Air France est pourtant assise sur un tas d'or

Le manque de compétitivité de la compagnie française contraste avec les atouts qu'elle possède et dont ne disposent pas British Airways et Lufthansa, pourtant largement plus rentables. Analyse.
Fabrice Gliszczynski

7 mn

(Crédits : © Jacky Naegelen / Reuters)

Le décalage de la performance d'Air France par rapport à celles de ses concurrents directs, British Airways, Iberia (toutes deux filiales de IAG), Lufthansa mais aussi de sa partenaire KLM, apparaît comme une aberration au regard des atouts « naturels » dont dispose la compagnie française. Air France est assise sur un tas d'or et ne parvient hélas pas à en profiter.« Notre pays est béni des dieux » a même indiqué ce mardi à La Tribune le président du directoire d'Air Caraïbes Marc Rochet, ajoutant que «si l'on échoue c'est que l'on est vraiment mauvais ». Les atouts sont en effet très nombreux.

La France, première destination touristique

Tout d'abord, Air France a la chance de se positionner sur le premier marché aérien européen (145 millions de passagers en 2014) devant l'Allemagne et le Royaume-Uni. Même si la concurrence du TGV est féroce sur toutes les destinations à moins de trois heures, ce poids du transport aérien, qui est lié à la population du pays, à son économie, et à la taille et à forme de son territoire, constitue en effet un atout précieux pour Air France.

A ce marché domestique, s'ajoute l'attractivité touristique de la France, première destination touristique mondiale, et de Paris en particulier où se situe le hub d'Air France. Si British Airways dispose d'un atout similaire avec le capital touristique de Londres, elle ne l'a pas concernant l'attractivité touristique de l'Angleterre, largement moins puissante que celle de l'Hexagone. Lufthansa quant à elle, ne dispose ni de l'un ni de l'autre. Francfort et Munich, où sont situés les hubs de la compagnie allemande n'ont pas l'attractivité touristique de Paris. Et l'Allemagne celle de la France. Quant à Berlin, la capitale allemande, si elle possède un potentiel touristique à exploiter, elle n'est pas le lieu d'un des hubs de Lufthansa.

Air France n'exploite qu'un hub international

Air France est également avantagée par le centralisme français. La concentration à Paris du pouvoir politique et de la quasi-totalité des grandes entreprises, lui a permis de concentrer la quasi-totalité de ses opérations au départ de la capitale (même si elle est à cheval entre Roissy et Orly) et d'exploiter un seul hub pour l'alimentation de ses long-courrier (Roissy).

Un atout par rapport à Lufthansa qui a dû s'adapter aux conséquences du fédéralisme allemand, à l'origine de l'existence de plusieurs gros bassins de population et richesse (Hambourg, Düsseldorf, Berlin...), en dehors des deux hubs de la compagnie.

Un inconvénient de taille pour la compagnie allemande sur le plan opérationnel et la mise en place de stratégies de hubs dans la mesure où la compagnie doit exploiter deux systèmes de correspondances avec deux réseaux de vols parallèles qui ne doivent pas se cannibaliser. Pour autant, contrairement à Alitalia qui n'a jamais su organiser un système de double hub (Milan et Rome), Lufthansa a réussi à surmonter ces inconvénients grâce à une planification des programmes de vols très efficace. Mieux, avec le rachat de Swiss et d'Austrian Airlines, la compagnie allemande a même réussi à faire tourner quatre hubs situés les uns sur les autres (Francfort, Munich, Vienne, Zurich).

L'existence d'une seule structure unique de hub (moyen-courrier-long-courrier) à Paris pour Air France est par ailleurs renforcée par les capacités de développement de l'aéroport de Charles-de-Gaulle. Le hub de CDG dispose de quatre pistes quand l'aéroport londonien d'Heathrow est bloqué depuis des lustres à deux et que Lufthansa a dû batailler ferme pour disposer d'une piste supplémentaire à Francfort.

