Déconfinement : vers des fermetures de stations dans les transports publics
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La question de l'affluence dans les transports en commun est l'une des grandes interrogations liée au déconfinement. "Dans chacune des grandes métropoles, en particulier en Ile-de-France, différents scénarios sont examinés avec dans certains cas des hypothèses où on limiterait le nombre de stations ouvertes", a déclaré, ce lundi 4 mai, sur LCI, la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne, également en charge des Transports.
"Dans certains cas on n'exclut pas de fermer certaines stations, certaines correspondances pour pouvoir s'assurer que le flux d'entrées dans les transports en commun est bien maîtrisé", a-t-elle ajouté, précisant que cela devait être tranché "rapidement".
Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé mardi que le port du masque et le respect des règles de distanciation seront obligatoires dans les transports publics pendant au moins trois semaines après la fin du confinement le 11 mai. Mais les opérateurs ont prévenu qu'ils n'étaient pas en mesure d'assurer cette distanciation sans une "limitation drastique des flux en amont" à un maximum de 10% à 20% de la capacité des véhicules, dans une lettre commune envoyée jeudi au chef du gouvernement, dont l'AFP a obtenu une copie.
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Un espacement obligatoire d'un mètre entre passagers "limitera mécaniquement notre capacité à transporter un nombre de voyageurs suffisant à la reprise économique", ont mis en garde les patrons de la RATP, la SNCF, Keolis et Transdev, exprimant leur hostilité à une telle mesure imposée au niveau national. Les opérateurs craignent notamment "en cas de forte affluence, de devoir prendre (...) des décisions d'arrêt du service susceptible de générer des troubles à l'ordre public".
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