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MH370, le B777 ne s’est jamais abîmé dans la zone de recherche (Boeing de Malaysia Airlines)

Photo de Fabrice Gliszczynski

latribune.fr

Publié le 29 mai 2014 à 09:14 - Mis à jour le 29 mai 2014 à 09:26

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Le Boeing B777-200 ER de Malaysia Airlines disparu le 8 mars dernier ne s'est pas abîmé dans la zone du sud de l'océan Indien, au large de côte de l’Australie, où des signaux acoustiques ont été détectés, ont annoncé jeudi les enquêteurs.

Trois mois de recherches et des dizaines de millions de dollars dépensées pour rien. Le Boeing B777-200 ER de Malaysia Airlines disparu le 8 mars dernier ne s'est pas abîmé dans la zone du sud de l'océan Indien, au large de côte de l'Australie, où des signaux acoustiques ont été détectés, ont annoncé jeudi les enquêteurs. Le constat est terrible pour les familles des 239 passagers du MH370.

Données Inmarsat

Le 24 mars, sur la foi des données satellitaires transmises par l'opérateur Inmarsat et la quantité de carburant transporté par l'appareil, les enquêteurs ont déduit que l'avion était tombé dans les eaux houleuses au large de la côte ouest de l'Australie, dans une zone à l'écart des routes maritimes. « C'est avec profonds regret et tristesse que je dois vous informer que (…) que le vol MH370 avait fini dans le sud de l'océan indien » avait déclaré le 24 mars Najib Razak, le premier ministre malaisien. L'interprétation des données Inmarsat avait été conduite par une équipe internationale d'enquêteurs, comprenant des membres des agences de sécurité aérienne de Grande-Bretagne, Chine et Etats-Unis.

Recherches sous-marines

Début avril, à quelques jours de la fin de la durée de vie des batteries des boîtes noires, des signaux acoustiques, considérés comme identiques à celui des boîtes noires, avaient été écouté dans la zone poussant les enquêteurs a lancé des recherches sous-marines. Mais le robot sous-marin envoyé par le fond à la recherche de l'épave à partir de la mi-avril n'a rien trouvé. "L"épave pourrait être repérée d'ici à quelques jours", affirmaient même les enquêteurs.

Aujourd'hui, le dragage des fonds par un robot sous-marin à l'endroit où ces émissions avaient été enregistrées s'est révélé infructueux, selon le Centre de coordination international des recherches (JACC), basé en Australie.

"Le JACC peut informer qu'aucune trace de débris d'avion n'a été trouvée par le véhicule sous-marin autonome" et l'Agence australienne de sécurité des transports a conclu que "la zone (pouvait) être exclue comme étant l'endroit où le vol MH370 s'est abîmé". Les recherches du robot sous-marin américain Bluefin-21 se sont achevées ce mercredi.

Le navire australien Ocean Shield qui le transportait a quitté la zone après avoir ratissé 850 km2 d'océan.

Les sons ne venaient pas des boîtes noires

Cette annonce confirme les déclarations sur CNN du vice-directeur des instruments maritimes au sein de la Navy américaine, Michael Dean, selon qui les sons détectés ne provenaient probablement pas de boîtes noires de l'appareil.

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"Nous en sommes venus à penser que (ces signaux sont) vraisemblablement des sons produits par le bateau" qui guidait le robot sous-marin muni de la sonde "ou par les systèmes électroniques de la sonde", avait déclaré peu avant sur CNN Michael Dean.

"La crainte, quand on plonge dans l'eau des équipements électroniques, c'est que si de l'eau entre dans ces équipements ou abîme quelque chose, ça peut produire des bruits".

Il n'a pas totalement exclu que les signaux acoustiques proviennent bel et bien des boîtes noires, mais rien ne va dans ce sens jusqu'à présent.

Nouvelles recherches

Les opérations vont à présent entrer dans une nouvelle phase, avec une analyse supplémentaire des données pour définir une zone de recherche allant jusqu'à 60.000 km carrés.

A partir d'août, des robots sophistiqués loués auprès d'entreprises privées seront chargés de cartographier les fonds marins sur cette nouvelle zone, bien plus étendue que celle sondée ces dernières semaines.

Un navire chinois, le Zhu Kezhen, a d'ores et déjà commencé ce travail.

Réexamen des données

Selon Scott Hamilton, directeur du cabinet américain de consultant en aéronautique Leeham, les données vont devoir être réexaminées "de fond en comble", mais les recherches vont continuer.

"Si vous pensez qu'ils vont cesser de chercher l'avion et se dire qu'il ne sera jamais retrouvé, je répondrais « pas encore ». Ils doivent tout réexaminer", a déclaré l'analyste.

"Cela prendra du temps, peut-être des années, avant qu'ils abandonnent".

L'absence totale d'élément concret prouvant où se trouve l'avion est une torture supplémentaire pour les proches des passagers du vol MH370, dont les deux tiers étaient chinois. Aucun débris de l'épave n'a été retrouvé, en mer ou sur terre.

"La première chose que nous attendons est de savoir si ces données paraissent justes", a déclaré sur CNN Sarah Bajc, dont le conjoint, Philip Wood, était à bord du Boeing. "Sont-elles aussi complètes que ce que l'on nous a dit?", s'est interrogée l'Américaine.

Avec d'autres proches des victimes, elle a demandé aux gouvernements de Malaisie et d'Australie -qui coordonne les recherches- à savoir si une autre route avait pu être empruntée.

"Rien n'indique les raisons pour lesquelles ils (les enquêteurs) pensent que les données Inmarsat sont hautement correctes et fiables, les incitant à placer toutes leurs ressources sur cette piste", indiquent les proches dans une lettre envoyée le 20 mai aux deux gouvernement.

Greg Waldron, de la publication spécialisée Flightglobal, à Singapour, note que les données publiées mardi correspondent aux précédentes communications de Inmarsat.

"Elles montrent le moment de chaque bip au-dessus de l'océan Indien", déclare-t-il.

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"Mais je ne voudrais pas m'avancer jusqu'à dire qu'ils cherchent au bon endroit. Le fait qu'ils utilisent ce type de données montre à quel point ces recherches se raccrochent à ce qu'elles peuvent".

latribune.fr

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