Une concurrence des low-cost et des compagnies du Golfe moindre

Enfin, l'environnement concurrentiel est moins dur en France qu'au Royaume-Uni et en Allemagne, où le poids des low-cost et des compagnies du Golfe sont plus importants. Face aux compagnies low-cost, Air France profite de l'absence de créneaux horaires disponibles pour ses concurrents à l'aéroport d'Orly en raison du plafonnement de l'aéroport à 250 000 mouvements alors que sa capacité permettrait d'en traiter au moins 450.000. Cette décision politique qui remonte à 1996, constitue d'un véritable bouclier face à des Ryanair, Easyjet ou Vueling, qui rêvent soit de s'y installer (Ryanair), soit de s'y développer pour les deux autres. Faute de créneaux disponibles à Orly, les low-cost qui veulent vraiment se développer à Paris sont contraintes de se poser à Roissy, moins favorable à une activité low-cost.

La forteresse d'Orly

Face à ces compagnies low-cost, Air France profite aussi des « contraintes de l'environnement » français que dénoncent justement, à juste titre, les syndicats français pour expliquer les difficultés d'Air France. Or aussi pénalisants soient-ils pour Air France, le coût du travail en France, la cherté des coûts aéroportuaires, l'accumulation des taxes, la fiscalité, sont aussi un frein au développement des low-cost en France. A cela s'ajoute le décret de 2006 sur le droit d'établissement qui constitue lui aussi un bouclier face à Ryanair. Son PDG, Michael O'Leary invoque l'instabilité juridique de ce décret pour ne pas mettre en place des bases d'exploitation en France. Sur les 174 bases que compte Ryanair, aucune ne se situe en France.

Concernant l'attribution des droits de trafic aux compagnies du Golfe, Air France est là aussi mieux lotie que ses concurrentes British Airways et Lufthansa. Emirates par exemple assure 8 vols quotidiens entre Londres et Dubai contre trois à Paris (sauf un jour de la semaine où il n'y a que deux vols).


Après une politique très généreuse, notamment sous les présidences de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, le gouvernement français a fermé les robinets depuis 2012 pour protéger Air France. Certes, l'Etat a manqué à son engagement en promettant au printemps trois vols hebdomadaires à Qatar Airways lors de l'annonce de l'achat par Doha de Rafale (ces vols ne sont pas encore en service). En étant provocateur, si ce niveau de droits en restait là, Air France s'en sortirait bien. Car vu la polémique créée autour d'eux, le gouvernement s'en prendra à deux fois avant d'attribuer de nouveaux lignes aux compagnies du Golfe.

L'Etat a trop souvent pris l'aérien pour une vache à lait

Pour autant, il ne faut occulter le poids des charges et les manquements de l'Etat de matière de transport aérien, un secteur souvent pris pour une vache à lait. En lui mettant sur le dos une taxe spécifique pour financer les programmes de santé dans les pays en développement (cette taxe dite Chirac s'élève à 75 millions pour Air France), en ponctionnant jusqu'à cette année 19% du produit de la taxe d'aviation civile qui finance une partie des coûts du transport aérien français, en faisant reposer sur les compagnies la totalité des coûts de sûreté, une activité pourtant régalienne, en autorisant depuis plus de 10 ans Aéroports de Paris à augmenter ses redevances aéroportuaires, l'Etat ne contribue pas à améliorer la situation d'Air France et du pavillon français en général. Certes, pour être équilibré, il convient de citer l'impact positif du CICE pour Air France, lequel s'élève à 50 à 60 millions d'euros en 2015.

"Aide toi, le ciel t'aidera"

Il n'empêche, contrairement à ce qu'affirment les syndicats d'Air France, ce n'est pas la seule raison du manque de compétitivité d'Air France par rapport à ses concurrents. Pour Marc Rochet, le président du directoire d'Air Caraïbes la concurrence du Golfe et le rôle de l'Etat n'explique pas tout. «Il y a un écart de compétitivité entre Air France et British Airways ou Lufthansa », rappelle-t-il.

Selon la direction l'écart de compétitivité des pilotes d'Air France par rapport aux concurrents européens est de 20%, et même 40 % pour les PNC. Pour les personnels au sol, il se situe dans des effectifs supérieurs à ses concurrents.

Pour Marc Rochet, Air France doit se réformer. « Aide toi, le ciel t'aidera », a-t-il par ailleurs déclaré à BFM.

