"La situation de plusieurs compagnies aériennes françaises inquiète" (DGAC)

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Le ciel s'assombrit pour les compagnies aériennes françaises
Le ciel s'assombrit pour les compagnies aériennes françaises (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Patrick Gandil, le directeur de la Direction générale de l'aviation civile s'est déclaré franchement inquiet par l'état de santé de plusieurs transporteurs français. Il prône un meilleur partage de la richesse du secteur.

Cette fois, on ne pourra pas soupçonner les compagnies aériennes de dresser un tableau catastrophique de leur situation pour obtenir une modération des taxes ou des redevances. Leur fragilité financière est directement évoquée par le directeur de la Direction générale de l'avion civile (DGAC), Patrick Gandil. "La situation économique de plusieurs compagnies aériennes françaises m'inquiète franchement", a-t-il déclaré ce jeudi à la tribune du congrès annuel de l'Alfa-ACI, l'association des aéroports francophones. Evoquant la "problématique du régulateur" (…) il prône, "un partage différent du surplus économique". "La situation économique des acteurs de l'aviation est contrastée. Deux grands acteurs, les avionneurs et les aéroports se portent bien, les compagnies aériennes non", a-t-il déclaré.

Hausse des redevances

En septembre, le ministre des transports, Frédéric Cuvillier, avait lui aussi évoqué un partage de la richesse dans le secteur. Mais les compagnies font remarquer que l'heure est plutôt à la hausse des charges, après avoir vu la taxe Chirac et les redevances aéroportuaires augmenter. 

"Chaque année Aéroports de Paris nous annonce avec un grand sourire une augmentation de redevances. Si nous compagnies aériennes, on disait à nos clients qu'on augmentait nos tarifs de 5% (la hausse d'ADP pour 2014 est de 2,95, ndlr), on n'aurait tout simplement plus de clients", a tempêté Laurent Magnin, PDG de XL Airways et président du Scara, une association professionnelle qui regroupe la quasi-totalité des compagnies aériennes françaises, à l'exception d'Air France.

Plans sociaux en vue?

La semaine dernière, le Scara tirait justement la sonnette d'alarme sur la situation du transport aérien français. "On va inévitablement entrer dans le dur, avec moins de développement et des plans sociaux (…). Avec l'hiver que nous allons passer, les résultats financiers vont être mauvais", déclarait Jean-François Dominiak, vice-président du Scara et PDG d'Europe Airpost. "Je ne garantis pas que les salariés du trnasport aérien français n'auront pas de comportements brutaux. Cela ne s'est pas vu depuis longtemps, car il n'y a pas eu de plans de licenciements massifs", expliquait Laurent Magnin. Du coup, les transporteurs regardent s'il y a des opportunités à l'étranger, comme l'a fait il y a quelques années Air Med, en créant des opportunités à l'étranger. "Tout le monde a des projets comme cela, mais ils n'ont pas été mis en place", affirmait Jean-François Dominiak.

