Déconfinement Covid-19 : mais comment convaincre les passagers de reprendre l'avion?
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Coronavirus: air france suspend ses vols vers la chine continentale
Philippe Wojazer
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Coronavirus: air france suspend ses vols vers la chine continentale
Philippe Wojazer
Si plusieurs pays d'Europe comme la France ont pris ou s'apprêtent à prendre des mesures de déconfinement de leur population, la perspective d'un redémarrage du transport aérien n'est pas encore pour demain. La reprise sera longue et progressive. Les obstacles aux voyages seront en effet trop nombreux pour une reprise en "V" (avec un rebond immédiat aussi fort que n'a été la crise), comme l'espéraient il y a encore récemment les compagnies aériennes en se basant sur les courbes de trafic qui avaient suivi certaines crises précédentes.
A l'impact très lourd de la récession économique sur la demande de transport, vont s'ajouter la défiance des passagers pour les voyages en avion, mais aussi les craintes des Etats à ouvrir leurs frontières, même quand l'épidémie sera vaincue. Résultat : le redémarrage sera plus lent que prévu il y a encore trois semaines. Et il se fera par étapes. "D'abord les marchés domestiques, ensuite régionaux, puis intercontinentaux", a expliqué ce mardi Alexandre de Juniac, le directeur général de l'association internationale du transport aérien (IATA), lors d'une conférence de presse téléphonique.
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Conséquence : la perte de chiffre d'affaires prévue pour l'ensemble du secteur du transport aérien en 2020 sera encore plus lourde que prévu. Evaluée à 252 milliards de dollars il y a trois semaines, elle est désormais estimée à 314 milliards de dollars, en chute de 55% par rapport à l'an dernier.