Marc Rochet, a expliqué que l'amélioration des comptes de la compagnie ne doit pas être une excuse pour repousser les réformes. « Sinon Air France sera encore plus faible. Dans le passé, Air France a toujours repoussé les problèmes, sauf sous Christian Blanc (entre fin 1993 et septembre 1997, ndlr) ». Pour lui, l'enchevêtrement de textes administratifs mais aussi la myriade d'accords collectifs (il y a en aurait 250 pour les pilotes selon un syndicaliste sol, dont le premier remonte à 1971), qui forment une « toile d'araignée paralysante », constituent un handicap pour réformer.

«Si on veut y toucher, c'est à la fois long et coûteux », fait-il valoir. Et de préconiser que les parties prenantes se mettent autour de la table « pour partager le diagnostic ». La tâche est ardue. Le SNPL et certains syndicats PNC estiment que le redressement d'Air France ne justifient pas le plan de restructuration de la compagnie.

Fabrice Gliszczynski

7 mn

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Commentaires 42
à écrit le 09/10/2015 à 20:11
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Sur le site de l’IFRAP qui n’est pas une e-frappe, on trouve un petit historique d’AF. On aurait fait des plantages et des recapitalisations de 10 milliards. Les dirigeants sont-ils compétents par promotion politique sans expérience quand tous les fr...

le 16/10/2015 à 8:15
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c'est la republique des copins pour quelle raison m le 1er ministre a t'il place un de ses amis a air France si ce n'est pour avoir un retour ulterieur de droite ou de gauche la meme magouilles produit les memes effets quand ont voit le preside...

à écrit le 09/10/2015 à 19:09
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L'histoire d'AF montre bien que les boomers et les fonctionnaires ne sont pas capables de développement l'industrie qui recule en sous-compétitivité. On est au service de l'euro-LOPE et de la croissance lgbt. quand on voit les résultats de l'Allemagn...

à écrit le 09/10/2015 à 18:43
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La France est-elle capable d’avoir une entreprise d’aviation ? On aurait 30% d’effectifs en plus que les compagnies américaines. Pour les dépenses, on passerait de 2007 à 2014 de 1016 milliards à 1226. C’est très précis, on pourrait même rajouter les...

à écrit le 09/10/2015 à 18:04
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L'Etat ne fait-il pas foirer l'économie?

à écrit le 09/10/2015 à 17:51
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Il parait que dans les entreprises publiques, les dirigeants sont nommés sur critère politique, on passe de conseiller social à directeur général sans aucune expérience. On ferait dans la promotion des copains, des grands commis incompétents? Alors ...

à écrit le 09/10/2015 à 17:44
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L’Etat actionnaire ne fait-il pas du mauvais travail. L’entreprise air France qui emploie des fonctionnaires diminuerait le nombre de lignes. Les fonctionnaires sont-ils incompétents ou bien feignants ? Ils auraient coûté pour 20 milliards à la socié...

à écrit le 09/10/2015 à 7:04
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Pourqoi ce silence sur l'habitude des gourvernements de donner Air France a gérer a des directeurs de cabinet ministériel....accompagner de nombreux politiques a des diverses postes.Mr christian Blanc a eu l'intelligence de prendre steve Wolf ancien ...

à écrit le 08/10/2015 à 22:34
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On publie que la brusquerie des dirigeants aurait interpelé la population. Cela peut aussi être un sondage manipulé. Nous aurions des entreprises en difficulté, l’Etat a-t-il pour objectif de détruire les entreprises, on publie des records de faillit...

à écrit le 08/10/2015 à 12:24
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Le plus simple serait de mettre Air France en faillite et de reconstruire une nouvelle compagnie en partant de zero sur le modele de Swiss qui a succede a Swiss Air ou Air Brussels qui a succede a Sabena. Pour le nom, il faudra etre inventif.....

à écrit le 08/10/2015 à 11:27
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S'agissant des dessertes internationales au départ de la province, l'expérience a démontré, pas seulement pour air france, que la rentabilité n'était pas au rendez vous, voire impossible. Etre à l'équilibre serait acceptable. En long courrier, seules...

le 27/03/2017 à 12:24
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"Au départ de la province, pour les dessertes internationales, la rentabilité n'est pas au rendez-vous, voire impossible" ! Affirmez-vous ! ... sauf que Air Canada a réussi à mettre un quotidien Lyon-Montreal ! ... sauf que Aigle Azur dessert le Sé...

le 27/03/2017 à 19:52
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Je complète ma réponse : XL Airways reliera cet hiver les Antilles à 7 villes de province !!! Et Air France ?? Elle se bas en interne contre ses pilotes utopiques ???

