Après la récente vague de départs à la tête d'Air France, KLM, l'autre filiale du groupe Air France-KLM, a décidé de débarquer son PDG, Camiel Eurlings, ancien ministre des transports des Pays-Bas, sans qu'il y ait la moindre relation avec les changements de tête à Air France, lesquels n'ont d'ailleurs aucun point commun entre eux.
Mercredi soir, KLM a annoncé dans un communiqué le départ de Camiel Eurlings, 41 ans, dont le mandat s'achevait dans quelques mois, et la nomination du numéro deux de la compagnie néerlandaise Pieter Elbers, 44 ans, dont 22 passés chez KLM.
Selon nos informations, il s'agit d'une décision interne à KLM, à laquelle Air France-KLM ne s'est pas opposée. Elle n'est ni le fruit d'une divergence stratégique avec Air France, ni un effet collatéral de la grève des pilotes d'Air France en septembre, même si celle-ci a irrité les Hollandais. La décision est tout simplement la conséquence d'un problème de management. En effet depuis plusieurs mois, le manque d'implication au quotidien et le management de Camiel Eurlings étaient fortement contestés au sein de la compagnie hollandaise. Avec en toile de fond, un déclin des résultats financiers de KLM (qui restent positifs), qui ont rendu plus visibles ce problème de gouvernance.
Entré chez KLM en 2011, Camiel Eurlings fut nommé président du conseil de surveillance de KLM en 2013 en remplacement de Peter Hartman, atteint par la limite d'âge. Dans la foulée, Alexandre de Juniac, PDG d'Air France remplaçait Jean-Cyril Spinetta à la tête d'Air France-KLM.
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Camiel Eurlings avait été préféré à Pieter Elbers, pourtant considéré par beaucoup comme celui qui faisait tourner la compagnie. Occupant jusqu'à présent le poste de directeur des opérations de KLM et celui de directeur général délégué de KLM, également membre du directoire de KLM depuis avril 2012 ainsi que du comité exécutif d'Air France-KLM, Pieters Elbers prend les rênes de KLM immédiatement.
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