SNCM : le juge enquêteur conclut à la cessation de paiement

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Les syndicats dénoncent pour leur part une faillite organisée et contestent la réalité de la cessation de paiement.
Les syndicats dénoncent pour leur part une "faillite organisée" et contestent la réalité de la cessation de paiement. (Crédits : reuters.com)
Le tribunal de commerce de Marseille se prononcera vendredi sur les demandes de la direction, de mise en cessation de paiement et de placement en redressement judiciaire.

La mise en redressement judiciaire de la SNCM de plus en plus probable. Lors de l'audience qui a eu lieu mardi 25 novembre devant le tribunal de commerce de Marseille, le juge enquêteur désigné par la juridiction a en effet conclu à la réalité de la cessation de paiement —contestée par les syndicats— de la compagnie maritime, selon le secrétaire du comité d'entreprise de la compagnie Marcel Faure.

Le tribunal ne se prononcera toutefois sur la mise en cessation de paiement de la SNCM que vendredi 28 novembre, a précisé Marcel Faure.

Pour rappel, l'actionnaire majoritaire de la SNCM, Transdev, a provoqué le dépôt de bilan de la compagnie en exigeant le remboursement de prêts à court terme début novembre. La direction a aussitôt demandé la mise en cessation de paiement et le placement en redressement judiciaire, demandes examinées justement mardi par le tribunal.

Une "faillite organisée" selon les syndicats

Direction et actionnaire majoritaire espèrent que ce passage par le tribunal de commerce leur permettra de s'affranchir des condamnations européennes au remboursement d'un peu plus de 400 millions d'aides publiques mais de conserver en même temps le contrat, essentiel pour la compagnie, de délégation de service public (DSP) pour la desserte de la Corse, que la SNCM détient jusqu'en 2022.

Les syndicats dénoncent pour leur part une "faillite organisée" et contestent la réalité de la cessation de paiement. Ils craignent une liquidation pure et simple de la compagnie et estiment que le redressement judiciaire non seulement ne permettra pas d'éviter les amendes de Bruxelles, mais risque de faire perdre à la compagnie la DSP.

L'entreprise compte 1.500 salariés en CDI et environ 2.000 en incluant les CDD réguliers.

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Commentaires
a écrit le 26/11/2014 à 11:00 :
je me marre mais marre . Tout le monde dégage et pointé au Paul Hemploiu. Vite fait bien fait les Francais en ont marre mais vraiment marre de cette bande de bras cassés ^_^
a écrit le 26/11/2014 à 7:46 :
Les syndicats auront eu la peau de la SNCM ! Leur force de frappe négative pourra désormais s'exercer sur d'autres sociétés ...
a écrit le 25/11/2014 à 18:43 :
C'est ennuyeux: les salariés ne pourront plus mettre directement dans leurs poches les produits des ventes des boutiques embarquées sur les navires...
Réponse de le 26/11/2014 à 11:01 :
C'est vrai qu'on ne donne pas beaucoup de détails la dessus dans la presse, ni sur tous les avantages indus de cette corporation.
Un bon journaliste en camera cachée aurait pourtant pu faire quelques bons reportages pour capital ou un magazine d'investigation du même genre !
a écrit le 25/11/2014 à 17:21 :
Je ne voudrais pas jeter de l'huile sur le feu mais sans contester le droit de grève ,je dois avouer qu'au lieu de faire grève tous les mois ;les salariés de la SNCM devraient réfléchir pourquoi leur société n' a quasiment jamais fait de bénéfices et en tirer le bilan.
a écrit le 25/11/2014 à 15:21 :
Les syndicats sont bien placés pour en parler... car ils sont en grande partie responsables de cette faillite, en poussant aux grèves à répétition, au sureffectifs et à l'attitude du personnel vis à vis des clients.

La CGT a tué l'activité portuaire en France... où le plus grand port de France en terme de trafic est Paris... dont la plupart de son activité se fait par péniche avec Rotterdam.
Mais je n'ai vu aucun gouvernement faire barrage aux excès de la CGT.
Réponse de le 25/11/2014 à 16:20 :
...de ne pas avoir "casser" les syndicats peuplés d'extrémistes corrompus et de fainéants et d'alcoolos ou de trafiqueurs en tous genres.
a écrit le 25/11/2014 à 15:14 :
presque totalement vérolée..et j'espère qu'on ira vers sa liquidation définitive...le fait est que le personnel licencié touchera des indemnités et le chômage sur notre dos, c'est ce qui sera regrettable.
Réponse de le 25/11/2014 à 16:01 :
Comment va t'on compter dans leur indemnités chomage les revenus liés au vols et autre devalisage des magasins à bord ?
Réponse de le 26/11/2014 à 2:47 :
pas de probleme pour ca la justice et les prudomes vont faire comme si de rien n'etait

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