à écrit le 07/10/2015 à 16:59
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Bon rappel des avantages qu'AF n'exploite pas suffisamment. La faute à qui: le SNPL des syndicats jusqu'au-boutistes, une direction probablement archaïque nommée par le politique avec des échappés de ministères. Le classique des boites françaises où ...

à écrit le 07/10/2015 à 16:08
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Il serait utile d'expliquer pourquoi il n' y a pas de vol direct Toulouse-New York . Tous (?) les vols transatlantiques à partir de la France partent de Roissy/Orly. Pour quelle raison ? Clientèle insuffisante ? Infrastructures insuffisantes des gran...

le 07/10/2015 à 16:52
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Un peu d'histoire... si les souvenirs sont exacts; Aéromaritime allait "attaquer" Air France en ouvrant un Toulouse/Bordeaux/NewYork (Newark ?). En 767 (?). NB il fallait s'arrêter à Bordeaux, car même avec des modules les plus petits, on ne rempliss...

à écrit le 07/10/2015 à 15:34
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"Air France est assise sur un tas d'or", oh que oui, sans oublier le traffic DOM-TOM et les destinations africaines, où AF y règne en maître incontesté. Il y a des pilotes aux conditions de travail exécrables (Ryanair, cies intérieures aux US), mais ...

à écrit le 07/10/2015 à 13:13
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Analyse convenable mais retournable sur la question géographique : l'attractivité de la France rend aussi son marché convoité. Les offres à prix réduits mêmes limités même ponctuelles viennent de toutes parts. Il convient aussi d'explorer la "qualité...

le 07/10/2015 à 16:05
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Très juste : a quoi sert d'être un pays convoité si tout le monde peut en profiter Dans ce domaine, comme dans d'autres l'Europe oblige à la concurrence interne, mais ne se soucie pas des compagnies extérieures qui bénéficient d'aides (voir du finan...

le 07/10/2015 à 16:25
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67 millions de censeurs sont insuffisants pour la France; maintenant on attaque aussi la partie italienne... Est ce que (par hasard...) la tentative de s'allier avec Alitalia n'avait pas pour fondement de limiter les dégâts face à Luthansa ??? Un axe...

le 07/10/2015 à 16:37
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"chaque point du pays est atteignable en moins de 2 heures en autocar sans pénibilité" ??? Avez-vous déjà été en Allemagne ? Si c'était le cas, vous sauriez que les autoroutes de ce pays sont bondées (tous les camions des pays de l'est y transitent) ...

à écrit le 07/10/2015 à 7:40
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Je ne sais pas si AF est assis sur un tas d'or mais il semble qu'il serait souhaitable de tout remettre à plat sur le plan stratégique en tentant d'optimiser les forces et les faiblesses de AF et KLM. Après lecture de nombreux articles, il est diffic...

à écrit le 06/10/2015 à 22:51
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Si Air France n'est pas aussi compétitive que des concurrentes, il n'y a pas 36000 possibilités : - soit elle le redevient, en améliorant ses produits et/ou en diminuant ses coûts - soit elle meurt Les salariés peuvent bien incriminer la concurrence ...

à écrit le 06/10/2015 à 18:04
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les actionnaires évitent la compagnie . le reflet d elle meme ...certains abusent

à écrit le 06/10/2015 à 18:03
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Les dirigeants d'Air France ont toujours été nommés par les politiques. Cela explique cela :-)

le 06/10/2015 à 22:48
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on s'arrange... http://www.letemps.ch/economie/2015/10/06/air-france-dessous-un-spectaculaire-grounding-social Mais bon, vu l'état de (ex) swissair, la morale suisse est toutefois mal venue.

