Aéroport d'Orly : plus qu'une réouverture, l'entrée dans une nouvelle ère
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Air france-klm: ouverture de negociations avec les pilotes sur transavia
Paul Hanna
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Air france-klm: ouverture de negociations avec les pilotes sur transavia
Paul Hanna
Tout un symbole. Le décollage ce vendredi matin d'un Boeing 737 de Transavia marquait non seulement le redémarrage de l'aéroport d'Orly après trois mois d'arrêt, mais symbolisait également le début d'une nouvelle ère pour l'aéroport du sud francilien dans laquelle la filiale low-cost d'Air France va devenir le principal acteur de la plateforme aux dépens de la marque Air France, le numéro 1 à Orly depuis le rachat d'Air Inter au début des années 90, dont l'activité va se réduire comme peau de chagrin.
Un changement structurel symbolisé par l'absence sur juillet et août de la quasi-totalité des vols d'Air France (opérés soit en moyens propres soit par sa filiale régionale HOP), à l'exception de quelques vols d'obligation de service public (OSP) vers la Corse notamment.
Air France ne reprendra son activité qu'en septembre avec la reprise des vols de La Navette, un service cadencé entre Orly et quelques grandes villes régionales. Mais au-delà de l'impact du Covid-19, c'est la restructuration du réseau domestique d'Air France, dont les grands principes sont évoqués depuis de longs mois, qui va changer le visage d'Orly.
Ainsi, HOP va arrêter ses vols à Orly pour se concentrer sur l'alimentation du hub Roissy-Charles de Gaulle. Les dessertes comme Brest, Pau, Clermont-Ferrand, Toulon... ne seront plus assurées à Orly sous la marque Air France mais uniquement à Roissy-Charles de Gaulle. Victimes de l'interdiction des lignes aériennes intérieures sur lesquelles il existe une alternative ferroviaire en moins de 2h30 (hors Roissy), les lignes entre Orly et Lyon, Nantes et Bordeaux disparaissent, sachant que Nantes devait déjà s'arrêter avant la crise du Covid-19.
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Résultat, Air France ne conservera à Orly que ses lignes vers Nice, Toulouse et Marseille, celles vers la Corse, quelques lignes vers l'Europe, et la desserte de l'outre-mer. Pour ces derniers, sans l'apport des passagers en correspondance, en provenance des régions françaises, la question d'un transfert à Roissy se reposera forcément un jour. La décision n'est pas évidente. Toutes les tentatives de vols au départ de Roissy ont jusqu'ici échoué.
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