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Commentaires
a écrit le 24/11/2013 à 10:16 :
"Partage de la richesse du secteur": encore du verbiage socialiste. Pas un mot sur la taxe Chirac ni sur les charges sociales.
a écrit le 23/11/2013 à 17:47 :
ADP est champion du monde des taxes et la taxe Chirac substantiellement augmentée par Hollande ne concerne pratiquement que la France . Ajoutez à cela des créneaux généreusement accordés à des compagnies comme émirates , grâce au chantage des achats d'airbus et vous avez le cocktail de la disparition des compagnies aériennes françaises .
a écrit le 23/11/2013 à 7:53 :
Comment faire comprendre à M.Gandril que la concurrence avec les compagnies aériennes serait favorisée par la baisse des cotisations sociales obtenues grace au financement des retraites par une taxe sur l'énergie.Voir à ce sujet la note n°6 du conseil d'analyse économique.
a écrit le 22/11/2013 à 15:30 :
"Il prône un meilleur partage de la richesse du secteur." : C'est pas un vocabulaire libéral, ça !!!
a écrit le 22/11/2013 à 11:59 :
Il me semble qu'Aïr France devrait ouvrir ( par rachat ou ex-nihilo) un hub soit en Asie, soit en Amérique du sud : on marche toujours mieux sur 2 jambes !! Cela permettrait d'une part de profiter de rythmes de croissance différents, et d'autre part de saisonnalité différente. Ainsi, les avions (et le personnel saisonnier) transhumerait d'un continent à l'autre... cela éviterait de faire dormir les avions dans des hangars 6 mois par an !! La France pourrait ainsi aider indirectement la compagnie nationale en développant un hub en Guyane qui aiderait aussi le développement économique de ce département oublié !!!
Réponse de le 22/11/2013 à 17:19 :
Et ça pousse bien, la marie-jeanne dans le lyonnais ???
Réponse de le 22/11/2013 à 17:47 :
@pm : non, ... parce que ça empêche d'argumenter ses commentaires !!
Réponse de le 22/11/2013 à 17:47 :
@pm : non, ... parce que ça empêche d'argumenter ses commentaires !!
Réponse de le 22/11/2013 à 19:09 :
Avant de partir ailleurs, qu'elle soit déjà stable et saine en France et ensuite elle envisagera comme certaine grande compagnie un hub décentralisé...
Réponse de le 22/11/2013 à 23:52 :
Peut-elle devenir stable et saine en restant enfermer dans son carcan européen ? concurrence lowcost + moyen orient, syndicats du siècle dernier, ... un développement extérieur peut aussi permettre une évolution sans trop de casse sociale !
Réponse de le 23/11/2013 à 18:19 :
@@lyon69 : et pour cela ??? ... avec la concurrence low-cost et celle du moyen-orient, ne rien faire, c'est mourir. Air France ne peut pas non plus se contenter de réduire la voilure et attendre que l'orage passe , parce que contrairement à un orage, la crise actuelle du secteur aérien est durable : c'est tout le fonctionnement qui est à repenser !!! Après, l'idée de s'appuyer sur un autre continent est une possibilité, l'hypothèse Alitalia en est une autre, il y a aussi la possibilité de s'appuyer un peu plus sur des correspondances sur les aéroports de province pour décentraliser les vols moyens courriers (Lyon, hub de l'Europe, affirme le site d'airfrance) ... en tout cas, il va falloir des idées nouvelles, ou voir la compagnie nationale s'enfoncer dans une spirale de décroissance et de pertes d'emplois, ... à moins de se satisfaire de cette situation !
a écrit le 22/11/2013 à 11:20 :
Il faut toujours créer de nouvelles taxes peut etre faudrait faire le contraire supprimer et reduire les taxes pour creer des millions d'emplois pour élargir l'assiette des cotisants.
a écrit le 22/11/2013 à 11:11 :
La multiplication des radars va prendre le relais des taxes. Ceux qui vont bosser feront tout aussi bien de rester à la maison. Ca leur reviendra moins cher que de prendre deux flashs pour excès de vitesse !
a écrit le 22/11/2013 à 8:21 :
Trop de taxes tue le travail. Avec ce président et ce gouvernement plus aucune filière ne résistera aux raz de marée des impôts. Cette équipe détruit avec une minutie peu commune toutes les forces vives de pays. Cette démarche à un nom mais compte tenu de la censure je ne peux l'écrire mais vous avez tous compris.
Réponse de le 22/11/2013 à 19:30 :
c'est faux;l'écotaxe avait permis la création d'une société innovante(écomouv )avec a la clé la création de nombreux emplois.donc plus de taxes=dynamisme économique et émergence de nouveaux acteurs dynamiques
Réponse de le 23/11/2013 à 9:03 :
Vous avez une drôle de conception de l'économie, vous devez être un de ces nombreux fonctionnaires qui cogitent de nouveaux impôts. Je viens d'apprendre que l'économie, selon vous, était basée sur l'impôt, je pensais que c'était sur la richesse de production d'un pays, le PIB, vous êtes peut être même un conseiller éminent de hollande.
a écrit le 22/11/2013 à 8:11 :
Il est indispensable de prévoir le financement des retraites par une taxe sur l'énergie;cela permettrait de réduire les charges sociales qui augmentent le cout du travail;je l'ai déjà exprimé et on sera bien obligé de prendre en compte cette proposition.
Réponse de le 22/11/2013 à 8:37 :
Ce n'est pas par une nouvelle taxe qu'il faut faire baisser les charges patronales qui sont le premier obstacle à la reprise en France, mais par la baisse des dépenses publiques. Un retour de toutes nos troupes hors de France, un écrêtages des primes de la fonction publiques, et une diminution par deux du nombre des élus me semble un bon départ avant "liquidation " si nous ne faisons rien !
Réponse de le 22/11/2013 à 8:47 :
Il faut supprimer totalement toutes les niches fiscales et toutes les aides sociales de ce pays. En contrepartie on crée un revenu minimum de subsistance, d environ 800 euros par personne et on dégrevé ces 800 euros des charges patronales, compétitivité garantie. Les gens qui voudront ensuite gagner plus iront bosser.
Réponse de le 22/11/2013 à 9:52 :
Ou une taxe sur les retraites pour financer l'énergie. Par exemple l'extraction des gaz de schiste.
Réponse de le 22/11/2013 à 10:18 :
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