à écrit le 06/10/2015 à 17:21
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Il aurait eut-être fallu rappeler que Marc Rochet fut celui à qui René Lapautre confia son idée, l'Aéromaritime un low-cost (et long courrier en plus) avant que le mot ne soit à la mode. Une compagnie immédiatement sabordée quand AF, pourtant en fail...

le 07/10/2015 à 10:40
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Marc Rochet ? C'est bien celui qui dispense (depuis des décennies) ses conseils (de bon sens, il va de soi...) à un ensemble de plusieurs centaines d'avion; lui à qui on a confié la charge de compagnies où l'outil de travail n'arrivait pas à 10 ? UTA...

à écrit le 06/10/2015 à 16:58
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Le fait que AF centralise l'ensemble de ses activités sur son hub parisien est bien là l'erreur et non un avantage. Paris, est certe une destination touristique et la capitale mais le reste du pays (provence, alpes, bordeaux, et bien d'autres!) font...

le 06/10/2015 à 19:03
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@benben: tout à fait d'accord avec vous. Tokyo ou Pékin - Francfort, Zurich, Helsinki, Vienne et de là Nice avec une bonne correspondance et un aéroport plus simple et plus rapide que Roissy pour changer.

le 07/10/2015 à 10:34
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Combien de fois faudra t il répéter que le long courrier en province, ça ne marche pas. Même Aéromaritime en a fait les frais ! Tant qu'il n'y aura pas de machine long courrier adaptée à ces mini marchés (et ce n'est pas demain la veille), le modèle ...

le 07/10/2015 à 13:01
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@pm Relisez moi mais je ne dis pas qu'il faut des hubs en provinces...je dis simplement que quand je recherche un Lyon/Manille ou un MArseille/Tokyo (faites l'expérience), AF n'arrive jamais mais alors jamais en tête des requettes alors pourquoi j'i...

le 07/10/2015 à 16:40
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Simple réflexion: si votre requête ne vous propose pas Air France: - soit ils ont des outils vraiment nuls, et on se demande comment ils ont des taux de remplissage supérieurs à 80% - soit les avions qui sont sur les lignes que vous visez sont plei...

le 07/10/2015 à 17:17
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@pm le long-courrier au départ de province finira par marcher (un peu je vous l'accord). Avec 1 croissance continue du trafic, il y aura forcément 1 jour une demande suffisante pour remplir 1 vol quotidien ci et là avec 1 avion de moyenne capacité de...

le 07/10/2015 à 17:17
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@pm le long-courrier au départ de province finira par marcher (un peu je vous l'accord). Avec 1 croissance continue du trafic, il y aura forcément 1 jour une demande suffisante pour remplir 1 vol quotidien ci et là avec 1 avion de moyenne capacité de...

à écrit le 06/10/2015 à 16:36
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la dernière phrase est archi-fausse .La réforme de AF pour plus de compétitvité est désirée par les pilotes mais avec une direction honnête pas avec celle-ci . Allez sur internet et appelez Royaumont -de Juniac pour visionner la video de Mr. de Jun...

le 06/10/2015 à 22:04
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cette vidéo est une lamentable manipulation des syndicats

le 07/10/2015 à 4:15
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si les pilotes étaient pour une meilleure productivité qu'ils le disent et ce n'est pas en faisant la grève que l'on est productif

à écrit le 06/10/2015 à 16:36
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la dernière phrase est archi-fausse .La réforme de AF pour plus de compétitvité est désirée par les pilotes mais avec une direction honnête pas avec celle-ci . Allez sur internet et appelez Royaumont -de Juniac pour visionner la video de Mr. de Jun...

le 07/10/2015 à 12:09
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@pm je vous rappelle que sur le papier c'est UTA qui rachète AF -).

le 07/10/2015 à 13:55
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@pm à nouveau. le long-courrier au départ de province finira par marcher (un peu je vous l'accord). Avec 1 croissance continue du trafic, il y aura forcément 1 jour une demande suffisante pour remplir 1 vol quotidien ci et là avec 1 avion de moyenne ...

le 07/10/2015 à 17:03
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@bill; ce n'est pas un dogme, ni un souhait. Juste l'expérience; d'au moins un demi SIECLE de tentatives; toutes perdantes. Votre point de vue est juste SI (et seulement SI) il y avait des machines adaptées à la taille de ces marchés; mais il n'y en ...

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