MH370, le B777 ne s’est jamais abîmé dans la zone de recherche (Boeing de Malaysia Airlines)

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(Crédits : reuters.com)
Le Boeing B777-200 ER de Malaysia Airlines disparu le 8 mars dernier ne s'est pas abîmé dans la zone du sud de l'océan Indien, au large de côte de l’Australie, où des signaux acoustiques ont été détectés, ont annoncé jeudi les enquêteurs.

Trois mois de recherches et des dizaines de millions de dollars dépensées pour rien. Le Boeing B777-200 ER de Malaysia Airlines disparu le 8 mars dernier ne s'est pas abîmé dans la zone du sud de l'océan Indien, au large de côte de l'Australie, où des signaux acoustiques ont été détectés, ont annoncé jeudi les enquêteurs. Le constat est terrible pour les familles des 239 passagers du MH370.

Données Inmarsat

 Le 24 mars, sur la foi des données satellitaires transmises par l'opérateur Inmarsat et la quantité de carburant transporté par l'appareil, les enquêteurs ont déduit que l'avion était tombé dans les eaux houleuses au large de la côte ouest de l'Australie, dans une zone à l'écart des routes maritimes. « C'est avec profonds regret et tristesse que je dois vous informer que (…) que le vol MH370 avait fini dans le sud de l'océan indien » avait déclaré le 24 mars Najib Razak, le premier ministre malaisien. L'interprétation des données Inmarsat avait été conduite par une équipe internationale d'enquêteurs, comprenant des membres des agences de sécurité aérienne de Grande-Bretagne, Chine et Etats-Unis.

Recherches sous-marines

Début avril, à quelques jours de la fin de la durée de vie des batteries des boîtes noires, des signaux acoustiques, considérés comme identiques à celui des boîtes noires, avaient été écouté dans la zone poussant les enquêteurs a lancé des recherches sous-marines. Mais le robot sous-marin envoyé par le fond à la recherche de l'épave à partir de la mi-avril n'a rien trouvé. "L"épave pourrait être repérée d'ici à quelques jours", affirmaient même les enquêteurs.

Aujourd'hui, le dragage des fonds par un robot sous-marin à l'endroit où ces émissions avaient été enregistrées s'est révélé infructueux, selon le Centre de coordination international des recherches (JACC), basé en Australie.

"Le JACC peut informer qu'aucune trace de débris d'avion n'a été trouvée par le véhicule sous-marin autonome" et l'Agence australienne de sécurité des transports a conclu que "la zone (pouvait) être exclue comme étant l'endroit où le vol MH370 s'est abîmé". Les recherches du robot sous-marin américain Bluefin-21 se sont achevées ce mercredi.

Le navire australien Ocean Shield qui le transportait a quitté la zone après avoir ratissé 850 km2 d'océan.

Les sons ne venaient pas des boîtes noires

Cette annonce confirme les déclarations sur CNN du vice-directeur des instruments maritimes au sein de la Navy américaine, Michael Dean, selon qui les sons détectés ne provenaient probablement pas de boîtes noires de l'appareil.

"Nous en sommes venus à penser que (ces signaux sont) vraisemblablement des sons produits par le bateau" qui guidait le robot sous-marin muni de la sonde "ou par les systèmes électroniques de la sonde", avait déclaré peu avant sur CNN Michael Dean.

"La crainte, quand on plonge dans l'eau des équipements électroniques, c'est que si de l'eau entre dans ces équipements ou abîme quelque chose, ça peut produire des bruits".

Il n'a pas totalement exclu que les signaux acoustiques proviennent bel et bien des boîtes noires, mais rien ne va dans ce sens jusqu'à présent.

Nouvelles recherches

Les opérations vont à présent entrer dans une nouvelle phase, avec une analyse supplémentaire des données pour définir une zone de recherche allant jusqu'à 60.000 km carrés.

A partir d'août, des robots sophistiqués loués auprès d'entreprises privées seront chargés de cartographier les fonds marins sur cette nouvelle zone, bien plus étendue que celle sondée ces dernières semaines.

Un navire chinois, le Zhu Kezhen, a d'ores et déjà commencé ce travail.

Réexamen des données

Selon Scott Hamilton, directeur du cabinet américain de consultant en aéronautique Leeham, les données vont devoir être réexaminées "de fond en comble", mais les recherches vont continuer.

"Si vous pensez qu'ils vont cesser de chercher l'avion et se dire qu'il ne sera jamais retrouvé, je répondrais « pas encore ». Ils doivent tout réexaminer", a déclaré l'analyste.

"Cela prendra du temps, peut-être des années, avant qu'ils abandonnent".

L'absence totale d'élément concret prouvant où se trouve l'avion est une torture supplémentaire pour les proches des passagers du vol MH370, dont les deux tiers étaient chinois. Aucun débris de l'épave n'a été retrouvé, en mer ou sur terre.

"La première chose que nous attendons est de savoir si ces données paraissent justes", a déclaré sur CNN Sarah Bajc, dont le conjoint, Philip Wood, était à bord du Boeing. "Sont-elles aussi complètes que ce que l'on nous a dit?", s'est interrogée l'Américaine.

Avec d'autres proches des victimes, elle a demandé aux gouvernements de Malaisie et d'Australie -qui coordonne les recherches- à savoir si une autre route avait pu être empruntée.

"Rien n'indique les raisons pour lesquelles ils (les enquêteurs) pensent que les données Inmarsat sont hautement correctes et fiables, les incitant à placer toutes leurs ressources sur cette piste", indiquent les proches dans une lettre envoyée le 20 mai aux deux gouvernement.

Greg Waldron, de la publication spécialisée Flightglobal, à Singapour, note que les données publiées mardi correspondent aux précédentes communications de Inmarsat.

