. Les emplois sont garantis jusqu'en décembre 2014.

Lufthansa pourra passer l'hiver au chaud. Et même plus. La compagnie aérienne allemande a trouvé un accord salarial avec le syndicat de personnel navigant Ufo sont les 18.000 hôtesses et stewards avaient fait grève début septembre pour des hausses de salaires. La direction a accepté d'augmenter les salaires de près de 4,6 % en moyenne pendant deux ans à compter du 1er janvier. Un compromis entre les revendications du syndicat qui réclamait une hausse de 5 % et Lufthansa qui ne voulait pas dépasser une augmentation de 3,6 %. En contrepartie, la compagnie assure avoir obtenu de son personnel de cabine des "avancées importantes en termes de productivité et de flexibilité" du travail, en échange des hausses de salaires.

Garantie des emplois au sol chez Air France aussi

En outre, en pleine vague de suppressions de postes dans le transport aérien, à laquelle n'échappe pas Lufthansa, qui veut supprimer près de 3.500 postes administratifs, la compagnie allemande a aussi renoncé à des licenciements secs au sein de son personnel navigant commercial jusqu'au 31 décembre 2014. Air France a accepté la même chose en juin pour obtenir la signature de l'accord Transform de la part des syndicats de personnels au sol. La garantie de l'emploi jusqu'à fin 2014 a été actée.

Pas de personnels intérimaires jusqu'à fin 2016

Pour les navigants allemands, il s'agit d'une belle satisfaction. Ils avaient déjà obtenu en septembre l'abandon jusqu'en 2016 du projet de la compagnie d'employer du personnel de cabine intérimaire. Ils ont également obtenu des garanties sur le maintien du niveau de salaires et de droits existants pour les hôtesses et stewards de Lufthansa qui rejoindraient volontairement la filiale à bas coûts Germanwings, appelée monter en puissance à partir de janvier 2013.
Le groupe veut réduire ses coûts de 1,5 milliard d'euros par an d'ici à fin 2014 par rapport à 2011 et a lancé une série de mesures, parfois drastiques, pour y parvenir.

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