"Elles montrent le moment de chaque bip au-dessus de l'océan Indien", déclare-t-il.

"Mais je ne voudrais pas m'avancer jusqu'à dire qu'ils cherchent au bon endroit. Le fait qu'ils utilisent ce type de données montre à quel point ces recherches se raccrochent à ce qu'elles peuvent".

 

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Commentaires
a écrit le 30/05/2014 à 9:54 :
Flash-actu du Figaro/AFP du 30 Mai :

Le chef de l'agence australienne de sécurité des transports a réaffirmé vendredi la conviction des enquêteurs que l'épave du Boeing de Malaysia Airlines se trouvait bien dans l'océan Indien.
D'après les satellites qui ont suivi l'avion jusqu'à sa disparition définitive le 8 mars avec 239 passagers et membres d'équipage, l'appareil s'est abîmé quelque part sur un arc de cercle allant, vers le Sud, de l'Indonésie au sud de l'océan Indien, vers le Nord, du nord de la Thaïlande au Kazakhstan.

Les experts pensent que l'épave sera trouvée le long du segment à proximité duquel les derniers signaux ont été captés, c'est-à-dire dans l'océan Indien, à des centaines de kilomètres des côtes occidentales de l'Australie.
Réponse de le 30/05/2014 à 14:23 :
ahahha il mesure combien l'océan Indien ?
a écrit le 30/05/2014 à 9:27 :
C'est quand même très curieux. Un vol volatilisé. Aucune trace. Désolé du détail mais même pas une chaussure qui flotte parmi des débris (c'est ce que j'avais vu à la télé à Nairobi suite au crash de 2003 de Flash airlines à Charm-el Cheikh). Alors quaere cui prodest..Un silence trop lourd et vraisemblablement derrière le rideau une ombre agissante. Compassion pour les familles.
a écrit le 30/05/2014 à 2:16 :
Allez chercher du côté du "TRIANGLE DES BERMUDES".
a écrit le 30/05/2014 à 1:16 :
Si quelqu´un/e sait qlq chose, il/elle doit parler maintenant. Il n´est pas tolérable de prolonger le calvaire des Familles. Sinon, la vie de ce/tte quelqu´un/e sera maudite à partir de dorénavant.
a écrit le 30/05/2014 à 0:33 :
Une faille spacio temporelle. L'avion réapparaîtra dans 200 ans.
a écrit le 30/05/2014 à 0:22 :
Detournement ou engloutie par un vaisseau extraterreste invisible..
a écrit le 29/05/2014 à 16:51 :
C est a la limite de la technique
Hyper loin des côtés
Super profond
Sans être sur de l endroit

C est pas un problème pour notre gouvernement digne de la maternelle

Un peu de temps et ça va se régler
a écrit le 29/05/2014 à 15:52 :
Hmmmm ça me rappele un CD de l'énorme Eliane Elias, "So far, so close", où les harmonies se rapprochent de points de tension mélodique mais… (et y a toujours un "mais")… elles débouchent ailleurs. Souvent la basse progrèsse sur une ligne d'accords, on pense que va aboutir à une tonalité et…pan! c'est toute une autre chose qui apparaît ! rs peut-êter que cette zone de recherche peut nous donner des idées pour écrire une patoche, peut-être… c'est ça.
a écrit le 29/05/2014 à 15:20 :
que d'argent perdu ! mais bon .. ça fait travailler du monde . la recherche médicale manque d'argent mais là ! c'est toujours le sacrosaint " plus jamais çà " alors creusez .
a écrit le 29/05/2014 à 14:54 :
"Creusez plutôt du côté de Diego Garcia..." ;-)
Réponse de le 29/05/2014 à 21:46 :
Diego Garcia? Mais c'est une île de l'Océan indien dont les habitants ont été déportés par les Britanniques pour y installer une base aérienne, désormais américaine. Quel rapport avec le vol disparu?
Réponse de le 30/05/2014 à 12:00 :
"vous n'est pas un bon entendeur vous...." ;-)
a écrit le 29/05/2014 à 13:33 :
Il me semble que vous livrez à une interprétation abusive, du moins trompeuse envers vos lecteurs, avec votre titre "Le boeing ne s'est jamais abîmé dans la zone de recherche" - et avec le sous titre "Le Boeing (...) ne s'est pas abîmé dans la zone du sud de l'océan Indien " !!! Aucun des éléments que vous avancez ne permet d'affirmer que le boeing ne s'est pas abîmé dans cette région reculée du globe. Tout au plus apportez vous des éléments permettant d'écarter les prétendus bips des boîtes noires comme étant ceux de l'avion disparu ( = une zone de 850 km2)...ce qui ne revient pas à disqualifier le sud de l'océan indien, tel que désigné par Immarsat, comme zone de recherche !...?!?!
a écrit le 29/05/2014 à 13:05 :
C'est pas un scoop, je vous disait (et ça fait longtemps déjà) que ces prétendus "signaux sonores" en provenant de la caisse noire du Boeing n'étaient rien d'autre que du leurre pour semer la confusion dans les recherches. Et surtout pour favoriser ceux qui ont effectivement détourné l'avion. La masse grise, mes amis, n'a pas été faite pour être giclée sur un mur après une détonation, elle possède des vertus inavouables, croyez-moi.
a écrit le 29/05/2014 à 12:24 :
abattu par un avion de chasse ... pour l’intérêt commun probablement ! on ne saura jamais !
Réponse de le 30/05/2014 à 12:04 :
C'est l'hypothèse la plus logique jusqu'à présent.Le gouvernement malaysien le sait déjà mais il veut éviter une guerre. La question est : de quel pays était l'avion de chasse qui a abattu le Boeing.

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